2015年12月08日

◆ MM. Burke et Hare

MM. Burke et Hare, ilustración de Georges Barbier (1929)2.png




MM. BURKE ET HARE


バ ー ク 、ヘ ア ー 両 氏



ASSASSINS


人 殺 し




 M. William Burke s’éleva de la condition la plus basse à une renommée éternelle. Il naquit en Irlande et débuta comme cordonnier. Il exerça ce métier pendant plusieurs années à Édimbourg, où il fit son ami de M. Hare sur lequel il eut une grande influence. Dans la collaboration de MM. Burke et Hare, il n’y a point de doute que la puissance inventive et simplificatrice n’ait appartenu à M. Burke. Mais leurs noms restent inséparables dans l’art comme ceux de Beaumont et Fletcher. Ils vécurent ensemble, travaillèrent ensemble et furent pris ensemble. M. Hare ne protesta jamais contre la faveur populaire qui s’attacha particulièrement à la personne de M. Burke. Un si complet désintéressement n’a pas reçu sa récompense. C’est M. Burke qui a légué son nom au procédé spécial qui mit les deux collaborateurs en honneur. Le monosyllabe burke vivra longtemps encore sur les lèvres des hommes, que déjà la personne de Hare aura disparu dans l’oubli qui se répand injustement sur les travailleurs obscurs.

 ウィリアム・バーク氏は最も下賤な身分から出て、永遠の名声を獲得するまでに成り上がった。彼はアイルランドに生まれ、靴屋として出発した。この仕事をエディンバラで数年続け、そこでヘアー氏と友人になり、彼に対して大きな影響力を持った。バーク、ヘアー両氏の共同事業において、ものごとを単純化する発明的な能力がバーク氏のものだったことは疑いない。だが二人の名はボーモントとフレッチャー [ フランシス・ボーモント、ジョン・フレッチャー。ともにイギリスの劇作家、合作して十数篇の劇を作る。] のそれと同じように、その技術においては別ちがたいものであった。二人は共に暮らし、共に仕事をし、共に捕えられた。ヘアー氏は、とりわけバーク氏の人柄に惹かれる大衆の人気に抗議するようなことは決してしなかった。だが、これ程完全な無私無欲も報われることはなかった。二人の名声を築いた特別なやり口に、その名を遺したのはバーク氏のほうである。バークという単音節の言葉 [ Burke には「 もみ消す 」という意味がある。] は、ヘアーなる人物が忘却のうちに消えてしまったあとも、長く人の口の端に上り続けることだろう。こうした忘却は、隠れた働き手を不当に包みこむものである。


 M. Burke paraît avoir apporté dans son œuvre la fantaisie féerique de l’île verte où il était né. Son âme dut être trempée des récits du folklore. Il y a, dans ce qu’il a fait, comme un lointain relent des Mille et une Nuits. Semblable au calife errant le long des jardins nocturnes de Bagdad, il désira de mystérieuses aventures, étant curieux de récits inconnus et de personnes étrangères. Semblable au grand esclave noir armé d’un lourd cimeterre, il ne trouva point de plus digne conclusion à sa volupté que la mort pour les autres. Mais son originalité anglo-saxonne consista en ce qu’il réussit à tirer le parti le plus pratique de ses rôderies d’imagination de Celte. Quand sa jouissance artistique était terminée, que faisait l’esclave noir, je vous prie, de ceux à qui il avait coupé la tête ? Avec une barbarie tout arabe il les dépeçait en quartiers pour les conserver, salés, dans un sous-sol. Quel profit en tirait-il ? Aucun. M. Burke fut infiniment supérieur.

 バーク氏は生まれ故郷の緑の島で培われた夢幻的な気紛れを仕事にも持ちこんだようだ。彼の心は民間伝承に焼入れされたに違いなかった。彼のなしたことには『 千夜一夜物語 』の遠い香とでもいうべきものが漂っている。バクダッドの夜の庭園を徘徊する回教国王(カリフ)にも似て、彼は未知の物語、異国の人々に好奇心を抱き、不思議な冒険に憧れた。重い彎刀(わんとう)を引っ下げた黒人奴隷にも似て、彼は、他人の死ほど自分の楽しみにぴったりあてはまる結論を見出せなかった。だが、彼のアングロ・サクソン的独創性は、そのケルト的な、気紛れな想像力を、この上なく実利的に応用した点にあった。考えてもみたまえ、芸術的な楽しみを終えたあと、黒人奴隷は首を斬った人たちをどのように扱ったか ? 全くアラブ的な野蛮さで彼らを切り刻み、塩漬けにして地下に保存したではないか。それからなにがしかの利益を引き出しただろうか ? 何の利益も引き出しはしなかった。その点では、バーク氏のほうがはるかにすぐれていた。


 En quelque façon, M. Hare lui servit de Dinarzade. Il semble que le pouvoir d’invention de M. Burke ait été spécialement excité par la présence de son ami. L’illusion de leurs rêves leur permit de se servir d’un galetas pour y loger de pompeuses visions. M. Hare vivait dans un petit cabinet, au sixième étage d’une haute maison très peuplée d’Édimbourg. Un canapé, une grande caisse et quelques ustensiles de toilette, sans doute, en composaient presque tout le mobilier. Sur une petite table, une bouteille de whisky avec trois verres. De règle, M. Burke ne recevait qu’une personne à la fois, jamais la même. Sa façon était d’inviter un passant inconnu, à la nuit tombante. Il errait dans les rues pour examiner les visages qui lui donnaient de la curiosité. Quelquefois il choisissait au hasard. Il s’adressait à l’étranger avec toute la politesse qu’aurait pu y mettre Haroun-Al-Raschid. L’étranger gravissait les six étages du galetas de M. Hare. On lui cédait le canapé ; on lui offrait du whisky d’Écosse à boire. M. Burke le questionnait sur les incidents les plus surprenants de son existence. C’était un écouteur insatiable que M. Burke. Le récit était toujours interrompu par M. Hare, avant le point du jour. La forme d’interruption de M. Hare était invariablement la même et très impérative. Pour interrompre le récit, M. Hare avait coutume de passer derrière le canapé et d’appliquer ses deux mains sur la bouche du conteur. Au même moment, M. Burke venait s’asseoir sur sa poitrine. Tous deux, en cette position, rêvaient, immobiles, à la fin de l’histoire qu’ils n’entendaient jamais. De cette manière, MM. Burke et Hare terminèrent un grand nombre d’histoires que le monde ne connaîtra point.

 ヘアー氏はバーク氏にとって、いわばディーナルザード [ 『 千夜一夜物語 』のシャハラザードの妹。国王の興味を搔き立て、話を終わらせないように姉に協力する。] の役を果たした。バーク氏の創造力は、この友人の存在によって特に搔き立てられたらしい。二人の夢想が、屋根裏部屋を華麗な場面の舞台にすることを可能にした。ヘアー氏は、エディンバラの、とても住人の多い、高い家の七階にある小さな部屋に住んでいた。長椅子一脚、大きな箱一個、いくつかの化粧道具、家具といえば殆どそれだけだった。小さなテーブルの上にウィスキー一瓶コップが三つ載っていた。慣習として、バーク氏は一度に一人の人間しか迎え入れず、また決して同じ人間は迎え入れなかった。そのやり口は、日が暮れかかる頃、見知らぬ通行人を招くことだった。通りを歩き廻っては、好奇心をそそる顔を見きわめた。ときには行き当たりばったりに人選することもあった。ハールーン・アッラシード [ アラビアのアッバース朝第五代のカリフ。学芸を愛し、学者、芸術家を宮廷に集める。『 千夜一夜物語 』を通じて東洋的な君主の代表としてヨーロッパに知られた。] ならそうしたかもしれないようなうやうやしい態度でその見知らぬ男に話し掛けた。その男はヘアー氏の住む七階まで上って行った。長椅子を提供され、スコッチ・ウィスキーを呑むように勧められた。バーク氏はその人の身の上に起きた最も驚くべき事件について訊ねた。バーク氏は飽くことのない聞き手だった。いつも話は夜の明ける前にヘアー氏によって中断された。ヘアー氏の中断の仕方はつねに変わることなく同一で、またうむを言わさぬものだった。話を中断するために、ヘアー氏は長椅子のうしろに廻り、両手を話し手の口に押し当てることにしていた。同時にバーク氏はその胸に乗りかかった。二人はこんな姿勢で、じっと動かず、決して聞くことのできない話の最後の部分を想像で補った。このようにして、バーク、ヘアー両氏は世人が知ることのない数多くの物語を終えさせたのだった。


 Quand le conte était définitivement arrêté, avec le souffle du conteur, MM. Burke et Hare exploraient le mystère. Ils déshabillaient l’inconnu, admiraient ses bijoux, comptaient son argent, lisaient ses lettres. Quelques correspondances ne furent pas sans intérêt. Puis ils mettaient le corps à refroidir dans la grande caisse de M. Hare. Et ici, M. Burke montrait la force pratique de son esprit.

 話が話し手の息とともに完全に止められると、バーク、ヘアー両氏は秘密を探った。見知らぬ男の服を剥ぎ取り、宝石に見とれ、所持金を数え、手紙を読んだ。ある種の書簡には興味をそそられないでもなかった。それから二人は、死体をヘアー氏の大きな箱に入れて冷やした。そして、ここでバーク氏は実利的な頭の働きを発揮した。


 Il importait que le cadavre fût frais, mais non tiède, afin de pouvoir utiliser jusqu’au déchet du plaisir de l’aventure.

 冒険を楽しんだあとに残った屑まで利用するためには、死体が生温かくなく、しかも新鮮であることが必要だったのだ。


 En ces premières années du siècle, les médecins étudiaient avec passion l’anatomie ; mais, à cause des principes de la religion, ils éprouvaient beaucoup de difficulté à se procurer des sujets pour les disséquer. M. Burke, en esprit éclairé, s’était rendu compte de cette lacune de la science. On ne sait comment il se lia avec un vénérable et savant praticien, le docteur Knox, qui professait à la Faculté d’Édimbourg. Peut-être M. Burke avait-il suivi des cours publics, quoique son imagination dût le faire incliner plutôt vers les goûts artistiques. Il est certain qu’il promit au docteur Knox de lui aider de son mieux. De son côté, le docteur Knox s’engagea à lui payer ses peines. Le tarif allait en décroissant depuis les corps de jeunes gens jusqu’aux corps de vieillards. Ceux-ci intéressaient médiocrement le docteur Knox. C’était aussi l’avis de M. Burke − car d’ordinaire ils avaient moins d’imagination. Le docteur Knox devint célèbre entre tous ses collègues pour sa science anatomique. MM. Burke et Hare profitèrent de la vie en dilettantes. Il convient sans doute de placer à cette époque la période classique de leur existence.

 19 世紀初頭、医者は解剖学を熱心に研究していたが、宗教的な道義のために、解剖の材料を手に入れるのに非常な困難を覚えていた。見識ある精神の持ち主であったバーク氏は、こうした学問上の欠落を承知していた。エディンバラ大学で教えていた、尊敬すべき、学識ある臨床医ノックス博士と、彼がどうして交渉を持つようになったかはわからない。博士の公開講義を聴講したことがあったかもしれない。もっともバーク氏の想像力は、どちらかといえば芸術的な趣味に向かう傾向があったのだが。彼がノックス博士にできる限りの援助をすると約束したことは確かである。一方、ノックス博士は彼の仕事に金を払う約束をした。料金は若者の肉体から老人の肉体になるにつれて安くなった。老人はあまりノックス博士の関心を惹かなかったのだ。それはバーク氏の意見でもあった ── というのは、一般に老人は想像力が衰弱しているのだ。ノックス博士は解剖学の知識のおかげで同僚の間でも有名になった。バーク、ヘアー両氏は芸術愛好家(ディレッタント)として生活を楽しんだ。おそらく、この時期を二人の生活の古典主義的時代として位置づけるべきであろう。


 Car le génie tout-puissant de M. Burke l’entraîna bientôt hors des normes et règles d’une tragédie où il y avait toujours un récit et un confident. M. Burke évolua tout seul ( il serait puéril d’invoquer l’influence de M. Hare ) vers une espèce de romantisme. Le décor du galetas de M. Hare ne lui suffisant plus, il inventa le procédé nocturne dans le brouillard. Les nombreux imitateurs de M. Burke ont un peu terni l’originalité de sa manière. Mais voici la véritable tradition du maître.

 というのは、やがてバーク氏の全能的天才が、必ず一つの物語と一人の打ち明け話の聴き役がいるという悲劇の基準、規則から彼を逸脱させてしまったのである。バーク氏は自ら一種のロマン主義に移行してしまった( ここでヘアー氏の影響を持ち出すのは大人気(おとなげ)ないことだろう )。ヘアー氏の屋根裏部屋という背景では物足りなくなった彼は、夜霧のなかでの方式を考え出した。バーク氏を真似る者が多くなって、彼のやり口の独創性は色褪せてしまっていた。そして、以下がこの巨匠の案出した伝統的方法である。


 La féconde imagination de M. Burke s’était lassée des récits éternellement semblables de l’expérience humaine. Jamais le résultat n’avait répondu à son attente. Il en vint à ne s’intéresser qu’à l’aspect réel, toujours varié pour lui, de la mort. Il localisa tout le drame dans le dénouement. La qualité des acteurs ne lui importa plus. Il s’en forma au hasard. L’accessoire unique du théâtre de M. Burke fut un masque de toile empli de poix. M. Burke sortait par les nuits de brume, tenant ce masque à la main. Il était accompagné de M. Hare. M. Burke attendait le premier passant, marchait devant lui, puis, se retournant, lui appliquait le masque de poix sur la figure, soudainement et solidement. Aussitôt MM. Burke et Hare s’emparaient, chacun d’un côté, des bras de l’acteur. Le masque de toile empli de poix présentait la simplification géniale d’étouffer à la fois les cris et l’haleine. De plus, il était tragique. Le brouillard estompait les gestes du rôle. Quelques acteurs semblaient mimer l’ivrogne. La scène terminée, MM. Burke et Hare prenaient un cab, déséquipaient le personnage ; M. Hare surveillait les costumes, et M. Burke montait un cadavre frais et propre chez le docteur Knox.

 バーク氏の豊かな想像力は、人間の体験についてのあいも変わらぬ話には飽きてしまった。結末が彼の期待に応えることはなくなった。ついに、彼から見れば、つねに変化のある死というものの現実的様相にしか興味を感じなくなった。彼は劇全体を結末のうちに局限した。俳優の性格などもうどうでもよくなった。手当たり次第に俳優を創り出した。バーク氏の芝居の唯一の小道具は、松脂(まつヤニ)をつめた布のマスクだった。バーク氏はそのマスクを片手に、霧の夜のなかに出て行った。ヘアー氏を同伴した。バーク氏は最初に通りかかる人を待ち受け、その前に歩み寄ると、振り向きざま、だしぬけに松脂のつまったマスクをその顔にしっかり押しつけた。バーク、ヘアー両氏はただちにそれぞれ両側から俳優の片腕を掴んだ。松脂のつまった布のマスクは、叫び声と呼吸を同時に押し殺してしまうという巧妙な単一化をもたらした。しかもそれは悲劇的だった。霧が役割の動作をぼかしてくれた。酔ったふりをしているように見える俳優もいた。その場面が終わると、バーク、ヘアー両氏は辻馬車を掴まえ、ヘアー氏は衣装を担当し、バーク氏は新鮮で清潔な死体をノックス博士の部屋に運び上げるのだった。


 C’est ici, qu’en désaccord avec la plupart des biographes, je laisserai MM. Burke et Hare au milieu de leur auréole de gloire. Pourquoi détruire un si bel effet d’art en les menant languissamment jusqu’au bout de leur carrière, en révélant leurs défaillances et leurs déceptions ? Il ne faut point les voir ailleurs que leur masque à la main, errant par les nuits de brouillard. Car la fin de leur vie fut vulgaire et semblable à tant d’autres. Il paraît que l’un d’eux fut pendu et que le docteur Knox dut quitter la Faculté d’Édimbourg. M. Burke n’a pas laissé d’autres œuvres.

 ここで私は、大部分の伝記作家とは違って、二人をその栄光の輝きのうちに置き去りにするつもりだ。どうして、二人をその経歴の最後までだらだら追いかけ、二人の失墜と失望をあばくことで、かくも美しい芸術的効果を打ちこわす必要があろう ? マスクを片手に霧の夜のなかをさまよう二人に、それとは別な姿を見る必要なぞないのだ。というのは、二人の最期はありふれたもので、他の多くの最期と同じである。一人は絞首刑にされ、ノックス博士はエディンバラ大学を去らねばならなかったらしい。バーク氏は他の作品を残しはしなかった。





── Marcel Schwob, Vies imaginaires (1896)




Paddington Bear-3.gif


また、どこかで、お会いしましょう ......


誠実な詐欺師 Den ärliga bedragaren


空っぽの皿




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2015年12月06日

◆ Hamlet ( Quarto 1, 1603 )

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   Duke

   Full fortie yeares are past, their date is gone,
   Since happy time ioyn'd both our hearts as one :
   And now the blood that fill'd my youthfull veines,
   Runnes weakely in their pipes, and all the straines
   Of musicke, which whilome pleasde mine eare,
   Is now a burthen that Age cannot beare :
   And therefore sweete Nature must pay his due,
   To heauen must I, and leaue the earth with you.

   幸せの時、われらが心を一つに結びしより、
   はや四十たび年の瀬も寄せては返った。
   かつては健やかに血管を巡った血潮も、
   今は力なく淀みこごって、去りし頃は、
   わが耳に心地よかった楽(がく)の調べも、老いの身には、
   また耐えがたい重荷と化した。この世に生を享(う)けし者、
   誰しも終わりは免れぬ。われもまた天に帰って、
   そなたをば、地上に残してゆかねばならぬ時は迫った。




 イタリアの « Traduttore, traditore 翻訳者は裏切り者 » という諺には反するが、これは誠実な翻訳である。注解ではない。一言一句、一対一対応で置き換えられた。


 海の向こうの批評家たちは、第一に、シェイクスピアが翻訳可能とは考えない。彼らは言う、シェイクスピアのポエジーは、散文のまにまに消え去り、日本語の詩句は英語の詩句を代替することはできない。たしかにその通りだ。だが一幅の画から銅版画を彫る版画家は色彩を移すことはできない。明暗で移し換えるのだ。絵画とポエジーを比較することができるとすれば、散文に移植されたポエジーは版画に移植された絵画であると認めねばならない。詩句は諧調の神秘を失い、絵画は色調の靄(もや)を失う。その代わり散文は言葉の輝きを産み、銅版画は線描の鋭利な輝きを産む。芸術はすべて一個の解釈である。だから自然が解釈できるのならば、詩あるいは絵画作品が解釈に適しない訳があろうか ?










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2015年12月05日

◆ 52 ET 83 ORFILA

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 L'hôpital qu'ils habitaient les recevait passé soixante ans, moyennant un millier de francs et une petite rente pour ajouter de la viande à leur ordinaire. Ceux qui étaient riches possédaient leur chambre, marquée d'un numéro, dans un couloir. On n'était plus propriétaire d'un nom. Il y avait le 63 Voltaire, le 119 Arago; on déposait, en entrant, les signes de reconnaissance qui avaient servi dans la société pendant le cours d'une vie ordinaire; ce cimetière animé restait plus anonyme que le cimetière des morts.

 一同が暮らす施設は六十歳以上の人間を受け容れることになっていた。資産と年金をうまく使えば普段の献立に特別に肉料理が付け加わることがあった。経済的ゆとりのある人々には個室があてがわれ、廊下側にその部屋番号が記されていた。ここでは氏名はないも同然だった。ヴォルテール 63 番、アラゴ 119 番といったぐあいで、社会で普通に暮らしていたときに必要だった目印は入所の際には捨てる習わしだった。生ける者が暮らすこの墓場は、死者が眠る墓場以上に個人の名には縁のないものだったのである。


 Or, cette société numérotée prenait ses règles et ses conventions; car les titulaires des chambres des couloirs, ayant de quoi perdre dans les salles de jeu, offrir à d'agréables personnes d'un autre sexe de délicates consommations de cantine, méprisaient les misérables locataires des salles communes, où on ne pouvait, sous les yeux avides, faire toilette, ni cacher sa calvitie.

 ところで、番号化されたこの小社会には、それなりの規則としきたりがあった。というのも廊下に面した個室に暮らす権利を得た者たちは、遊戯室で賭け事に興じたり、食堂では美味な料理をお気に入りの異性におごったりするだけの金銭的ゆとりがあり、相部屋に暮らす哀れな連中を軽蔑していたのである。相部屋だと、周囲のしつこい視線が気になって、化粧もままならず、禿を隠したりすることもできなかった。







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2015年12月04日

◆ ファッションのお勉強 : le bourrelet

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 15 世紀中頃のお話 ──


 Katherine portait une chemisette écrue et un surcot de couleur verte; elle était tout affolée d'atours, ne haïssant rien tant que le bourrelet qui marque les filles lorsqu'elles ne sont point de noble lignée.

 カトリーヌは生麻の胸着と緑色の長衣をまとっていたが、貴婦人風の衣装に夢中になり、高貴な生まれの娘でないことを示す綿入れ服を何より嫌っていた。



 写真の商品とは何ら関係のないお話でした。

 江戸時代に庶民に愛された袢纏(はんてん)のようなものだったの « かな » ...... ?






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2015年12月02日

◆ NICOLAS LOYSELEUR

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NICOLAS LOYSELEUR


ニ コ ラ ・ ロ ワ ズ ル ー ル


裁 判 官 JUGE



 Il naquit le jour de l’Assomption, et fut dévot à la Vierge. Sa coutume était de l’invoquer en toutes les circonstances de sa vie et il ne pouvait entendre son nom sans avoir les yeux pleins de larmes. Après qu’il eut étudié dans un petit grenier de la rue Saint-Jacques sous la férule d’un clerc maigre, en compagnie de trois enfants qui marmottaient le Donat et les psaumes de la Pénitence, il apprit laborieusement la Logique d’Okam. Ainsi il devint de bonne heure bachelier et maître-ès arts. Les vénérables personnes qui l’instruisaient remarquèrent en lui une grande douceur et une onction charmante. Il avait des lèvres grasses d’où les paroles glissaient pour adorer. Dès qu’il obtint son baccalauréat de théologie, l’Église eut les yeux sur lui. Il officia d’abord dans le diocèse de l’évêque de Beauvais qui connut ses qualités et se servit de lui pour aviser les Anglais devant Chartres sur divers mouvements des capitaines français. Quand il eut environ trente-cinq ans d’âge, on le fit chanoine de la cathédrale de Rouen. Là, il fut bon ami de Jean Bruillot, chanoine et chantre, avec lequel il psalmodiait de belles litanies en l’honneur de Marie.

 この男は聖母昇天祭の日に生まれ、聖母を崇拝した。生涯、何かことあるごとに聖母に祈願するのが彼のならわしであり、その名を耳にして目に涙を浮かべないではなかった。サン=ジャック街の狭い屋根裏部屋で、ある痩せた学僧の監督のもとに、ドナトゥス羅典(ラテン)文法や悔罪詩篇をもぐもぐ唱える三人の少年と一緒に勉強したあと、オッカムの論理学を精を出して学んだ。こうして彼は、若くして大学入学資格者となり、また学士となった。彼を教育した偉い人たちは、彼が柔和さと人を惹きつける話し方を身に具えていることに気づいた。彼は敬神の言葉が迸(ほとばし)り出る厚い唇を持っていた。まだ大学の神学部入学資格を得たばかりのとき、教会は彼に目をつけた。彼は最初、ボーヴェの司教の教区で祭式を執り行ったが、司教は彼を使って、シャトルに迫るイギリス軍にフランス軍の隊長たちの動静を通報させた。三十五歳の頃、ルーアンの大聖堂の教会参事会員に任命された。そこで彼は、教会参事会員であり、また聖歌隊員でもあったジャン・ブリュイヨの親友になり、共に聖母マリアを讃える連禱(れんとう)を頌読(しょうどく)した。


 Parfois il faisait remontrance à Nicole Coppequesne, qui était de son chapitre, sur sa fâcheuse prédilection pour sainte Anastasie. Nicole Coppequesne ne se lassait point d’admirer qu’une fille aussi sage eût enchanté un préfet romain au point de le rendre amoureux, dans une cuisine, des marmites et des chaudrons qu’il embrassait avec ferveur ; tant que, la figure toute noircie, il devint semblable à un démon. Mais Nicolas Loyseleur lui montrait combien la puissance de Marie fut supérieure lorsqu’elle rendit à la vie un moine noyé. C’était un moine lubrique, mais qui n’avait jamais omis de révérer la Vierge. Une nuit, se levant pour aller à ses mauvaises œuvres, il eut soin, tandis qu’il passait devant l’autel de Notre-Dame, d’accomplir une génuflexion, et de la saluer. Sa lubricité le fit, cette nuit-là même, noyer dans la rivière. Mais les démons ne parvinrent point à l’emporter, et quand les moines tirèrent son corps de l’eau, le jour suivant, il rouvrit les yeux, ranimé par la gracieuse Marie. ≪ Ah ! cette dévotion est un remède choisi, soupirait le chanoine, et une vénérable et discrète personne telle que vous, Coppequesne, doit lui sacrifier l’amour d’Anastasie. ≫

 ときおり彼は、同じ参事会に属するニコル・コプケーヌが聖女アナスタシアを偏愛するのはけしからぬといって、戒めた。ニコル・コプケーヌは、あんなおとなしい娘がローマの総督を魅了して、台所の鍋や釜を好きにさせてしまい、総督があまり熱烈に鍋釜を抱きしめたために、まるで悪魔みたいに顔を真黒くしてしまったとは何とすばらしいことかと、飽きずに感心していた。それに対して、ニコラ・ロワズルールは、溺死した坊さんを生き返らせたマリアさまのお力のほうがどんなにすぐれているかを教えてやった。その坊さんは淫奔(いんぽん)ではあったが、聖母を敬うことは決しておろそかにしない男だった。ある夜、例の悪事に赴くために起き上がったが、聖母の祭壇の前を通るとき、わざわざ膝を折って礼拝した。その同じ夜、淫奔さがもとで彼は川で溺れてしまった。だが、まだ悪魔どもに連れ去られてしまう前に、僧たちがその死体を水中から引き揚げ、彼は翌日、慈悲深いマリアさまに生き返らされて、目をあけたのだった。「 ああ ! こういう信心こそとびきりの救いですよ 」と教会参事会員は溜息まじりに言った。「 コプケーヌさん、あなたのように立派で慎み深い人は、アナスタシアは措(お)いて、マリアさまを敬愛すべきですよ。」


 La grâce persuasive de Nicolas Loyseleur ne fut point oubliée par l’évêque de Beauvais lorsqu’il commença d’instruire à Rouen le procès de Jeanne la Lorraine. Nicolas se vêtit d’habits courts, laïques, et, sa tonsure cachée sous un chaperon, se fit introduire dans la petite cellule ronde, sous un escalier, où était enfermée la prisonnière.

 ボーヴェの司教は、ルーアンでロレーヌ生まれのジャンヌ [ Jeanne d'Arc ] の裁判を始めたとき、ニコラ・ロワズルールの人を説得するあの柔和さを忘れていなかった。ニコラは丈の短い平服をまとい、剃った頭を頭巾で隠して、囚われの女が閉じこめられている、階段の下にある小さな円い部屋に案内された。


 − Jeannette, dit-il, se tenant dans l’ombre, il me semble que c’est sainte Katherine qui m’envoie vers vous.

 ── ジャンネットや、と彼は暗がりから出ないようにして言った。私をあんたのもとにお遣わしになったのは聖女カタリナさまらしいよ。


 − Et au nom de Dieu qui êtes-vous donc ? dit Jeanne.

 ── それで、神さまの御名(みな)にかけて、あなたはいったいどなたですの ? とジャンヌは尋ねた。


 − Un pauvre cordonnier de Greu, dit Nicolas − hélas, de notre malheureux pays ; et les ≪ Godons ≫ m’ont pris comme vous, ma fille − louée puissiez-vous être du ciel ! Je vous connais bien, allez ; et je vous ai vue mainte et mainte fois quand vous veniez prier la très sainte Mère de Dieu dans l’église de Sainte-Marie de Bermont. Et avec vous j’ai souvent ouï les messes de notre bon curé Guillaume Front. Hélas, et vous souvenez-vous bien de Jean Moreau et de Jean Barre de Neufchâteau ? Ce sont mes compères.

 ── グルーのあわれな靴屋さ、あの私らのみじめな国の。そして、あんたと同じように « 英吉利野郎(ゴドン)» に捕えられたのさ、あんたに天のお恵みがありますように ! 私はあんたをよく識っているよ、あんたがサント=マリ・ド・ベルモンの教会へ聖母さまを拝みに来たのを何べんも何べんも見かけたもの。あんたと一緒にあのギヨーム・フロン司祭さんのあげるミサをよく聞いたものさ。ああ ! ヌーシャトーのジャン・モローやジャン・バールを憶えているかね ? 私の代父(だいふ)だよ。


 Alors Jeanne pleura.

 するとジャンヌは泣きだした。


 − Jeannette, ayez confiance en moi, dit Nicolas. On m’a ordonné clerc quand j’étais enfant. Et, tenez, voici la tonsure. Confessez-vous, mon enfant, confessez-vous en toute liberté, car je suis ami de notre gracieux roi Charles.

 ── ジャンネットや、私を信用しておくれ。私はまだ子どもの頃に坊さんにされたのだよ。ほらこの通り頭を剃っているだろう。私の子よ、私に懺悔しなさい。何も遠慮せずに懺悔しなさい。だって、私は私たちの慈悲深いシャルル王さまの味方なんだから。


 − Je me confesserai bien volontiers à vous, mon ami, dit la bonne Jeanne.

 ── 私の味方のあなたに悦んで懺悔しましょう、と人のいいジャンヌは言った。


 Or on avait percé un trou dans la muraille ; et au dehors, sous un degré de l’escalier, Guillaume Manchon et Bois-Guillaume inscrivaient les minutes de la confession. Et Nicolas Loyseleur disait :

 ところで、壁には孔(あな)が開けられていて、外部では、階段のある段の下で、ギヨーム・マンションとボワ・ギヨームとが懺悔を正式文書として記録していた。そしてニコラ・ロワズルールは言った :


 − Jeannette, persistez dans vos paroles, et soyez constante, − les Anglais n’oseront point vous faire de mal.

 ── 一度言ったことはどこまでも言い張って、たじろがないように ── 英吉利(イギリス)人もあんたを苦しめるようなことはしないだろう。


 Le lendemain Jeanne vint devant les juges. Nicolas Loyseleur s’était placé avec un notaire dans le retrait d’une fenêtre, derrière un drap de serge, afin de faire grossoyer les charges seulement et laisser en blanc les excuses. Mais les deux autres greffiers réclamèrent. Lorsque Nicolas reparut dans la salle, il fit de petits signes à Jeanne afin qu’elle ne semblât point surprise, et assista sévèrement l’interrogatoire.

 翌日、ジャンヌは裁判官たちの前に出頭した。ニコラ・ロワズルールはセル地の幕の蔭になった窓の窪みに秘書と一緒に身を潜め、弁護の部分は空白にして告発の部分だけ謄本にさせた。だが、二人の別の書記が苦情を言った。ニコラは法廷に姿を現わすと、驚いた顔をさせないようにジャンヌに軽く合図を送り、厳しい態度で尋問に立ち会った。


 Le 9 mai, il opina dans la grosse tour du château que les tourmentements étaient instants.

 5 月 9 日、城内のずんぐりした塔のなかで、彼は、拷問が緊急に必要だという意見を述べた。


 Le 12 mai, les juges s’assemblèrent dans la maison de l’évêque de Beauvais, afin de délibérer s’il était utile de mettre Jeanne à la torture. Guillaume Erart pensait que ce n’était point la peine, y ayant matière assez ample et sans torture. Maître Nicolas Loyseleur dit qu’il lui semblait que pour la médecine de son âme, il serait bon qu’elle fût mise à la torture ; mais son conseil ne prévalut pas.

 5 月 12 日、裁判官たちがボーヴェの司教の家に集まり、ジャンヌを拷問にかけることが有用かどうかを討議した。ギヨーム・エラールは、すでに充分な犯罪構成事実があるのだから、拷問の必要はない、と考えた。ニコラ・ロワズルール先生は、彼女の魂を救うためには拷問にかけたほうがいいと述べたが、その意見は通らなかった。


 Le 24 mai, Jeanne fut menée au cimetière de Saint-Ouen où on la fit monter sur un échafaud de plâtre. Elle trouva près d’elle Nicolas Loyseleur qui lui parlait à l’oreille tandis que Guillaume Erart la prêchait. Quand elle fut menacée du feu, elle devint blanche ; tandis que le chanoine la soutenait, il cligna des yeux vers les juges et dit : ≪ Elle abjurera. ≫ Il lui conduisit la main pour marquer d’une croix et d’un rond le parchemin qu’on lui tendit. Puis il l’accompagna sous une petite porte basse et lui caressa les doigts :

 5 月 24 日、ジャンヌはサン=トワン墓地に連れ出され、石膏製の台の上に登らされた。わきにはニコラ・ロワズルールが立ち、ギヨーム・エラールが彼女に説教している間、彼女の耳に語りかけた。火刑に処すると脅されて、彼女は蒼白になったが、一方、教会参事会員は彼女を支えて、裁判官に目配せすると、「 この子は改宗するでしょう 」と言った。彼は彼女の手を取って、差し出された羊皮紙に十字と円を印(しるし)させた、それから小さな低い門の下に連れてゆき、彼女の手を撫でて、こう言った :


 − Ma jeannette, lui dit-il, vous avez fait une bonne journée, s’il plaît à Dieu ; vous avez sauvé votre âme. Jeanne, ayez confiance en moi, parce que si vous le voulez, vous serez délivrée. Recevez vos habits de femme ; faites tout ce qu’on vous ordonnera ; autrement vous seriez en danger de mort. Et si vous faites ce que je vous dis, vous serez sauvée, vous aurez beaucoup de bien et vous n’aurez point de mal ; mais vous serez en la puissance de l’Église.

 ── 私のジャンネット、神も照覧あれ、あんたは今日よき一日を送ったのだ。自分の魂を救ったのだからな。私を信用しなさい。なぜかというに、あんたは、望めば釈放されるのだ。女の服を受け取りなさい。これから命じられることにはすべて従いなさい。さもないと、死の危険にさらされることになりますぞ。でも、私の言う通りにすれば、救われて、多くの仕合わせを掴み、どんな不仕合せからも遁れられるのだ。そして、教会に服することになるのだ。


 Le même jour, après dîner, il vint la voir dans sa nouvelle prison. C’était une chambre moyenne du château où on arrivait par huit degrés. Nicolas s’assit sur le lit près duquel était un gros bois lié à une chaîne de fer.

 同じ日、夕食後、彼は新しい牢へ彼女に会いに行った。それは城内では並みの大きさの部屋で、八段の階段が通じていた。ニコラは、わきに鉄の鎖でつながれた厚い木板が置いてあるベッドに腰を下ろした。


 − Jeannette, lui dit-il, vous voyez comment Dieu et Notre-Dame vous ont fait en ce jour une grande miséricorde, puisqu’ils vous ont reçue en la grâce et miséricorde de notre Sainte Mère l’Église ; il faudra obéir bien humblement aux sentences et ordonnances des juges et personnes ecclésiastiques, quitter vos anciennes imaginations et ne point y retourner, sans quoi l’Église vous abandonnerait à jamais. Tenez, voici d’honnêtes vêtements de prude femme ; Jeannette, ayez-en grand soin ; et faites bien vite tondre ces cheveux que je vous vois et qui sont taillés en rotonde.

 ── ジャンネット、わかるだろう、今日、神と聖母がどんなに大きなお慈悲をあんたにお授けになったか。なぜというに、神と聖母はわれらが聖なる教会のお赦しとお慈悲のうちにあんたを受け容れられたのだから。あんたは裁判官と聖職者の方々の判決と命令とにうやうやしく服さなくてはいけない。昔の妄想を忘れて、思い出さないようにしなくてはいけない。さもないと、教会はあんたを永遠に見捨ててしまうだろう。さあ、ここに淑女の着る端麗な衣装がある。ジャンネット、大事に着なさい。そして、その円く刈っている髪をすぐ剃ってもらいなさい。


 Quatre jours après, Nicolas se glissa la nuit dans la chambre de Jeanne et lui vola la chemise et la cotte qu’il lui avait données. Quand on lui annonça qu’elle avait repris ses habits d’homme :

 四日後の夜、ニコラはジャンヌの部屋に忍びこみ、先に与えた肌着とスカートを盗み出した。彼女がまた男の服を着たという報告を受けると、彼は言った :


 − Hélas, dit-il, elle est relapse et chue bien profondément dans le mal.

 ── なんとまあ、あの子はまた異端に戻り、悪に深くはまりこんでしまった。


 Et dans la chapelle de l’archevêché, il répéta les paroles du docteur Gilles de Duremort :

 そして大司教館の礼拝堂で、ジル・ド・デュルモール博士の言葉を繰り返した :


 − Nous juges, nous n’avons qu’à déclarer Jeanne hérétique et à l’abandonner à la justice séculière en la priant d’agir doucement avec elle.

 ── われら裁判官はジャンヌが異端者であると宣告し、手やわらかに扱うよう頼んだ上で、彼女を俗事裁判の手に委ねるしかない。


 Avant qu’on la menât au morne cimetière, il vint l’exhorter en compagnie de Jean Toutmouillé.

 彼女が陰鬱な墓地に連れて行かれる前に、彼はジャン・トゥムーイエと一緒に彼女を励ましにやって来た。


 − Ô Jeannette, lui dit-il, ne cachez plus la vérité ; il ne faut penser maintenant qu’au salut de votre âme. Mon enfant, croyez-moi : tout à l’heure, parmi l’assemblée, vous vous humilierez et vous ferez, à genoux, votre confession publique. Qu’elle soit publique, Jeanne, humble et publique, pour la médecine de votre âme.

 ── ああ、ジャンネット、もう真実を隠すことなく、今は自分の魂の救済を考えなくてはいけない。わが子よ、私を信じなさい。間もなく、あんたは人々の集まるなかで、遜(へりくだ)り、跪(ひざまず)いて、公開の告解(こっかい・こくかい)をしなければならない。ジャンヌよ、その告解があんたの魂の救済のために公開のものであり、遜ったものであらんことを。


 Et Jeanne le pria de l’en faire souvenir craignant de ne point oser devant tant de monde.

 ジャンヌは、大勢の人の前での告解に勇気が出なくなることを惧(おそ)れて、告解するように思い出させてほしいと彼に懇願した。


 Il demeura pour la voir brûler. C’est alors que se manifesta visiblement sa dévotion à la Vierge. Sitôt qu’il entendit les appels de Jeanne à sainte Marie, il commença de pleurer à chaudes larmes. Tant le nom de Notre-Dame le remuait. Les soldats anglais crurent qu’il avait pitié, le souffletèrent et le poursuivirent l’épée haute. Si le comte de Warwick n’eût étendu la main sur lui, on l’égorgeait. Il se hissa péniblement sur un cheval du comte et s’enfuit.

 彼は彼女が火刑に付されるのを見ていた。彼の聖母に対する信心深さがはっきり現われたのはそのときである。ジャンヌが聖母マリアに呼び掛けるのを耳にするやいなや、彼はさめざめと泣き出した。聖母の名はそれほど彼を揺り動かしたのだ。イギリス兵たちは、彼があわれみを感じたものと思いこんで、剣を振り上げて彼に迫った。ウォリック伯が手を差し伸ばして護ってやらなかったら、えぐり殺されていたろう。彼はやっとのことで伯の馬の一頭に這い上がると、逃げ出した。


 Pendant de longues journées il erra sur les routes de France, n’osant retourner en Normandie et craignant les gens du roi. Enfin il arriva dans Bâle. Sur le pont de bois, entre les maisons pointues, couvertes de tuiles striées en ogives, et les poivrières bleues et jaunes, il eut soudain un éblouissement devant la lumière du Rhin ; il crut qu’il se noyait, comme le moine lubrique, au milieu de l’eau verte qui tourbillonnait dans ses yeux ; le mot de Marie s’étouffa dans sa gorge, et il mourut avec un sanglot.

 彼はノルマンディーへは戻りかね、またフランス国王の臣下も恐かったので、何日も何日もフランスの街道をさまよい歩いた。ついにはバールに行き着いた。木橋の上の、尖頭型の縞模様のついたタイルで覆われた尖った人家と、青と黄に塗られた物見楼の間で、彼はライン河の輝くのを見て、突然眩暈に襲われた。目に映る、渦巻く緑の水のなかで、あの淫奔(いんぽん)な坊主のように自分が溺れかかっているような気がした。聖母マリアという言葉が咽喉につまり、彼はしゃくり上げながら死んでいった。




── Marcel Schwob, Vies imaginaires (1896)





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2015年12月01日

◆ 対 応 関 係

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LES EUNUQUES


宦 官



A Maurice Spronck.




 Spadones ! Ils étaient accroupis sur les dalles, les genoux serrés, et frottaient le bout de leurs pantoufles avec des cannes à pomme d'argent. Leurs robes couleur de safran étaient étendues autour d eux, et une odeur de cinnamome se dégageait de leur peau. Ainsi ils se reposaient parmi des garçons étuvistes en sueur, des hommes vêtus de peluche écarlate qui se rendaient aux bains avec des filets pleins de balles à jouer vertes, des jeunes gens à tunique rousse avec des ceintures cerise, hauts troussés, et les cheveux longs, des coureurs à colliers précédant des chaises à porteurs, où des matrones aux cheveux tordus, à la peau poncée, rendaient les saluts des passants.

 « 去勢された男たちよ ! » 彼らは両膝をくっつけるようにしてモザイクの床に座りこむと、銀の握りがついた杖で、サンダルの先をこすっていた。サフラン色の長衣が床に広がり、その肌からはシナモンの香りが漂っていた。こうして彼らは、ほっと一息ついていたのだ。浴場で汗だくで働く少年たちや、緑色をしたたくさんの鞠(まり)ではちきれんばかりになった革袋を持って浴場にやってくる。深紅のフラノを着た男たち、赤いトゥニカに桜桃色のベルトを締めて、服の上までたくしあげた、長髪の若者たち、さらには、首飾りをつけた先導役に続いて、担がせた椅子に乗り、通りがかりの人々に挨拶しながら登場する、すべすべのお肌をした、髪を編んだ年配の婦人たち、こうした人たちに混じって、疲れを癒していたのである。


 Le haut du ciel était chaudement bleu, voilé de filaments roses et se fondait graduellement à l'horizon dans un jaune transparent, un bleu de turquoise très pâle, et un vert délicat et tremblotant. Il y avait encore des crieurs de rues qui offraient l'eau de neige : aqua nivata, nivata ! Des Éthiopiens frisés arrosaient partout avec l'eau de minuscules outres percées, semblables à celles qui servent à abattre la poudre rouge de l'arène, dans l'amphithéâtre.

 焼けつくような青空には、ピンクの筋雲がかかり、地平線に向かって徐々に溶けるようにして、透明な黄色に、淡い青緑色に、かすかに震えてでもいるような緑色になってゆく。通りでは、雪で冷やした水を売りに歩く男たちが : 「 雪の水だよ、雪の水だよ ! 」と叫んでいた。縮れ毛のエチオピア人たちが、あちこちで、穴のあいた小さな革袋から酒をふるまったが、その革袋は、円形闘技場のアリーナに水をまいて、赤い土ぼこりをおさえる革袋にそっくりだった。



── Marcel Schwob, Le Roi au Masque d'Or



 Subinde intraverunt duo Aethiopes capillati cum pusillis utribus, quales solent esse qui harenam in amphitheatro spargunt, vinumque dederunt in manus; aquam enim nemo porrexit.

 二人の長髪のエチオピア人の少年奴隷が革袋を ── それは円形闘技場の砂場に砂をまくときいつも使用されているような小さなものであったが ── それを持って入って来ると、ぼくらの手の上に葡萄酒を注いでくれた。しかし水は誰にも差し出してくれなかった。



── Petronius Arbiter, Satyricon, XXXIV



 少しだけ読書をしていると、こんなふうに愉しむこともできる。 






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2015年11月28日

◆ DE SA PATIENCE

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DE SA PATIENCE


彼 女 の 辛 抱 強 さ に つ い て




 J’arrivai dans un lieu très étroit et obscur, mais parfumé d’une odeur triste de violettes étouffées. Et il n’y avait nul moyen d’éviter cet endroit, qui est comme un long passage. Et, tâtonnant autour de moi, je touchai un petit corps ramassé comme jadis dans le sommeil, et je frôlai des cheveux, et je passai la main sur une figure que je connaissais, et il me parut que la petite figure se fronçait sous mes doigts, et je reconnus que j’avais trouvé Monelle qui dormait seule en ce lieu obscur.

 ぼくは、とても狭くて暗い、だが枯れた菫(スミレ)の匂のする場所に着いた。長い通路のようなその場所から遁れるすべはなかった。周囲を探ると、以前眠っていたときとそっくりの縮こまった小さな軀(からだ)に触れ、髪を撫で、知っている顔に手が当たった。小さな顔が指の下で顰(ひそ)められたように思い、暗い場所でひとりで眠っているモネルを見つけたことがわかった。


 Je m’écriai de surprise, et je lui dis, car elle ne pleurait ni ne riait :

 ぼくはびっくりして叫んだが、彼女は泣きも笑いもしなかった :


 − O Monelle ! es-tu donc venue dormir ici, loin de nous, comme une patiente gerboise dans le creux du sillon ?

 ── ああ、モネル ! きみはぼくたちから遠く離れてこんなところへ眠りに来ていたんだね、まるで辛抱強い跳鼠(トビネズミ)が畝(うね)のくぼみへ眠りに来るみたいに ?


 Et elle élargit ses yeux et entr’ouvrit ses lèvres, comme autrefois, lorsqu’elle ne comprenait point, et qu’elle implorait l’intelligence de celui qu’elle aimait.

 彼女は目を見開き、口を少し開けた、以前愛する人の言うことが理解できなくて、それを理解しようとしたときのように。


 − O Monelle, dis-je encore, tous les enfants pleurent dans la maison vide ; et les jouets se couvrent de poussière, et la petite lampe s’est éteinte, et tous les rires qui étaient dans tous les coins se sont enfuis, et le monde est retourné au travail. Mais nous te pensions ailleurs. Nous pensions que tu jouais loin de nous, en un lieu où nous ne pouvons parvenir. Et voici que tu dors, nichée comme un petit animal sauvage, au-dessous de la neige que tu aimais pour sa blancheur.

 ── ああ、モネル、子どもたちはみんな空ろな家のなかで泣き、おもちゃは埃をかぶり、ランプは消えてしまった。そこらじゅうにあった笑顔もすべて逃げ去り、世界は仕事に戻ってしまった。でも、ぼくたちはきみがもっと別のところにいると思っていた。遠く離れて、ぼくたちの行けないところで遊んでいると思っていた。それなのに、きみは小さな野生動物みたいに巣ごもり、前から好きだった白い雪の下で眠っていたんだね。


 Alors elle parla, et sa voix était la même, chose étrange, en ce lieu obscur, et je ne pus m’empêcher de pleurer, et elle essuya mes larmes avec ses cheveux, car elle était très dénuée.

 そこで彼女は話し始めたが、奇妙なことに、こんな暗い場所においても以前と変わらない声だったので、ぼくは泣かずにはいられなかった。彼女は何も持っていなかったので、髪の毛でぼくの涙を拭ってくれた。


 − O mon chéri, dit-elle, il ne faut point pleurer ; car tu as besoin de tes yeux pour travailler, tant qu’on vivra en travaillant, et les temps ne sont pas venus. Et il ne faut pas rester en ce lieu froid et obscur.

 ── まあ、いとしい人、泣いてはいけないわ。だって働いて暮らさなければならない間は、あなたも働くのに目が必要でしょう。今はまだ働かなくてもいい時代ではないのですもの。こんな寒くて暗いところにいてはいけないわ。


 Et je sanglotai alors et lui dis :

 ぼくは泣きじゃくった :


 − O Monelle, mais tu craignais les ténèbres ?

 ── ああ、モネル、だってきみは暗闇を恐がっていたじゃないか ?


 − Je ne les crains plus, dit-elle.

 ── もう恐がらないわ。


 − O Monelle, mais tu avais peur du froid comme de la main d’un mort ?

 ── ああ、モネル、だってきみは寒さを死人の手のように怖れていたじゃないか ?


 − Je n’ai plus peur du froid, dit-elle.

 ── もう寒さも怖れないわ。


 − Et tu es toute seule ici, toute seule, étant enfant, et tu pleurais quand tu étais seule.

 ── きみは子どものくせに、こんなところにひとり、たったひとりでいるけれど、以前はひとりだと泣いてたじゃないか ?


 − Je ne suis plus seule, dit-elle ; car j’attends.

 ── もうひとりではないわ、だって私は待っているのですもの。


 − O Monelle, qui attends-tu, dormant roulée en ce lieu obscur ?

 ── ああ、モネル、きみは誰を待っているんだい、こんな暗いところで丸くなって眠りながら ?


 − Je ne sais pas, dit-elle ; mais j’attends. Et je suis avec mon attente.

 ── わからないわ、でも待っているの。そして私は待つことと一緒にいるの。


 Et je m’aperçus alors que tout son petit visage était tendu vers une grande espérance.

 そのときぼくは、彼女の小さな顔全体が、ある大きな希望に向かって張りつめられているのに気づいた。


 − Il ne faut pas rester ici, dit-elle encore, en ce lieu froid et obscur, mon aimé ; retourne vers tes amis.

 ── ここにいてはいけないわ、こんな寒くて暗いところにいては、いとしい人。友だちのところへ帰りなさい。


 − Ne veux-tu point me guider et m’enseigner, Monelle, pour que j’aie aussi la patience de ton attente ? Je suis si seul !

 ── ぼくを導き、ぼくに教えてくれないか、モネル、ぼくもきみのように辛抱強く待つことを知るために ? ぼくはひとりぼっちなんだ !


 − O mon aimé, dit-elle, je serais malhabile à t’enseigner comme autrefois, quand j’étais, disais-tu, une petite bête ; ce sont des choses que tu trouveras sûrement par longue et laborieuse réflexion, ainsi que je les ai vues tout d’un coup pendant que je dors.

 ── まあ、いとしい人、以前私があなたの言う小さな動物だったときと同じように、今でも私は教えることが下手なの。私は眠ってていきなり悟ったのだけれど、あなたはきっと長くて辛い反省によって見つけるのだわ。


 − Es-tu nichée ainsi, Monelle, sans le souvenir de ta vie passée, ou te souviens-tu encore de nous ?

 ── モネル、きみはこんなふうに、過去の生活も思い出さずに巣ごもっているのかい、それとも、ぼくたちのことをまだ覚えていてくれるのかい ?


 − Comment pourrais-je, mon aimé, t’oublier ? Car vous êtes dans mon attente, contre laquelle je dors ; mais je ne puis expliquer. Tu te rappelles, j’aimais beaucoup la terre, et je déracinais les fleurs pour les replanter ; tu te rappelles, je disais souvent : ≪ Si j’étais un petit oiseau, tu me mettrais dans ta poche, quand tu partirais. ≫ O mon aimé, je suis ici dans la bonne terre, comme une graine noire, et j’attends d’être petit oiseau.

 ── どうしてあなたのことが忘れられるでしょう、いとしい人 ? だってあなたは、私の待っている人で、私は待つことに寄り掛かって眠るのですもの。でも説明できないわ。覚えているでしょう、私はとても土が好きで、花を根こそぎしたのもそれを移植するためだったことを。覚えているでしょう、よく「 私が小鳥だったら、あなたは私をポケットに入れて出掛けるでしょう 」と言ったことを。まあ、いとしい人、私はここで一粒の黒い種となって、いい土の下に隠れ、小鳥になるのを待っているの。


 − O Monelle, tu dors avant de t’envoler très loin de nous.

 ── ああ、モネル、きみはぼくたちから遠く離れたところへ飛び立ってしまうまで眠るんだね。


 − Non, mon aimé, je ne sais si je m’envolerai ; car je ne sais rien. Mais je suis roulée en ce que j’aimais, et je dors contre mon attente. Et avant de m’endormir, j’étais une petite bête, comme tu disais, car j’étais pareille à un vermisseau nu. Un jour nous avons trouvé ensemble un cocon tout blanc, tout soyeux, et qui n’était percé d’aucun trou. Méchant, tu l’as ouvert, et il était vide. Penses-tu que la petite bête ailée n’en était pas sortie ? Mais personne ne peut savoir comment. Et elle avait dormi longtemps. Et avant de dormir elle avait été un petit ver nu ; et les petits vers sont aveugles. Figure-toi, mon aimé (ce n’est pas vrai, mais voilà comme je pense souvent), que j’ai tissé mon petit cocon avec ce que j’aimais, la terre, les jouets, les fleurs, les enfants, les petites paroles, et le souvenir de toi, mon aimé ; c’est une niche blanche et soyeuse, et elle ne me paraît pas froide ni obscure. Mais elle n’est peut-être pas ainsi pour les autres. Et je sais bien qu’elle ne s’ouvrira point, et qu’elle restera fermée comme le cocon d’autrefois. Mais je n’y serai plus, mon aimé. Car mon attente est de m’en aller ainsi que la petite bête ailée ; personne ne peut savoir comment. Et où je veux aller, je n’en sais rien ; mais c’est mon attente. Et les enfants aussi, et toi, mon aimé, et le jour où on ne travaillera plus sur terre sont mon attente. Je suis toujours une petite bête, mon aimé ; je ne sais pas mieux expliquer.

 ── いいえ、いとしい人、飛び立つかどうかわからないわ、私には何もわからないの。でも愛するもののなかで丸くなって、待つことに寄り掛かって眠るの。眠りこむ前は、あなたの言う小さな動物だった。だって私は、裸のミミズに似ていたもの。ある日、私たちふたりは、真白い絹のような、穴が一つもあいていない繭(まゆ)を見つけたわ。いたずらなあなたが割ってみたけれど、なかは空だった。小さな羽のある動物がそこから脱け出したのだと思って ? でもどうやって脱け出したのか、誰にもわからないわ。それは長いこと眠っていたの。眠る前は小さな裸の虫で、小さな虫はみんな盲なの。こんなふうに考えてごらんなさい、いとしい人。( それは事実ではないけれど、私はよくそう考えることにしているの。)私は愛していたもの、つまり土と、おもちゃと、花々と、子どもたちと、かわいい言葉と、いとしいあなたの想い出とで、一つの小さな繭(まゆ)を造り、それは白い絹のような巣で、私には寒いとも暗いとも思えないのだと。でもほかの人たちにとっては多分そうではないでしょう。その巣が、以前見た繭(まゆ)のように閉じたままで決して開かないことはよくわかっているの。でももう私は耐えられないの。だって私の待っているのは、小さな羽根のある動物のように飛び立つことですもの。どのようにしてかは誰にもわからない。そして、どこへ行きたいのか自分にもわからないのだけれど、それが私の待っていることなの。そして子どもたちも、いとしいあなたも、人が地上で働かなくなる日も、私の待っているものなの。私はいつも小さな動物なの、いとしい人。これ以上うまく説明できないわ。


 − Il faut, il faut, dis-je, que tu sortes avec moi de ce lieu obscur, Monelle ; car je sais que tu ne penses pas ces choses ; et tu t’es cachée pour pleurer ; et puisque je t’ai trouvée enfin toute seule, dormant ici, toute seule, attendant ici, viens avec moi, viens avec moi, hors de ce lieu obscur et étroit.

 ── いけないよ、ぼくと一緒にこの暗くて狭い場所から脱け出さなくてはいけないよ、モネル。だってきみはそんなことを考えているわけじゃなくて、隠れて泣いているんだ。ひとりで眠り、ひとりで待っているところをついに見つかってしまったのだから、一緒に行こうよ、この暗くて狭い場所を一緒に出て行こうよ。


 − Ne reste pas, ô mon aimé, dit Monelle, car tu souffrirais beaucoup ; et moi, je ne peux venir, car la maison que je me suis tissée est toute fermée, et ce n’est point ainsi que j’en sortirai.

 ── あなたはここにいてはいけない、とても苦しむことになるわ。でも私は行くわけにはいかない、私が造った家は完全に鎖されているから、私はそんなふうに脱け出せないの。


 Alors Monelle mit ses bras autour de mon cou, et son baiser fut pareil, chose étrange, à ceux d’autrefois, et voilà pourquoi je pleurai encore, et elle essuya mes larmes avec ses cheveux.

 そこでモネルはぼくの頸(くび)の周りに両腕を回し、奇妙なことに以前と変わらない抱擁をした。ぼくはまた泣き、彼女は髪の毛でぼくの涙を拭ってくれた。


 − Il ne faut pas pleurer, dit-elle, si tu ne veux m’affliger dans mon attente ; et peut-être n’attendrai-je pas si longtemps. Ne sois donc plus désolé. Car je te bénis de m’avoir aidée à dormir dans ma petite niche soyeuse dont la meilleure soie blanche est faite de toi, et où je dors maintenant, roulée sur moi-même.

 ── 泣いてはいけないわ、待つ私を悲しませたくなかったら。おそらく、私はそれ程長くは待たないでしょう。だから悲しまないで。なぜなら、小さな絹の巣のなかで、私が眠るのを助けて下さったあなたを祝福しているのですもの、最良の白い絹はあなたでできていて、今私はこの巣のなかで、あなたに寄り掛かって眠るの。


 Et comme autrefois, dans son sommeil, Monelle se pelotonna contre l’invisible et me dit : ≪ Je dors, mon aimé. ≫

 以前眠っていたときと同じように、目に見えないものに寄り掛かって軀(からだ)を丸めると、モネルは言った : 「 私は眠るの、いとしい人。」



 Ainsi, je la trouvai ; mais comment serai-je sûr de la retrouver dans ce lieu très étroit et obscur ?

 こうしてぼくは彼女を見つけたのだが、今後ふたたびこんなとても狭苦しい暗い場所で彼女を見つけられるなどと、どうして確信することができようか ?




── Marcel Schwob, Le Livre de Monelle (1895)




 Et notre erreur était de nous arrêter ainsi dans la vie, et, restant immobiles, de regarder couler toutes choses, ou d’essayer d’arrêter la vie et de nous construire une demeure éternelle parmi les ruines flottantes.

 私たちの誤りは、人生において立ち止まり、じっと動かずに、すべてのものが流れ去るのを眺めたり、人生を停止させて、浮遊する廃墟のなかに自分たちの永遠の棲処(すみか)を建てようとしたことだったの。



── Marcel Schwob, Le Livre de Monelle (1895) DE SA RESURRECTION





≪ Je dors, mon aimé. ≫




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2015年11月27日

◆ La Perversité 倒 錯

Rastignac dans Le Père Goriot.jpg



  ≪ Vivre, a écrit Ibsens, c'est combattre avec les êtres fantastiques qui naissent dans les chambres secrètes de notre coeur et de notre cerveau; être poète, c'est tenir jugement sur soi-même. ≫

 「 この世に生きるとは、まさしく、われわれの心と頭脳の隠れた部屋で生まれる幻想的存在と闘うことであり、詩人であるとは、自分自身を裁くことである 」とイプセンは書いている。



  La littérature a fait naître des êtres terribles dans les chambres secrètes de son cœur et de son cerveau. Mais il est devenu poète ; et dans ce livre il a tenu jugement sur lui-même.

 文学は、その心と頭脳の隠れた部屋で、恐ろしい存在の数々を誕生させた。この人物は詩人となり、この本において、自分自身を裁くのだ。



  Le point de départ moral de l'homme est l'égoïsme. C'est le reflet sentimental de la loi de l'existence, par laquelle l'être tend à persister dans son être. La perversité morale ( et j'entends perversité en me plaçant au point de vue de la nature ) naît au moment même où l'homme conçoit qu'il y a d'autres êtres semblables à lui et leur sacrifie une part de son moi. La fleur douloureuse de cette perversité est le plaisir du sacrifice. Et si le sacrifice n'est accompli que pour lui-même, cette perversité est absolue: car l'être s'annule dans le but positif du plaisir, au lieu que l'hédoniste ne se tuait que pour éviter la négation de la douleur. Mais si le sacrifice est accompli en vue des autres hommes, au profit de la masse; si l'être tend à persister dans d'autres êtres, de la perversité première est sortie une moralité plus haute, supérieure à la nature même.

 人間の精神的な出発点はエゴイズムにある。それは情緒面での存在の法則の反映であり、この法則によって、存在はそのままの存在としてあり続けることができる。精神的な倒錯( 自然の視点に立って倒錯ということを考えている )が生じるのは、人間が自分のほかに似たような存在がいることに思いを馳せ、彼らのために己の自我の一部を犠牲にする瞬間である。このような倒錯の苦痛にみちた花は、供犠の快楽である。仮に供犠が自分自身のためにしか果たされないとすれば、ここでの倒錯は絶対的なものとなる。というのも、存在は、快楽という肯定的な目的のもとに自分を無に変えるからである。快楽主義者が自殺を企てるのが、苦痛をともなう否定の回避のためでしかないのとは正反対である。だが、供犠が大衆の利益を念頭におき、他者のために実行され、他者のなかで存在が生き続けようと試みるならば、初期の倒錯から出発して、より高い次元に位置し、自然そのものより優位に立つような精神性が生まれるのである。




Marcel Schwob, ≪ La perversité ≫, Mercure de France, t. IV, n° 27, mars 1892, p. 193-199.




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2015年11月26日

◆ Pour Milo

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 Nous y tombâmes tous trois, sous l’averse de neige. Les Prussiens nous cherchaient droit devant : les flocons pleuvaient si serrés qu’on ne voyait plus nos pas. Mais nous sommes restés là toute la nuit, dans un froid mortel : mon bras était engourdi ; le sang qui encroûtait ma manche, noir et gelé. Le matin, notre bataillon qui poussait en avant, pour déloger les Allemands, nous entendit appeler dans le fossé ; et on nous aida jusqu’à la maison des deux hommes que j’avais tirés d’affaire. C’est là que l’on m’a couché ; là que j’ai eu la fièvre si fort que je déraisonnais ; c’est là qu’un chirurgien-major m’a coupé mon pauvre bras droit ; mais c’est là aussi, Jacquette, que tu m’as regardé avec ton sourire que tu as toujours − et c’est là que nous nous sommes promis… Je me rappelle que le sergent me regardait, en clignotant des yeux et en disant : ≪ Mauvais soldat ── brave garçon tout de même ! ≫ et que toi, Jacquette, tu m’embrassais ma main gauche, pour avoir sauvé ton père et ton frère.

 こんこんと降りしきる雪の中、わたしたち三人は溝に跳びこみました。プロシア兵はわたしたちを探して前進しました。雪はどんどん降り積もり、わたしたちの足跡はもう見えませんでした。しかし凍え死ぬほどの寒さの中、わたしたちはまるまる一晩そこにひそんでいました。わたしの袖口はどす黒く凍った血でおおわれました。朝方、ドイツ人を排除するために前進したわたしたちの部隊が溝の中で助けを呼ぶ声を聞きつけました。そしてわたしが窮地を救った二人の男の家まで運んでくれたのです。わたしがベッドに身を横たえたのがその家であり、高熱をだしてわたしがうわごとをつぶやいたのがその家であり、軍医がわたしのあわれな右腕を切断したのがその家であり、しかしジャケットよ、おまえが絶やしたことのない微笑みを浮かべわたしをみつめたのもまたその家であったし ── さらにわたしたちが婚約をかわしたのもその家においてであった。...... 伍長はわたしをみつめ、目をしばたたかせて、「 不良兵士だ ── でも勇敢な小僧だ 」と言ったのをおぼえています。それから、ジャケットよ、父と兄を救ったお返しにおまえがわたしの左腕にキスをしてくれたこともおぼえている。


 Et ce qu’il me reste à raconter pour Milo n’est plus grand’chose. Nous nous sommes promis là-bas, dans le pays de Beauce, et nous avons été mariés à Port-Navalo. Tu m’as pris parce que ça t’avait mouillé le cœur que je sauve tes parents en y perdant un bras ; et moi je t’aimais parce que tu étais blanche, douce et bonne. Maintenant, nous sommes heureux dans notre trou sur la côte, avec Milo et la petite Marianne, parmi la bonne odeur des épices et l’embrun qui fleure la mer ; et si nous nous sentons contents, l’hiver, quand le vent d’ouest souffle par-dessus les roches sauvages d’Houat jusqu’aux fenêtres bourrelées de chez nous, ── c’est bien vrai qu’il ne faut pas en avoir honte, comme tu dis, Jacquette ; car nous avons peiné pour l’être.

 ミロに言い残したことでたいしたことは残っていません。わたしたちはあちらで、ボーズの土地で婚約し、ナヴァロ港で式をあげました。片腕を失いながらおまえの親族を救ったことに感動して、おまえはわたしを選んだ。わたしはおまえを愛した、というのもおまえは色白で、おとなしく、気だてがよかったのだから。いまのところ、わたしたちは海辺の片田舎でしあわせです、ミロと小さなマリアンヌもいれば、香辛料のよい匂いや潮の香りをはこぶ波しぶきもある。冬、西の風がウアットの荒々しい岩山をこえて我が家の窓をたたくとき、わたしたちがしあわせであるとしても ── おまえが言ったとおり、ジャケットよ、そのことをはじる必要などこれっぽちもないのだ。そのためにわたしたちは辛酸をなめたのだから。




── Marcel Schwob, Cœur double (1891)






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2015年11月24日

◆ Ex-libris 蔵 書 票

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≪ O livre triomphant des heures mauvaises. ≫


おゝ 悪しき時を征する書物よ !



── Marcel Schwob


Schwob のエクス・リブリス(蔵書票)に書かれていたことば。




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 [ ... ] Lucrèce erra dans la salle des livres.

 ルクレティウスは図書室のなかを歩き廻った。


 Ce fut là qu'il déplia le rouleau où un scribe avait copié le traité d'Epicure.

 エピクロスの論述を書記が筆写しておいたパピルスの巻物を彼が繙(ひもと)いたのは、この図書室でのことであった。


 Aussitôt il comprit la variété des choses de ce monde, et l'inutilité de s'efforcer vers les idées. L'univers lui parut semblable aux petits flocons de laine que les doigts de l'Africaine éparpillaient dans les salles. Les grappes d'abeilles et les colonnes de fourmis et le tissu mouvant des feuilles lui furent des groupements de groupements d'atomes. Et dans tout son corps il sentit un peuple invisible et discord, avide de se séparer. Et les regards lui semblèrent des rayons plus subtilement charnus, et l'image de la belle barbare, une mosaïque agréable et colorée, et il éprouva que la fin du mouvement de cette infinité était triste et vaine. Ainsi que les factions ensanglantées de Rome, avec leurs troupes de clients armés et insulteurs il contempla le tourbillonnement de troupeaux d'atomes teints du même sang et qui se disputent une obscure suprématie. Et il vit que la dissolution de la mort n était que l'affranchissement de cette tourbe turbulente qui se rue vers mille autres mouvements inutiles.

 たちまち彼は、この世の物事が多様であることと、観念に達しようとする努力が無益であることを悟った。宇宙はアフリカ女が部屋に撒き散らす細い屑毛に似たものに思われた。蜜蜂の房も蟻の縦隊も木の葉の動く繊維も、彼にとっては原子の集団のそのまた集団であった。そして自分の軀(からだ)のうちに目に見えない一群の存在があって、互いに仲が悪く、分裂しているように感じた。そして人の眼差しはより微妙に肉付けされた光線のように、また美しい異国女の姿は目を楽しませる彩色されたひとつのモザイクのように思われ、彼はこのような無限なものの運動の終焉を侘しくむなしいことと感じた。ローマで武装して罵り合う平民の群をまきこんだ血みどろな闘争を見てきたように、同じ血で彩られながらひそかな優越性を競い合う諸原子の集団が渦巻くのを眺めた。そして、死による分解とは、別の幾千もの無益な運動に突入してゆくこの騒がしい群から解放されることにほかならないことを理解した。


 Or, quand Lucrèce eut été instruit ainsi par le rouleau de papyrus, où les mots grecs comme les atomes du monde étaient tissés les uns dans les autres, il sortit dans la forêt par le porche noir de la haute maison des ancêtres. Et il aperçut le dos des pourceaux rayés qui avaient toujours le nez dirigé vers la terre. Puis, traversant le taillis, il se trouva soudain au milieu du temple serein de la forêt, et ses yeux plongèrent dans le puits bleu du ciel. Ce fut là qu'il plaça son repos.

 ところで、ルクレティウスは、ギリシア語が世界の諸原子のように織りこまれている巻物からこうした知識を得ると、先祖の高い家の暗い玄関(ポーチ)を通って森に出た。そして、いつも鼻を地面に向けている、縞模様のある豚の背を認めた。それから雑木林を通り抜けると、不意に森の清らかな聖殿の只中にいる自分を見出し、空の青い井戸に目を沈めた。そこを彼は自分の安息の場と決めた。


 [ ... ]


 Voilà pourquoi, étant rentré dans la haute et sombre maison des ancêtres, il s’approcha de la belle Africaine, qui faisait cuire un breuvage sur un brasier dans un pot de métal. Car elle avait songé à part, elle aussi, et ses pensées étaient remontées à la source mystérieuse de son sourire. Lucrèce considéra le breuvage encore bouillonnant. Il s’éclaircit peu à peu et devint pareil à un ciel trouble et vert. Et la belle Africaine secoua le front et leva un doigt. Alors Lucrèce but le philtre. Et tout aussitôt sa raison disparut, et il oublia tous les mots grecs du rouleau de papyrus. Et pour la première fois, étant fou, il connut l’amour ; et dans la nuit, ayant été empoisonné, il connut la mort.

 そんなわけで、彼は高く暗い先祖の家に戻ると、美しいアフリカ女に近づいたのだが、彼女は金属製の鍋を火鉢にかけて薬を煎じていた。というのは、彼女もまたひとり夢想に耽り、その考えは彼女の微笑の神秘な源にまで遡(さかのぼ)っていたからである。ルクレティウスはまだ煮え立っている煎じ薬を眺めた。それは次第に澄んできて、曇った緑色の空に似たものとなった。美しいアフリカ女は首を振り、指を上げた。そこでルクレティウスは煎じ薬を飲んだ。するとたちまち彼の理性は失われ、彼はパピルスの巻物に書かれていたギリシア語をすっかり忘れてしまった。こうして気狂(きちが)いになってはじめて愛を知ったのだが、毒を盛られていたので、その夜のうちに死をも知ることになってしまった。






── Marcel Schwob, Vies imaginaires, (1896) LUCRÈCE



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2015年11月23日

◆ Arachné

■ アラクネ Arachné : 元来、蜘蛛を意味する語で、織物の上手な娘だったが、慢心して織物の術でアテネ女神に挑戦したため、女神の怒りにふれ、蜘蛛に変身させられる。


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               Her waggon-spokes made of long spinners’ legs ;
               The cover, of the wings of grasshoppers ;
               Her traces of the smallest spider’s web ;
               Her collars of the moonshine’s watery beams…


               車の幅(や)は長い蜘蛛の糸、
               覆いは蝗(イナゴ)の羽根、
               索き網は小さな蜘蛛の糸、
               頸輪(くびわ)は濡れた月の光 ......


( SHAKESPEARE. Romeo and Juliet. )



[ 第 1 幕 Act I、第 4 場 Scene 4 でマキューシオ Mercutio の言う科白。
── この車も頸飾りも妖精の女王マブ Mab [ Medb ] のもの。]





 Vous dites que je suis fou et vous m’avez enfermé ; mais je me ris de vos précautions et de vos terreurs. Car je serai libre le jour où je voudrai ; le long d’un fil de soie que m’a lancé Arachné, je fuirai loin de vos gardiens et de vos grilles. Mais l’heure n’est pas encore venue − elle est proche cependant : de plus en plus mon cœur défaille et mon sang pâlit. Vous qui me croyez fou maintenant, vous me croirez mort : tandis que je me balancerai au fil d’Arachné par-delà les étoiles.

 諸君はぼくが気狂いだと言ってぼくを閉じこめたけれども、ぼくは諸君の用心深さと恐がりようを嘲けっている。なぜって、ぼくは好きなときに自由な身になれる。アラクネがぼくに投げかけた絹糸をつたって、見張りからも格子からも遠く遁れることができる。だがまだそのときは来ていない ── とはいっても、そのときは近い。ぼくの心臓はますます弱まり、血は色褪せてきた。いまぼくを気狂いだと思っている諸君は今度はぼくが死んだと思うだろう。だが、そのときぼくは、星たちの彼方で、アラクネの糸にぶら下がって揺れているだろう。


 Si j’étais fou, je ne saurais pas si nettement ce qui est arrivé, je ne me rappellerais pas avec autant de précision ce que vous avez appelé mon crime, ni les plaidoiries de vos avocats, ni la sentence de votre juge rouge. Je ne rirais pas des rapports de vos médecins, et je ne verrais pas sur le plafond de ma cellule la figure glabre, la redingote noire et la cravate blanche de l’idiot qui m’a déclaré irresponsable. Non, je ne le verrais pas − car les fous n’ont pas d’idée précise ; au lieu que je suis mes raisonnements avec une logique lucide et une clarté extraordinaire qui m’étonnent moi-même. Et les fous souffrent au sommet du crâne ; ils croient, les malheureux ! que des colonnes de fumée fusent, en tourbillonnant, de leur occiput. Tandis que mon cerveau, à moi, est d’une telle légèreté qu’il me semble souvent avoir la tête vide. Les romans que j’ai lus, auxquels je prenais plaisir jadis, je les embrasse maintenant d’un coup d’œil et je les juge à leur valeur ; je vois chaque défaut de composition − au lieu que la symétrie de mes propres inventions est tellement parfaite que vous seriez éblouis si je vous les exposais.

 もしぼくが気狂いだったら、何が起きたかこんなにはっきり知っているはずがないし、諸君がぼくの犯罪と呼ぶことも、弁護士の口頭弁論も、裁判官の判決もこんなに正確に憶えているはずがない。ぼくは医者の報告書をばかにすることもないし、ぼくに責任なしと宣言したあのばかな髯(ひげ)のない顔も、黒いフロックコートも、白いネクタイも、この個室の天井のあたりに認めるはずがない。そう、認めるはずがない ── だって、気狂いは明確な観念を持たないものなのに、ぼくは明晰な論理と、自分でもおどろくほど特異な明敏さをもって思考を押し進めているのだから。それに気狂いっていうのは頭蓋の先端に欠陥があるのであって、かわいそうに、自分の後頭部から渦を巻く煙柱が吹き出していると思いこんでいるのだ。だがぼくの脳ときたらとても軽いので、頭が空っぽのように思えることがよくある。昔読んで気に入った小説なんか、今では一目見れば理解でき、正当に評価できるし、構成上の欠陥もすべてわかる ── それに対して、ぼく自身の創作は完全に均斉(きんせい)がとれているから、それについてぼくから説明されたら、諸君は眼がくらんでしまうだろう。


 Mais je vous méprise infiniment ; vous ne sauriez les comprendre. Je vous laisse ces lignes comme dernier témoignage de ma raillerie et pour vous faire apprécier votre propre insanité quand vous trouverez ma cellule déserte.

 だがぼくは諸君をとても軽蔑している。諸君にぼくの創作なんて理解できっこない。この一文は、ぼくの嘲りの最後の証言として、また諸君がこの個室が空なのを発見したとき、諸君自身の頭がおかしいことを思い知るように残してゆくのだ。


 Ariane, la pâle Ariane auprès de laquelle vous m’avez saisi, était brodeuse. Voilà ce qui a fait sa mort. Voilà ce qui fera mon salut. Je l’aimais d’une passion intense ; elle était petite, brune de peau et vive des doigts ; ses baisers étaient des coups d’aiguille, ses caresses, des broderies palpitantes. Et les brodeuses ont une vie si légère et des caprices si mobiles que je voulus bientôt lui faire quitter son métier. Mais elle me résista ; et je m’exaspérais en voyant les jeunes gens cravatés et pommadés qui guignaient la sortie de l’atelier. Mon énervement était si grand que j’essayai de me replonger de force dans les études qui avaient fait ma joie.

 アリアーヌ、ぼくがそのそばにいるところを諸君に取り抑えられたあの蒼ざめたアリアーヌは、刺繍女工だった。それが彼女の死んだ理由だ。それがぼくの救われることになる理由だ。ぼくは彼女を熱烈に愛していた。彼女は小柄で、肌は鳶色、指の動きは敏捷で、その接吻は針で刺すように鋭く、愛撫は
刺繍細工みたいに戦慄的だった。そして、刺繍女工というものは軽薄で移り気な暮らしをしているから、ぼくはじきに彼女にその仕事をやめさせようとした。ところが彼女は言うことをきかなかった。それでぼくは、若い男どもがネクタイを締め、ポマードを塗りたくって、工場から出てくる彼女に色目をつかうのを見て、頭にきた。ぼくの苛立ちは激しかったから、ぼくはまた以前楽しかった勉学にむりやり打ちこもうとしてみた。


 J’allai prendre avec contrainte le vol. XIII des Asiatic Researches, publié à Calcutta en 1820. Et machinalement je me mis à lire un article sur les Phânsigâr. Ceci m’amena aux Thugs.

 ぼくは無理して、1820 年、カルカッタで出版された『 アジア研究 』の第 13 巻を手に取った。そして機械的に「 ファンシガー 」の項を読みはじめた。それはぼくをツギーのところまで導いていった。


 Le capitaine Sleeman en a longuement parlé. Le colonel Meadows Taylor a surpris le secret de leur association. Ils étaient unis entre eux par des liens mystérieux et servaient comme domestiques dans les habitations de campagne. Le soir, à souper, ils stupéfiaient leurs maîtres avec une décoction de chanvre. La nuit, grimpant le long des murs, ils se glissaient par les fenêtres ouvertes à la lune et venaient silencieusement étrangler les gens de la maison. Leurs cordelettes étaient aussi de chanvre, avec un gros nœud sur la nuque pour tuer plus vite.

 スリーマン大尉 [ 19 世紀イギリスの軍人で、ネパール戦争に参加、当時北インドに跳梁(ちょうりょう)した暗殺団ツギーを掃蕩(そうとう)する。] が彼らについて長々と語っている。メローズ・テーラー大佐が彼らの結社の秘密を見破ったのだ。彼らはふしぎな絆で団結し、入植者の開拓地に奉公人として住みこんだ。夕方になると、食事の際、彼らは大麻を煎じた汁で主人たちを麻痺させた。夜になると塀をよじ上り、月に向かって開かれている窓から忍びこみ、音も立てずに家人を絞め殺した。彼らの使う綱(つな)も大麻で作られており、頸(くび)にあたるところには太い結び目をこしらえて死を速めるようにしてあった。


 Ainsi, par le Chanvre, les Thugs attachaient le sommeil à la mort. La plante qui donnait le haschich au moyen duquel les riches les abrutissaient comme avec de l’alcool ou de l’opium servait aussi à les venger. L’idée me vint qu’en châtiant ma brodeuse Ariane avec la Soie, je me l’attacherais tout entière dans la mort. Et cette idée, logique assurément, devint le point lumineux de ma pensée. Je n’y résistai pas longtemps. Quand elle posa sa tête penchée sur mon cou pour s’endormir, je lui passai autour de la gorge avec précaution la cordelette de soie que j’avais prise dans sa corbeille ; et, la serrant lentement, je bus son dernier souffle dans son dernier baiser.

 こうしてツギーたちは「 大麻 」を用いて眠りと死を結びつけた。金持は酒や阿片とともにハシッシュを用いて貧乏人を愚鈍にしたものだが、大麻はこのハシッシュの原料となる植物で、貧乏人の復讐にも役立ったわけだ。「 絹 」によって刺繍女工のアリアーヌを罰したら、死んだ彼女を完全に自分に結びつけることができるのではないかという考えが浮かんだ。そしてこの考えは、いうまでもなく論理的であり、ぼくの頭のなかできらめくようになった。長い間この考えを抑えておくことはできなかった。彼女が眠ろうとして傾げた頭をぼくの頸にのせたとき、ぼくはその喉に彼女のバスケットから取り出しておいた絹紐を注意深く巻きつけ、ゆっくり頸を締めた。彼女の最後の接吻のなかでぼくは彼女の最後の息を吸い取った。


 Vous nous avez pris ainsi, bouche contre bouche. Vous avez cru que j’étais fou et qu’elle était morte. Car vous ignorez qu’elle est toujours avec moi, éternellement fidèle, parce qu’elle est la nymphe Arachné. Jour après jour, ici, dans ma cellule blanche, elle s’est révélée à moi, depuis l’heure où j’ai aperçu une araignée qui tissait sa toile au-dessus de mon lit : elle était petite, brune et vive des pattes.

 こうしてぼくたちが口を重ね合わせているところを諸君は取り抑えたのだ。諸君はぼくは気狂いで、彼女は死んでいると思いこんだ。というのは、彼女はニンフのアラクネなのだから、永遠に裏切ることなく、いつもぼくとともにいるということを諸君は知らなかったのだ。ぼくが一匹の蜘蛛がベッドの上で巣を作っているのを見かけたときから、彼女は毎日この白い個室のぼくの前に現われてきた。それは小柄で、鳶色で、肢の動きは敏捷だ。


 La première nuit, elle est descendue jusqu’à moi, le long d’un fil ; suspendue au-dessus de mes yeux, elle a brodé sur mes prunelles une toile soyeuse et sombre avec des reflets moirés et des fleurs pourpres lumineuses. Puis j’ai senti près de moi le corps nerveux et ramassé d’Ariane. Elle m’a baisé le sein, à l’endroit où il couvre le cœur, − et j’ai crié sous la brûlure. Et nous nous sommes longuement embrassés sans rien dire.

 最初の夜、それは糸をつたってぼくのところまで下りてくると、ぼくの目の上にぶら下がり、ぼくの瞳の上に巣を刺繍したのだが、それは絹のようで、くすんだ色をしていながら、光沢のある波形模様と輝く朱色の花模様をつけていた。それからぼくは、彼女の筋肉質な軀(からだ)がぼくのそばで縮こまっているのを感じた。彼女はぼくの胸の心臓の真上にあたる部分に接吻した ── と、ぼくは焼かれたように感じて悲鳴をあげた。そしてぼくたちは何も言わずに長いこと抱き合っていた。


 La seconde nuit, elle a étendu sur moi un voile phosphorescent piqué d’étoiles vertes et de cercles jaunes, parcouru de points brillants qui fuient et se jouent entre eux, qui grandissent et qui diminuent et qui tremblotent dans le lointain. Et, agenouillée sur ma poitrine, elle m’a fermé la bouche de la main ; dans un long baiser au cœur elle m’a mordu la chair et sucé le sang jusqu’à me tirer vers le néant de l’évanouissement.

 二日目の夜、彼女はぼくの上に一枚の幕を張ったが、それは燐光を放ち、緑色の星形や黄色い環が刺繍され、たわむれながら逃げていったり、大きくなったり、小さくなったり、遠くで顫(ふる)えたりする輝く点が散りばめられていた。そして、ぼくの胸の上に跪(ひざまず)いた彼女はぼくの胸に接吻しながら、ぼくが気を失いかけるまで肉を噛み、血を吸った。


 La troisième nuit elle m’a bandé les paupières d’un crêpe de soie mahratte où dansaient des araignées multicolores dont les yeux étaient étincelants. Et elle m’a serré la gorge d’un fil sans fin ; et elle a violemment attiré mon cœur vers ses lèvres par la plaie de sa morsure. Alors elle s’est glissée dans mes bras jusqu’à mon oreille, pour me murmurer : ≪ Je suis la nymphe Arachné ! ≫

 三日目の夜、彼女はぼくの眼瞼を絹のクレープで覆ったが、それはマラータ産の絹布で、そこでは色とりどりの蜘蛛が眼をきらきら光らせながら踊っていた。そして彼女は無限の糸でぼくの喉を締めつけ、胸に噛みついてあけた孔(あな)からぼくの心臓を激しく吸い取った。それから、ぼくの腕の間をすべり抜けて、耳もとに来ると、こう囁いた : 「 私はニンフのアラクネよ !


 Certes, je ne suis pas fou ; car j’ai compris aussitôt que ma brodeuse Ariane était une déesse mortelle, et que de toute éternité j’avais été désigné pour la mener avec son fil de soie hors du labyrinthe de l’humanité. Et la nymphe Arachné m’est reconnaissante de l’avoir délivré de sa chrysalide humaine. Avec des précautions infinies, elle a emmailloté mon cœur, mon pauvre cœur, de son fil gluant ; elle l’a enlacé de mille tours. Toutes les nuits elle serre les mailles entre lesquelles ce cœur humain se racornit comme un cadavre de mouche. Je m’étais éternellement attaché Ariane en lui étreignant la gorge de sa soie. Maintenant Arachné m’a lié éternellement à elle de son fil en m’étranglant le cœur.

 むろんぼくは気狂いじゃない。だって、アリアーヌが不死身でないが女神であること、そしてぼくが永遠に、彼女をその絹糸とともに人間界の迷宮から連れ出す役割を負わされていることを、たちどころに理解したのだから。そしてニンフのアラクネは、ぼくに人間の繭から脱け出させてもらったことを感謝している。彼女は、用心を重ねてぼくの心臓、ぼくのあわれな心臓にねばねばする糸を何千回も巻きつけて、絡め取ってしまった。毎晩、彼女は編目をつまらせ、この人間の心臓を蠅(ハエ)の死骸みたいに干からびさせている。ぼくは、アリアーヌの喉をその絹で締めることで、逆に永遠に彼女に結びつけられてしまったのだ。いまでは、アラクネが、ぼくの心臓を締めつけることで、その糸でぼくを彼女に永遠に縛りつけてしまった。


 Par ce pont mystérieux je visite à minuit le Royaume des Araignées, dont elle est reine. Il faut traverser cet enfer pour me balancer plus tard sous la lueur des étoiles.

 この神秘な橋を通って、ぼくは真夜中、彼女を女王に戴く蜘蛛の王国を訪れる。この地獄を通り抜けなくては、あとで星の光を浴びながら揺れているようにはなれないのだ。


 Les Araignées des Bois y courent avec des ampoules lumineuses aux pattes. Les Mygales ont huit terribles yeux scintillants ; hérissées de poils, elles fondent sur moi au détour des chemins. Le long des mares où tremblent les Araignées d’Eau, montées sur de grandes jambes de faucheux, je suis entraîné dans les rondes vertigineuses que dansent les Tarentules. Les Épeires me guettent du centre de leurs cercles gris parcourus de rayons. Elles fixent sur moi les innombrables facettes de leurs yeux, comme un jeu de miroirs pour prendre les alouettes, et elles me fascinent. En passant sous les taillis, des toiles visqueuses me chatouillent la figure. Des monstres velus, aux pattes rapides, m’attendent, tapis dans les fourrés.

 ここでは「 森の蜘蛛 」たちが肢に輝く球(たま)をつけて走り廻っている。「 土蜘蛛 」たちはきらめく恐ろしい眼を八個も持ち、毛を逆立てて、道の曲り角でぼくに襲いかかる。「 水蜘蛛 」たちが盲蜘蛛の大きな肢に這い上がって顫(ふる)えている沼のほとりで、ぼくは、「 舞踏蜘蛛 」たちが踊っている眼の廻るような輪舞のなかに誘いこまれる。「 毒蜘蛛 」たちは縞模様の走る円い胴体の中心からぼくをつけ狙う。それらは無数の面のある複眼をぼくに注いでいるのだが、それは雲雀(ヒバリ)を捕える鏡罠みたいで、ぼくは眩惑されてしまう。茂みの下を通ると、ねばねばした巣が顔をくすぐる。毛むくじゃらな、肢の速い怪物どもが、藪のなかに踞(うずくま)って、ぼくを待ち受けている。


 Or la reine Mab est moins puissante que ma reine Arachné. Car celle-ci a le pouvoir de me faire rouler dans son char merveilleux qui court le long d’un fil. Sa cage est faite de la dure coque d’une gigantesque Mygale, gemmée de cabochons à facettes, taillés dans ses yeux de diamant noir. Les essieux sont les pattes articulées d’un Faucheux géant. Des ailes transparentes, avec des rosaces de nervures, la soulèvent en frappant l’air de battements rythmiques. Nous nous y balançons pendant des heures ; puis tout à coup je défaille, épuisé par la blessure de ma poitrine où Arachné fouille sans cesse de ses lèvres pointues. Dans mon cauchemar je vois penchés vers moi des ventres constellés d’yeux et je fuis devant des pattes rugueuses chargés de filets.

 ところで、マブ女王もぼくのアラクネ女王ほど強力ではない。なぜなら、アラクネ女王は、糸をつたって魔法の籠馬車にぼくを乗せて運ぶ力を具えているのだ。その籠は巨大な「 土蜘蛛 」の固い殻でできており、黒ダイヤのようなその眼を刻んで作った切子面を持つ宝石で飾られている。車軸は大「 盲蜘蛛 」の節のある肢だ。翅脈(しみゃく)にばら形模様をつけた透明な翼がリズミカルな羽搏(はばた)きで空を打ちながら、籠を持ち上げる。ぼくたちは何時間も籠で揺すられる。と突然、ぼくは、アラクネが絶え間なく尖った唇を突っこんでいる胸の傷にたえかねて、気を失う。悪夢のなかで、眼のついた腹がいくつもぼくを覗きこんでいるのを見て、網のついたざらざらした肢から逃げ出す。


 Maintenant je sens distinctement les deux genoux d’Arachné qui glissent sur mes côtes, et le glouglou de mon sang qui monte vers sa bouche. Mon cœur va bientôt être desséché ; alors il restera emmailloté dans sa prison de fils blancs, − et moi je fuirai à travers le Royaume des Araignées vers le treillis éblouissant des étoiles. Par la corde de soie que m’a lancée Arachné, je m’échapperai ainsi avec elle, − et je vous laisserai − pauvres fous − un cadavre blême avec une touffe de cheveux blonds que le vent du matin fera frissonner.

 いまぼくは、アラクネの両膝がぼくの脇腹をすべってゆくのを、そしてぼくの血がごぼごぼ音を立てながら彼女の口のほうに上がっていくのをはっきり感じている。まもなくぼくの心臓は干からびてしまうだろう。それでもあの白い糸の牢に閉じこめられたままでいるだろう ── そしてぼくは、蜘蛛の王国を通り抜け、星々のまぶしく輝く格子めざして逃げてゆくだろう。アラクネの投げてくれた絹紐を使って、ぼくは彼女と一緒に遁れるだろう ── そしてぼくは諸君に ── あわれな気狂いである諸君に ── 金髪を朝の風になぶられる死骸を一個残すだろう。






── Marcel Schwob, Cœur double (1891)




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2015年11月21日

◆ LES MILÉSIENNES et L’INSENSIBLE

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LES MILÉSIENNES


ミ レ ト ス の 女 た ち



À Edmond de Goncourt.


エドモン・ド・ゴンクールに




 Tout à coup, sans que personne en sût la cause, les vierges de Milet commencèrent à se pendre. Ce fut comme une épidémie morale. En poussant les portes des gynécées, on heurtait les pieds encore frémissants d'un corps blanc suspendu aux poutres. On était surpris par un soupir rauque et par un tintement de bagues, de bracelets et d'anneaux de chevilles qui roulaient à terre. La gorge des pendues se soulevait comme les ailes palpitantes d'un oiseau qu'on étouffe. Leurs yeux semblaient pleins de résignation, plutôt que d'horreur.

 突然、だれにも理由がわからないままに、ミレトスの乙女たちが首を吊りはじめた。まるで精神の疫病だった。女部屋の扉を押しあけると、梁(はり)からぶら下がった白い軀(からだ)のまだ顫(ふる)えている足にぶつかった。嗄(しゃが)れた溜息、指輪や腕輪や足輪が床にころがる音におどろかされた。首を吊った女たちの胸は絞め殺される鳥の翼のように盛り上がった。その眼は恐怖というより諦めの念をたたえているように見えた。


 Les jeunes filles se retiraient le soir, silencieuses, comme il convient, étant restées assises dans une tenue modeste, sans serrer les genoux. Au milieu de la nuit retentissaient des gémissements et on les croyait d'abord oppressées par des songes lourds, oiseaux nocturnes du cerveau. Les parents se levaient et visitaient leurs chambres. Ils pensaient les trouver étendues sur le ventre, les reins secoués de peur, ou les bras croisés sur les seins, avec leurs doigts appuyés sur la place où le cœur bat. Mais les lits des jeunes filles étaient vides. Puis on entendait des balancements dans les salles supérieures. Là, éclairées de lune, la tunique blanche tombante, les mains enfoncées l'une dans l'autre, jusqu'à la basse articulation des doigts, elles étaient pendues, et leurs lèvres gonflées bleuissaient. A l'aube les moineaux familiers volaient sur leurs épaules, les becquetaient, et trouvant leur peau froide, s'envolaient avec des petits cris.

 娘たちは、質素な身なりで、膝を合わせずに座っていたあと、夜になると習慣通り黙って引き下がっていった。真夜中、呻き声が響き、人びとは最初、娘たちが脳に巣喰う夜鳥とでもいうべきある重苦しい夢に胸を圧迫されているのだと思う。親たちが起き上がって、彼女らの部屋に行ってみる。娘たちが恐怖に腰を顫わせながら腹這いに寝ているか、両腕を胸の上で組み合わせ、心臓の脈打っている場所を指で押さえているものばかりと考える。ところが娘たちのベッドは空だった。ついで、上の部屋から何かの揺れる音が聞こえてきた。そこでは、月の光に照らされて、白い寛衣(チュニカ)を垂らし、両手を指の下の関節までしっかり組み合わせて、娘たちが首を吊っており、その唇は青くなりかけていた。明け方、馴れた雀たちがその肩に舞い降りて、くちばしでつついてみるが、その肌が冷たいのがわかると、小さな鳴き声を上げながら飛び立ってしまった。


 A peine le premier souffle du matin faisait frissonner les voiles tendus sur les cours intérieures, qu'il apportait des maisons amies le chant grave des pleureuses.

 朝の最初の息吹きは、中庭に張られた幕を顫わせるか顫わせないうちに、はやくも泣き女たちの重々しい声を知り合いの家々から運んできた。


 Et sur la place du Marché, parmi les acheteurs des heures incertaines, avant que les nuages légers se teignent de rose, on récitait la liste des mortes de la nuit. Les hérauts couraient çà et là. Ainsi que les autres, les filles des magistrats et des archontes, à peines nubiles, à la veille de prendre le voile jaune des noces, se suspendaient mystérieusement. Les hommes qui venaient à l'assemblée, tous marqués de la corde rouge qui indique les retardataires, négligeaient les affaires du peuple et pleuraient dans leurs mains. Les juges tremblants rendaient des arrêts de bannissement et n'osaient plus condamner à mort.

 そして市場広場では、暗いうちからやってくる買手の間で、軽い雲がばら色に染まる前から、夜のうちに死んだ娘たちの名簿が読み上げられた。伝令たちがそこここを駆けていった。こうしてほかの娘たちと同じように、司法官や執政官の娘たちも、婚期に達したばかりだというのに、婚礼の黄色いヴェールをまとう前の夜、謎に包まれたまま首を吊った。集会にやってくる男たちは皆、遅刻したことを示す赤紐を身につけ、国民の問題はそっちのけで、両手を顔で覆って泣いた。裁判官たちはおののきながら追放の宣告を下すだけで、もはや死刑判決は出しかねた。


 On chassa des ruelles obscures où habitaient les vendeuses de drogues un grand nombre de vieilles qui détournaient la tête à la lumière du jour. Les femmes fardées, dont la démarche était lourde et les yeux trop noircis, furent expulsées de la cité. Ceux qui enseignaient des doctrines inconnues sous les portiques, les discoureurs avec les jeunes gens, les prêtres promenant des images de déesse sur des bêtes de somme, les initiés des mystères et les amants de Cybèle furent relégués hors des murailles.

 怪しい薬を売る女たちの住む暗い小路からおおぜいの老婆が狩り出され、彼女らは陽の光を受けて顔をそむけた。厚化粧をしてのろのろ歩く、眼を黒く染めすぎた女たちは都(まち)から追放された。柱廊で未知の教義を説く者、若者と議論する者、女神の像を駄獣の背にのせて練り歩く司祭、秘儀に通じた者、キュベレ女神を崇拝する者たちは、城外へ追いやられた。


 Ils allèrent peupler des cavernes creusées au roc des montagnes voisines dans un temps immémorial. Là ils couchèrent dans des chambres de pierre; et les unes servirent aux prostituées, les autres aux philosophes; de sorte que dès le crépuscule les jeunes gens de Milet sortaient de la cité pour passer une nuit souterraine. Ainsi, au flanc des coteaux, par les ouvertures taillées dans la montagne, on voyait briller des lumières à la première heure de veille; et tout ce qui, dans la cité de Milet, avait été étrange ou impur, continuait sa vie à l'intérieur de la terre.

 彼らは、大昔近くの山々の岩に掘られた洞窟へ棲みにいった。そこで石の部屋に寝、ある者は娼婦に、ある者は哲学者に仕えたので、その結果、たそがれどきになるとミレトスの若者は都(まち)の外に出て、この地下での一夜を過ごすようになった。こうして山の中腹にくり抜かれた穴の入口から、夜会の始まる時刻になると、いくつもの光が輝くのが見えた。かつてミレトスの都(まち)にあったすべての異様なもの、不純なものが、地のなかで命脈を保つことになった。


 Alors les archontes de la colonie firent un décret par lequel il était ordonné d'ensevelir les jeunes filles pendues d'une manière nouvelle. Elles devaient être exposées à la populace, nues, la cordelette au cou, et portées ainsi au sépulcre. Et on espérait que la pudeur vaincrait par ce moyen la mort volontaire, lorsque le soir qui suivit la promulgation de cette loi le secret des Milésiennes fut découvert.

 そこでこの植民地の執政官たちは、首を吊った娘たちを新しいやり方で葬ることを命じる法令を作った。彼女たちは裸で首に縄をつけたまま民衆の前にさらされ、そのままの姿で墓に運ばれなくてはならないことになった。こうすれば羞恥心が自殺を思い止まらせるだろうと期待されたのだが、この法の発布された翌日の夜、ミレトスの娘たちの秘密が発見された。


 Des prêtres qui entretenaient un foyer sacré au temple d'Athéné se relevèrent un peu avant le milieu de la nuit pour ajouter des roseaux au feu et verser de l'huile dans les lampes. Et ils virent s'avancer parmi l'obscurité de la salle centrale une troupe de vierges qui semblaient avoir été averties par un songe. Car elles se dirigeaient dans l'ombre vers une certaine dalle, près de l'autel, qui fut soulevée. Un jeune garçon, qui portait d'habitude les corbeilles de la déesse, se voila la tête et pénétra sous le temple avec les vierges.

 女神アテネの神殿で聖なる炉を管理する司祭たちが、真夜中になる少し前、聖火を燃やす葦をつぎ足し、ランプに油を注ぐために起きた。そして彼らは中央の間(ま)の暗がりのなかを乙女たちの一団が進んでくるのを見たが、彼女たちはまるで夢のお告げにでも導かれているように見えた。というのは、暗闇のなかを祭壇に近い一つの迫り上がった敷石のほうに向かっていたのである。ふだん女神に供える籠を運ぶ役の少年が、顔を布で隠して乙女たちと一緒に神殿に入ってきた。


 La voûte était haute, à peine éclairée par un point faiblement lumineux du sommet. Au fond, la paroi semblait éclatante, étant faite d'un seul miroir de métal. D'abord cette surface polie était nébuleuse, puis des images fugitives y passaient. Elle était de couleur glauque, comme les yeux des chouettes qui sont consacrées à Pallas Athéné.

 円天井は高く、頂上のかすかに光る点によってかろうじて照らされていた。奥の壁は輝くばかりで、ただ一枚の金属の鏡でできていた。はじめその磨かれた表面はぼんやりしていたが、やがてかすかな像がいくつもその上を通っていった。表面は、パラス・アテネに供えられる梟(フクロウ)の眼みたいに青緑色をしていた。


 La première des Milésiennes s'avança vers l'immense miroir, souriante, et se dévêtit. Le voile attaché sur l'épaule tomba, puis le pli du sein, et la ceinture azurée qui retenait la gorge: son corps parut dans sa splendeur. Et elle dénoua la torsade de ses cheveux qui se répandirent sur ses épaules jusqu'aux talons. Les autres jeunes filles, à côté d'elle, riaient en la voyant se mirer. Pourtant nulle image n'apparaissait à celles qui étaient voisines, dans le miroir de métal. Mais la jeune fille, les yeux horriblement dilatés, pleura un cri de bête épouvantée. Elle s'enfuit, et on entendit le bruit de ses pieds nus sur les dalles. Puis, parmi la terreur du silence, des minutes s'étant écoulées, retentit le hurlement des pleureuses.

 最初のミレトス娘がほほえみながら巨大な鏡のほうに進みよると、服を脱いだ。肩のところで留めてあったヴェールが落ち、ついで乳房を隠していた襞(ひだ)と胸をおさえていた帯が落ちて、まぶしいような裸身が現われた。そして彼女が編んでいた髪を解くと、髪は肩のところから踵(かかと)のあたりまで拡がった。彼女の両側にいた別の娘たちは彼女が自分の姿を鏡に映すのを見て笑っていた。ところが近くにいるその娘たちの眼には、その金属の鏡のなかに何の映像も見えなかった。だがその娘は恐ろしいほど眼を大きく見開くと、怯えた動物のような叫び声を上げて泣きだした。彼女は逃げだし、裸の足が敷石にふれる音が聞こえた。それから、数分後、恐ろしい静けさのうちに泣き女たちの泣く声が響いた。


 Et la seconde qui se mira contempla la surface polie et poussa le même gémissement sur sa nudité. Et lorsqu'elle eut remonté, dans son égarement, les marches du temple, les plaintes lointaines firent connaître encore qu'elle s'était pendue sous la lueur froide de la lune.

 そして、鏡に姿を映した二番目の娘は、その磨かれた表面を眺めると、自分の裸身に向かって同じ呻き声を上げた。そして、取り乱して神殿の階段を駆け戻っていったあとすぐ、遠くから響く嘆き声が、彼女も冷たい月の光を浴びながら縊死(いし)したことを報せた。


 Le jeune garçon se plaça exactement derrière la troisième, et son regard alla avec le regard de la Milésienne, et le cri d'horreur jaillit de ses lèvres en même temps. Car l'image du miroir sinistre était déformée dans le sens naturel des choses. Semblable à elle-même dans ce miroir, la Milésienne se voyait le front parcouru de plis, les paupières coupées, la taie de la vieillesse sur les yeux suintants de la chassie, les oreilles molles, les joues en poches, les narines roussies et poilues, le menton graisseux et divisé, les épaules creusées de trous, les seins fanés et leurs boutons éteints, le ventre tombé vers la terre, les cuisses rissolées, les genoux aplatis, les jambes marquées de tendons, les pieds gonflés de nœuds. L'image n'avait plus de cheveux, et sous la peau de la tête couraient des veines bleues opaques. Ses mains qui se tendaient paraissaient de corne et les ongles couleur de plomb. Ainsi le miroir présentait à la vierge Milésienne le spectacle de ce que lui réservait la vie. Et dans les traits de l'image elle retrouvait tous les indices de ressemblance, le mouvement du front et la ligne du nez et l'arc de la bouche et l'écartement des seins, et la couleur des yeux surtout, qui donne le sens de la pensée profonde. Terrifiée par son corps, honteuse de l'avenir, avant de connaître Aphrodite, elle se suspendit aux poutres du gynécée.

 少年は三人目の娘の真後ろに立ち、その視線はこのミレトス娘の視線と一緒に走った、と、恐怖の叫びがその少年の口からも同時に洩れた。というのは、不吉な鏡の映し出す像はものごとの自然な方向で変形されていたのだ。このミレトス娘は鏡のなかに自分とそっくりな、だが、額には皺(しわ)が走り、瞼(まぶた)は裂け、目やにを滲(にじ)ませた眼は老いを示す白斑で覆われ、耳はぶよぶよと垂れ、頬はたるみ、赤茶けた鼻孔は毛むくじゃら、顎(あご)は脂肪がついて二つに分かれ、肩はくぼみ、乳房はしぼんで乳首は色褪せ、腹は床のほうに垂れ下がり、腿(もも)は焼け焦げたよう、膝はつぶれ、脚は筋ばり、足はこぶで膨(ふく)れ上がった姿を見た。その像にはもはや髪の毛はなく、頭の肌の下には不透明な青い色をした動脈が何本も走っていた。突き出した両手は角(つの)のようで、爪は鉛色をしていた。このように、鏡はこのミレトスの乙女に、人生が彼女に予定しているものの姿を見せたのだ。そして彼女はその像の特徴のなかに自分と似ていることを示すしるし、額の動かし方や鼻の線やアーチ型の口や両乳房の離れ具合や、またとりわけ深く隠れた考えを表わす眼の色を見出した。自分の軀(からだ)に怯え、将来を恥じて、彼女はアプロディテ女神 [ 愛の女神 ] を識る前に、女部屋の梁(はり)で首を吊った。


 Or le jeune garçon la poursuivit, et chassa les autres vierges devant lui. Mais il arriva trop tard, et le corps de la Milésienne était déjà ondulé par l'agonie. Il l'étendit sur le sol, et, avant l'arrivée des pleureuses, caressa délicatement ses membres, et baisa ses yeux.

 ところで少年は彼女のあとを追い、またほかの乙女たちも追い立てた。だが着くのが遅すぎ、そのミレトス娘はすでに断末魔の苦悶で軀をよじらせていた。少年は彼女を床に寝かせ、泣き女たちのやってくる前に、やさしくその手足を撫で、その眼に口づけした。



 Telle fut la réponse de ce jeune garçon au miroir de la vérité future, au miroir d'Athéné.

 これが未来の真実を映し出す鏡、アテネの鏡に対するこの少年の答だった。





── Marcel Schwob, Le Roi au Masque d'Or (1892)






L’INSENSIBLE


非 情 な 女




 La princesse Morgane n’aimait personne. Elle avait une candeur froide, et vivait parmi les fleurs et les miroirs. Elle piquait dans ses cheveux des roses rouges et se regardait. Elle ne voyait aucune jeune fille ni aucun jeune homme parce qu’elle se mirait dans leurs regards. Et la cruauté ou la volupté lui étaient inconnues. Ses cheveux noirs descendaient autour de son visage comme des vagues lentes. Elle désirait s’aimer elle-même : mais l’image des miroirs avait une frigidité calme et lointaine, et l’image des étangs était morne et pâle, et l’image des rivières fuyait en tremblant.

 モルガーヌ王女は誰も愛していなかった。彼女は冷たい無邪気さを備え、花と鏡に取り囲まれて暮していた。髪に赤い薔薇の花をさしては自分の姿を眺めていた。その目には自分の姿が映るからといって、若い娘や若い男に会うこともしなかった。残忍さも情欲も彼女には未知のものだった。彼女の黒髪はゆるやかな波となって顔の周りに垂れていた。彼女は自分自身を愛したいと願っていたけれども、鏡に映る像には静かで遠いもののような冷淡さがあり、池に映る像はどんよりと蒼白く、川に映る像は顫(ふる)えながら逃げ去ってしまうのだった。


 La princesse Morgane avait lu dans les livres l’histoire du miroir de Blanche-Neige qui savait parler et lui annonça son égorgement, et le conte du miroir d’Ilsée, d’où sortit une autre Ilsée qui tua Ilsée, et l’aventure du miroir nocturne de la ville de Milet qui faisait s’étrangler les Milésiennes à la nuit levante. Elle avait vu la peinture mystérieuse où le fiancé a étendu un glaive devant sa fiancée, parce qu’ils se sont rencontrés eux-mêmes dans la brume du soir : car les doubles menacent la mort. Mais elle ne craignait pas son image, puisque jamais elle ne s’était rencontrée, sinon candide et voilée, non cruelle et voluptueuse, elle-même pour elle-même. Et les lames polies d’or vert, les lourdes nappes de vif-argent ne montraient point Morgane à Morgane.

 モルガーヌ王女は、白雪姫の鏡が口をきくことができて、彼女がえぐり殺されることを警告した物語も、イルセの鏡から別のイルセが出てきてイルセを殺したお話 [ 9 月 27 日 の記事参照 ] も、そして、ミレトスの町の夜の鏡が女たちに首吊り自殺をさせた事件も本で読んでいた。彼女は不思議な絵を見たことがあったが、その絵のなかでは、婚約者の男女がそれぞれ夕暮の霧のなかで自分自身に出会ったため、男が女の前に剣を突き出していた。というのは、分身は死を予告するものだからだ。だが彼女は自分の像を怖れることはなかった。なぜなら、彼女は無邪気なヴェールをかぶった自分以外には、残忍でも情欲的でもない、彼女自身にとっての彼女自身にしか出会ったことはなかったのだ。緑がかった金の薄板も、水銀の重々しい広がりもモルガーヌをモルガーヌに映し出して見せることはなかった。


 Les prêtres de son pays étaient géomanciens et adorateurs du feu. Ils disposèrent le sable dans la boîte carrée, et y tracèrent les lignes ; ils calculèrent au moyen de leurs talismans de parchemin, ils firent le miroir noir avec de l’eau mélangée de fumée. Et le soir Morgane se rendit vers eux, et elle jeta dans le feu trois gâteaux d’offrande. ≪ Voici, ≫ dit le géomancien ; et il montra le miroir noir liquide. Morgane regarda : et d’abord une vapeur claire traîna par la surface, puis un cercle coloré bouillonna, puis une image s’éleva et courut légèrement. C’était une maison blanche cubique avec de longues fenêtres ; et sous la troisième fenêtre pendait un grand anneau de bronze. Et tout autour de la maison régnait le sable gris. ≪ Ceci est l’endroit, dit le géomancien, où se trouve le véritable miroir ; mais notre science ne peut le fixer ni l’expliquer. ≫

 その国の司祭たちは土占い師であり、また拝火教徒でもあった。彼らは四角い箱に入れた砂の上に何本も線を引き、羊皮紙の護符を用いて計算し、煙をまぜた水で黒い鏡を造った。夕暮になると、モルガーヌは彼らを訪れ、捧げ物の菓子を三個火のなかに投げ入れた。「 ご覧下さい 」と言って、土占い師は黒い水鏡を示した。モルガーヌは見つめた。まず明るい靄(もや)が表面に棚引き、ついで色のついた環が一つ湧き起こり、一つの像が立ち昇って、かすかに走った。それは長い窓のある立方体の白い家で、三つ目の窓の下には青銅の大きな吊環が掛かっていた。そして家の周りは一面灰色の砂だった。「 これが本当の鏡のある場所ですか 」と土占い師は言った。「 私どもの知識ではそれがどこかを決めることも説明することもできません。」


 Morgane s’inclina et jeta dans le feu trois nouveaux gâteaux d’offrande. Mais l’image vacilla, et s’obscurcit ; la maison blanche s’enfonça et Morgane regarda vainement le miroir noir.

 モルガーヌはさらに捧げ物の菓子を三個火のなかに投げ入れた。だが、像は揺らいでかすんでしまい、モルガーヌが見つめてもむだだった。


 Et, au jour suivant, Morgane désira faire un voyage. Car il lui semblait avoir reconnu la couleur morne du sable et elle se dirigea vers l’Occident. Son père lui donna une caravane choisie, avec des mules à clochettes d’argent, et on la portait dans une litière dont les parois étaient des miroirs précieux.

 次の日、モルガーヌは旅をしたいと思った。なぜなら、砂の暗い色に見覚えがあるように思えたからで、彼女は西洋へ向かって進んだ。彼女の父は銀の鈴をつけた数頭の牝騾馬(メスラバ)とともに、よりすぐった一隊を彼女にあたえ、彼女は内壁を高価な鏡ではった輿(こし)で運ばれた。


 Ainsi elle traversa la Perse, et elle examinait les hôtelleries isolées, tant celles qui sont bâties près des puits et où passent les troupes de voyageurs que les maisons décriées où les femmes chantent la nuit et battent des pièces de métal.

 こうして彼女はペルシャを通り、互いに離れて建っている宿という宿を、旅人たちが泊まる井戸のそばの宿も、夜になると女たちが歌を唄い金属器を叩き鳴らす評判の悪い家も、同じように見て回った。


 Et près des confins du royaume de Perse elle vit beaucoup de maisons blanches, cubiques, aux fenêtres longues ; mais l’anneau de bronze n’y était point pendu. Et on lui dit que l’anneau se trouverait au pays chrétien de Syrie, à l’Occident.

 ペルシャの国境に近いところで、立方体の、長い窓のある白い家をたくさん見かけたが、青銅の吊環は掛かっていなかった。彼女は、吊環なら西洋のシリアというキリスト教国にあると教えられた。


 Morgane passa les rives plates du fleuve qui environne la contrée des plaines humides, où croissent des forêts de réglisse. Il y avait des châteaux creusés dans une seule pierre étroite, qui était posée sur la pointe extrême ; et les femmes assises au soleil sur le passage de la caravane avaient des torsades de crin roux autour du front. Et là vivent ceux qui mènent des troupeaux de chevaux, et portent des lances à pointe d’argent.

 モルガーヌは甘草(カンゾウ)の生い茂った湿原地帯を取り巻く平らな河岸を通り過ぎた。一枚岩をくり抜いて造った城がいくつも山の頂上に建っており、一隊の通る路上で日なたに座っている女たちは、茶色いたてがみのような髪を額の周りに撚(よ)り合わせていた。そこには馬の群を連れ、銀の穂先のついた槍を持つ人たちがいた。


 Et plus loin est une montagne sauvage habitée par des bandits qui boivent l’eau-de-vie de blé en l’honneur de leurs divinités. Ils adorent des pierres vertes de forme étrange, et se prostituent les uns aux autres parmi des cercles de buissons enflammés. Morgane eut horreur d’eux.

 さらに先には、神々を讃えるために麦から造った火酒を飲む盗賊どもが住む荒涼とした山がある。彼らは奇妙な形をした緑色の石を崇拝し、燃えるような茂みの環のなかで売春し合っている。モルガーヌは彼らを恐がった。


 Et plus loin est une cité souterraine d’hommes noirs qui ne sont visités par leurs dieux que pendant leur sommeil. Ils mangent les fibres du chanvre, et se couvrent le visage avec de la poudre de craie. Et ceux qui s’enivrent avec le chanvre pendant la nuit fendent le cou de ceux qui dorment, afin de les envoyer vers les divinités nocturnes. Morgane eut horreur d’eux.

 さらに先には、眠りのなかでしか神々の訪れを受けない黒人たちの住む地下の町がある。彼らは大麻の繊維を食べ、顔を胡粉で化粧している。夜、大麻に酔った者たちは眠っている人たちを神々のもとへ送るために、首を叩き切るのだ。モルガーヌは彼らを恐がった。


 Et plus loin s’étend le désert de sable gris, où les plantes et les pierres sont pareilles au sable. Et à l’entrée de ce désert Morgane trouva l’hôtellerie de l’anneau.

 もっと先には、植物も石も砂に似た、灰色の砂漠が広がっている。その砂漠の入口に、モルガーヌは吊環のある宿を見つけた。


 Elle fit arrêter sa litière, et les muletiers déchargèrent les mules. C’était une maison ancienne, bâtie sans l’aide du ciment ; et les blocs de pierre étaient blanchis par le soleil. Mais le maître de l’hôtellerie ne put lui parler du miroir : car il ne le connaissait point.

 彼女は輿(こし)を止めさせ、騾馬(ラバ)曳きたちは騾馬から積荷を下ろした。セメントを使わずに建てた古い家で、石のブロックは陽の光のために白ちゃけていた。だが、宿の主人は鏡について話すことができなかった。鏡というものを全く知らなかったからだ。


 Et le soir, après qu’on eut mangé les galettes minces, le maître dit à Morgane que cette maison de l’anneau avait été dans les temps anciens la demeure d’une reine cruelle. Et elle fut punie de sa cruauté. Car elle avait ordonné de couper la tête à un homme religieux qui vivait solitaire au milieu de l’étendue de sable et faisait baigner les voyageurs avec de bonnes paroles dans l’eau du fleuve. Et aussitôt après cette reine périt, avec toute sa race. Et la chambre de la reine fut murée dans sa maison. Le maître de l’hôtellerie montra à Morgane la porte bouchée par des pierres.

 その夜、一同が薄いビスケットを食べ終わったとき、主人はモルガーヌに、この吊環のある家が昔ある残忍な女王の住まいであったことを告げた。そして女王は残忍さに対する罰を受けたのだった。というのは、広い砂漠の真中で孤独に暮し、旅人に福音を伝えながら川で水浴びをさせてやっていたある信心深い男の首をはねることを、彼女は命じたのだ。間もなく女王は一族とともに滅び、家のなかの女王の部屋は塞がれてしまった。宿の主人はモルガーヌに石で塞がれた入口を見せた。


 Puis les voyageurs de l’hôtellerie se couchèrent dans les salles carrées et sous l’auvent. Mais vers le milieu de la nuit, Morgane éveilla ses muletiers, et fit enfoncer la porte murée. Et elle entra par la brèche poussiéreuse, avec un flambeau de fer.

 宿の旅人たちは四角い部屋や庇(ひさし)の下で床についた。だが、真夜中ごろ、モルガーヌは騾馬曳きたちを起こし、塞がれた入口を打ち毀(こわ)させた。鉄の燭台を持って、埃(ほこり)だらけの裂目からなかへ入った。


 Et les gens de Morgane entendirent un cri, et suivirent la princesse. Elle était agenouillée au milieu de la chambre murée, devant un plat de cuivre battu rempli de sang, et elle le regardait ardemment. Et le maître de l’hôtellerie leva les bras : car le sang du bassin n’était pas tari dans la chambre close depuis que la reine cruelle y avait fait placer une tête coupée.

 モルガーヌの従者たちは、悲鳴を聞いて、王女のあとを追った。彼女は塞がれた部屋の中央で、血を満たした鍛えた銅の皿の前に跪(ひざまず)き、熱心に見つめていた。宿の主人は両腕を上げた。なぜなら、この鎖(とざ)されていた部屋の皿の血は、残忍な女王がはねた首をその上に置かせたとき以来涸れずに残っていたからだ。




 Personne ne sait ce que la princesse Morgane vit dans le miroir de sang. Mais sur la route du retour ses muletiers furent trouvés assassinés, un à un, chaque nuit, leur face grise tournée vers le ciel, après qu’ils avaient pénétré dans sa litière. Et on nomma cette princesse Morgane la Rouge, et elle fut une fameuse prostituée et une terrible égorgeuse d’hommes.

 モルガーヌが血の鏡のなかに何を見たか誰も知らない。だが帰り路で、騾馬曳きたちは毎夜一人ずつ、彼女の輿(こし)のなかに入ったあとで、灰色の顔を天に向けて殺されていた。そしてこの王女は赤い女モルガーヌと呼ばれ、有名な売春婦に、怖ろしい男殺しになった。





── Marcel Schwob, Le Livre de Monelle (1895)






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2015年11月20日

◆ い ま ひ と た び

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[ ... ] 吾何以知其然哉 ? 以此 : 天下多忌諱,而民彌貧 ; 人多利器,國家滋昏 ; 人多伎巧,奇物滋起 ; 法令滋彰,盜賊多有。故聖人云 : 「 我無為,而民自化 ; 我好靜,而民自正 ; 我無事,而民自富 ; 我無慾,而民自樸。」

── 老子 ( 匯 校 版 ) 五十七章



   どうしてそんなことがわかるのかって ?

   そりゃ世の中の出来事を冷静に考えればわかるじゃないか :


   為政者どもがいろんな規則や法令を作れば作るほど、

   少数の金持ちと多数の貧乏人が生まれ、

   文明の利器が普及すればするほど、

   戦争がますます増えるじゃないか。


   知識が増えれば増えるほど、

   便利さに踊らされた商品が発達し、

   法律や税法を整備すればするほど、

   ずる賢い悪党や盗人が増えるじゃないか。

   だから聖人はいうのだ :

   「 為政者が無為であれば、

   人びともおのずから教化され、

   為政者が静かさを愛すれば、

   人びともおのずから正しくなり、

   為政者がおおらかであれば、

   人びともおのずから豊かになり、

   為政者が必要以上の欲を持たなければ、

   人びともおのずから純朴になるのだ 」 と。




 知恵の行きついた先が 「 核、原発 」 であり、「 戦争、テロリズム 」 であり、

 「 環境汚染 」 だったことを思うと ......

 いかに人間の知恵が賢(さか)しらなものだったかがわからないかい ?







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2015年11月17日

◆ La Terreur future

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La Terreur future


未 来 の テ ロ




Ἒλεος καὶ πάθος.


憐憫と受難




 Les organisateurs de cette Révolution avaient la face pâle, les yeux d’acier. Leurs vêtements étaient noirs, serrés au corps ; leur parole brève et aride. Ils étaient devenus ainsi, ayant été différents autrefois. Car ils avaient prêché les foules, en invoquant les noms de l’amour et de la pitié. Ils avaient parcouru les rues des capitales, avec la croyance à la bouche, chantant l’union des peuples et l’universelle liberté. Ils avaient inondé les demeures de proclamations pleines de charité ; ils avaient annoncé la religion nouvelle qui devait conquérir le monde ; ils avaient réuni des adeptes enthousiastes pour la foi naissante.

 その革命の組織者たちは蒼白い顔、冷酷な眼をしていた。彼らの服は黒く、軀(からだ)にぴったりしており、ことばは短く、かさかさしていた。以前はそうではなかったのに、そうなってしまったのだ。というのは、かつては彼らも民衆に説き聞かせるのに愛と憐れみの名を引き合いに出したのだ。諸国の首府の町々を廻り、口に信仰を唱え、諸国民の団結と世界の自由を歌った。家々に憐れみに満ちた宣言を浸透させ、世界を支配すべき新しい宗教を予告し、生まれつつある信仰のために熱狂的な信者を糾合(きゅうごう)したのだ。


 Puis, au crépuscule de la nuit d’exécution, leurs manières changèrent. Ils disparurent dans une maison de ville, où ils avaient leur siège secret. Des bandes d’ombres coururent le long des murs, surveillées par des inspecteurs rigides. On entendit un murmure plein de pressentiments funestes. Les abords des banques et des maisons riches frémirent d’une vie neuve, souterraine. Des éclats de voix retentirent, comme de soudains claquements, dans des quartiers éloignés. Un bourdonnement de machines en mouvement, une trépidation du sol, de terribles déchirements d’étoffe ; ensuite un silence étouffant, semblable au calme avant l’orage ; et tout à coup la tempête sanglante, enflammée.

 だが、実行の夜が近づくと彼らの態度は変わった。彼らは秘密の本拠をもつ市内のある家に身を隠した。幾組もの影が厳しい検察官に監視されながら、塀に沿って走った。不吉な予感に満ちた囁きが聞こえた。銀行や金持の家の近くは地下に隠れた新たな生命で顫(ふる)えた。突然何かが爆(は)ぜるような大声が遠い地区で響いた。機械の唸る音、地団太(じだんだ)、布の裂ける恐ろしい音、ついで嵐の前の静けさにも似た息苦しい静寂、そして突然、血みどろな燃え上がる嵐。


 Elle éclata au signal d’une longue fusée flamboyante qui jaillit de l’Hôtel de Ville dans le ciel noir. Il y eut un cri poussé par la poitrine générale des révoltés, et un élan qui secoua la Cité.

 嵐は、市庁舎から暗い空に打ち上げられた細長いロケット弾を合図に捲き起こった。革命家全員の胸から発した一つの叫びと、市を揺すぶる一つの昂奮(こうふん)があった。


 Les grands édifices tremblèrent, brisés par en dessous ; un roulement jamais entendu franchit la terre d’une seule onde ; les flammes montèrent comme des fourches saignantes le long des murs immédiatement noircis, avec de furieuses projections de poutres, de pignons, d’ardoises, de cheminées, de T en fer, de moellons ; les vitres volèrent, multicolores, dans une gerbe d’artifices ; des jets de vapeur crevèrent les tuyaux, fusant au ras des étages ; les balcons sautèrent, tordus ; les laines des matelas rougirent capricieusement, comme des braises qui s’éteignent, aux fenêtres distendues ; tout fut plein d’horrible lumière, de traînées d’étincelles, de fumée noire et de clameurs.

 大きな建物が下から壊されて揺れ、聞いたこともないような轟音がただ一つの波となって大地を通り過ぎ、炎が血を吹く熊手となって壁を這い上がり、たちまち壁を黒ずませ、梁(はり)、切妻、スレート、煙突、T 字型鉄骨、切石を激しく撥ね飛ばし、各階の床から噴出する蒸気は管を破裂させ、露台はねじれて吹きとび、マットレスの毛はゆるんだ窓のところで消えかかる燠(おき)のように急に赤くなり、すべてが恐ろしい光と火花と黒い煙と喧噪に満たされた。


 Les bâtiments, se disjoignant, s’ouvraient comme des pièces dentelées, couvrant l’ombre d’une nappe rouge : derrière les constructions qui s’abattaient des deux côtés, s’épanouissait l’orbe de l’incendie. Les masses croulantes semblaient d’énormes monceaux de fer rougi. La Cité n’était qu’un rideau de flammes, tantôt claires, tantôt bleu sombre, avec des points d’intensité profonde, où on voyait passer des noirceurs gesticulantes.

 建物は裂けて、ぎざぎざな破片となって広がり、暗がりを赤い布で包み、両側に崩れ落ちた建築物の背後には火の球が花咲いた。崩壊した塊は灼熱した鉄の山のようだった。市全体がときには青黒い一枚の幕となり、その色の濃い縫目のところにはうごめく黒いものが通るのが見えた。


 Les porches des églises étaient gonflés par la foule terrifiée, qui affluait de partout en longs rubans noirs ; les faces étaient tournées, anxieuses, vers le ciel, muettes d’épouvante avec les yeux fixes d’horreur.

 教会という教会の入口は至るところから黒々とした列をなして押し寄せる怯えた群集で溢れ、人々の顔は心配そうに空に向けられ、恐ろしさに口もきけず、眼は恐怖で凍りついていた。


 Il y avait là des yeux largement ouverts, à force d’étonnement stupide, et des yeux durs par les rayons noirs qu’ils lançaient, et des yeux rouges de fureur, miroitant des reflets de l’incendie, et des yeux luisants et suppliants d’angoisse, et des yeux pâlement résignés, où les larmes s’étaient arrêtées, et des yeux agités de tremblement par la prunelle qui voyageait sans cesse sur toutes les parties de la scène, et des yeux dont le regard était intérieur. Dans la procession des faces blêmes, on ne voyait de différents que les yeux ; et les rues, parmi les puits de lumière sinistre qui se creusaient à l’angle des trottoirs, semblaient bordées d’yeux mouvants.

 そこにはひどく仰天して大きく見開かれた眼、その放つ黒い光のためにきびしい眼、怒りで赤くなり、火事を映して輝く眼、苦悩のため哀願的になった光る眼、諦めて涙も出ない艶を失った眼、始終あたりの情景に瞳の移る落ち着かない眼があった。この蒼ざめた顔の行列のなかでは違いが認められるのは眼だけで、通りは、歩道の角に穿たれた不吉な光の井戸の間で、動く眼に縁どられたように見えた。


 Enveloppées dans une fusillade nourrie, des haies humaines reculaient sur les places, poursuivies par d’autres haies humaines qui avançaient implacablement ; la bande qui fuyait agitant tumultueusement ses bras étrangement illuminés ; la bande qui marchait, serrée, dense, réglée, résolue, avec des membres qui agissaient en cadence, sans hésitation, sur des ordres silencieux. Les canons des fusils formaient une seule rangée de bouches meurtrières, d’où filaient de minces et longues lignes de feu, qui rayaient la nuit de leur sténographie mortelle. Par-dessus le ronflement continu, parmi les accalmies effrayantes, retentissait un crépitement singulier et ininterrompu.

 猛烈な銃撃に取り囲まれた人垣が、容赦なく押し寄せる他の人垣に追われて広場のほうへ退き、逃げる群は奇妙に照らし出された両腕を烈しく振り廻し、ぴったり軀を寄せ合って規則正しく決然と前進する群は、静かな号令に従ってためらうことなく調子を合わせて手肢(てあし)を動かしていた。小銃の銃身は一列に並んだ人殺しの口となり、その口からは細長い火の線が繰り出して、死の速記で夜の闇を埋めた。連続的に唸る音のする上のほうでは、恐ろしい静けさのなかで、奇妙な破裂音が絶え間なく響いていた。


 Il y avait aussi des nœuds d’hommes, groupés trois à trois, quatre à quatre, cinq à cinq, entrelacés et obscurs, au-dessus desquels tournoyait l’éclair des sabres droits de cavalerie et des haches affilées, volées dans les arsenaux. Des individus maigres brandissaient ces armes, fendant les têtes avec fureur, trouant les poitrines avec joie, décousant les ventres avec volupté, et piétinant dans lés viscères.

 三人、四人、五人と黒々と絡み合った人間のかたまりもあり、その上では兵器庫から盗み出された真っすぐな剣や研ぎ澄まされた斧がきらめきながら旋回していた。痩せた男たちがそれらの武器を振り廻し、狂ったように頭を叩き割り、嬉しそうに胸に孔(あな)を穿(うが)ち、心地よさそうに腹を引き裂き、内臓を踏みにじっていた。


 Et, à travers les avenues, pareilles à des météores étincelants, de longues carcasses d’acier poli roulaient rapidement, traînées par des chevaux au galop, effarés, crinières flottantes. On eût dit des canons dont la volée et la culasse auraient le même diamètre ; derrière − une cage de tôle montée par deux hommes actifs, chauffant un brasier, avec une chaudière et un tuyau d’où s’échappait de la fumée ; devant − un grand disque brillant, tranchant, échancré, monté sur excentrique, et qui tournait vertigineusement devant la bouche de l’âme. Chaque fois que l’échancrure rencontrait le trou noir du tube, on entendait le bruit d’un déclic.

 そして大通りを通って、磨かれた鋼鉄製の長い車体が、怯えてたてがみをなびかせながら駆ける馬に曳かれて、光る流れ星のようにすばやく何台も走っていた。それはまるで大砲のようで、前部と後部は砲頭と砲尾と同じくらいの直径だったが、そのうしろでは ── そこは火を焚いている二人のよく働く男の乗った鉄の箱と、釜と、煙を吐いている管でできていた ── 偏心器に据えつけられた、刃がつき、V 字形にえぐれた大きな輝く円盤が内腔の口の前で眼も眩みそうに廻転していた。えぐれた部分が管の黒い孔のところにくると、装置の働く音が聞こえた。


 Ces machines galopantes s’arrêtaient de porte en porte : des formes vagues s’en détachaient et entraient dans les maisons. Elles sortaient, chargées deux à deux de paquets liés et gémissants. Les hommes du brasier enfournaient régulièrement, méthodiquement, dans l’âme d’acier les longs ballots humains ; pour une seconde on voyait, projetée à l’avant, saillissant jusqu’au ressaut des épaules, une face décolorée et convulsée ; puis l’échancrure du disque excentrique tournoyant rejetait une tête dans sa révolution ; la plaque d’acier restait immuablement polie, lançant par la rapidité de son mouvement un cercle de sang qui marquait les murs vacillants de figures géométriques. Un corps s’abattait sur le pavé, entre les hautes roues de la machine ; les liens se brisaient dans la chute, et, les coudes étayés sur le grès dans un mouvement réflexe, le cadavre encore vivant éjaculait un jet rouge.

 これらの走る機械は家々の戸口に停まった。と、ぼんやりした人影が機械から離れて家のなかに入っていった。その影は荷物のように縛られてうめいている人間を二人ずつ担いで出てきた。火焚き係の男たちが人間の長い包みを鋼鉄の内腔に規則正しく整然と押し込み、肩から上を突き出した彼らの色を失って痙攣する顔は一瞬見えているが、たちまち偏心円板が廻転して、その切り込みが首を刎(は)ねてしまった。鋼鉄板はいつまでも光沢を失わず、すばやく廻転しながら血の輪を跳ね上げ、揺れる壁に幾何学的な図形をしるしつけた。胴体は舗道の上の機械の高い車輪の間に崩れ落ち、落ちるはずみで鋼(はがね)が切れて、このまだ生命の残る死骸は反射運動で肱(ひじ)を砂岩に突くと、赤い血を噴き出した。


 Puis les chevaux cabrés, le ventre impitoyablement cinglé d’une lanière, entraînaient les tubes d’acier ; il y avait un tressautement métallique, une note profonde de diapason dans la sonorité de leur âme, deux lignes de flammes reflétées à leur pourtour et un brusque arrêt devant une nouvelle porte.

 やがて馬は腹を鞭で冷酷に叩かれて後脚で突っ立ち上ると、鋼鉄の管を曳きだし、金属が顫え、重々しい内腔に反響し、二すじの炎の線が周囲に照り映えると、また別の家の戸口で急停止した。


 On ne trouvait, sauf les fous qui tuaient isolément, à l’arme blanche, ni haine, ni fureur. Rien qu’une destruction et un massacre réguliers, qui anéantissaient progressivement, semblables à une marée de mort, montant toujours, inexorable et inéluctable. Les hommes qui ordonnaient, fiers de leur œuvre, contemplaient l’action avec des figures rigides, figées d’idéal.

 個別に刀剣類で人殺しをしている狂人どもを別にすれば、憎しみも怒りも見られなかった。あるのは規則正しい破壊と殺戮で、それが絶え間なく差してくる死の上げ潮にも似て、非情に、避けようもなく、あらゆるものを次第に絶滅していった。命令を下す人たちは自分たちの仕事に誇りを持ち、理想に凝り固まった厳しい顔で作業を眺めていた。


 Au détour d’une rue noire, les sabots clapotants des chevaux rencontrèrent une barrière de cadavres sans tête, un amoncellement de troncs. La batterie de tubes d’acier s’arrêta dans la chair ; au-dessus des bras confusément crispés se dressait une forêt de doigts indiquant tous les points de l’espace, levés vers le ciel comme les pointes colorées d’une révolte de l’avenir.

 暗い通りの角で、馬どもの蹄鉄が首のない屍体の障壁、胴体の山にぶつかった。鋼鉄管の装置は人肉のなかで停まり、乱雑に引きつった腕の上に、あらゆる地点を指し示す、将来の革命に彩られた切先となって空に向けて上げられた指の森が突っ立っていた。


 Arrêtant les pièces de guillotine, les chevaux refusaient en hennissant de monter à l’assaut, fumaient des naseaux, et écrasaient sous les fers de leurs pieds des remous d’entrailles vertes. Parmi la viande pantelante, entre les ramures des mains inanimées, désespérément roidies, il y avait des sanglots de sang qui coulait.

 断頭機械を停めた馬どもは、嘶(いなな)きながら、障害を越えても進もうとはせず、緑色の内臓の渦を蹄鉄で踏みにじった。ひくひく動く肉の間、生命を失って絶望的に硬直した手の枝の間には、流れる血の啜り泣きがあった。


 Les prêtres du massacre montèrent sur la barricade humaine, où leurs pieds enfoncèrent, prirent les chevaux par la figure, les traînèrent par la bride, tandis qu’ils renâclaient, et contraignirent les roues à passer sur les membres épars dont les os craquaient.

 殺戮の司祭たちは人間のバリケードの上に上って足を潜らせ、荒い鼻息をしている馬どもの顔を掴み、手綱を曳いて、散乱する手肢の上を車輪に通り越させ、その骨を砕かせた。


 Et debout dans leur boucherie, la face éclairée par l’Idée du dedans et par l’Incendie du dehors, les apôtres du néant regardèrent attentivement le fond de la nuit, à l’horizon, comme s’ils espéraient un astre inconnu.

 そしてこの屠殺場のなかに立ち、顔を内部の « 思想 » と外部の « 火事 » とで輝かせた虚無の使徒たちは、未知の天体の出現を待ち受けるかのように、夜の底の地平を注意深く見つめていた。


 Devant eux ils voyaient un amoncellement de façades rompues, de marches de pierre diversement plantées, de chevrons fumants, avec des briques, du hachis de bois, des lambeaux de papier, des morceaux d’étoffe, et des pavés de grès en grand nombre, entassés par paquets, comme lancés par une main prodigieuse.

 彼らの眼に映るのは、砕かれた建物の正面や、さまざまな形に積み上げられた石の階段や、煙を上げている垂木の山、それに煉瓦、木の破片、紙切れ、布切れ、巨人の手によって投げ捨てられたかのようにいくつも山となって堆積した舗石の砂岩だった。


 Il y avait aussi une maison de pauvre, ruinée par la moitié, où les cheminées coupées tout le long avaient laissé une longue bande de suie, avec des embranchements aux différentes hauteurs. L’escalier de bois s’était écroulé par le bas, broyé à mi-distance du dernier étage ; si bien que les degrés tremblants allaient on ne sait où, vers les flammes rampantes et les cadavres crispés, comme une frêle passerelle venant du ciel. On voyait dans ces misérables chambres tranchées, mises au jour, toute la vie inférieure, une grille à charbon, un fourneau de terre fendu, rapiécé, un pot au feu en pâte brune, des casseroles noires, bosselées, des chiffons entassés dans les coins, une cage rouillée, laissant flotter encore quelques brins verts, où gisait sur le dos un petit oiseau gris, avec les pattes ramenées sous les plumes de son ventre, des flacons de pharmacie épars, un lit à sangles debout contre le mur, des matelas crevés d’où poussaient des touffes de varech, et des pots de fleurs émiettés, mêlés avec la terre végétale et les fragments des plantes.

 それからまた、半ば壊れた一軒のあばら屋があり、折れた煙突が長い煤(すす)の縞を残し、ほうぼうに枝管を見せていた。木の階段は下から崩れ、最上階のちょうど真中へんで折れていたので、その揺れる段々は、まるで空から垂れ下がる脆弱なタラップといった恰好で、どこかわからないが地を這う炎が引きつった死骸のほうにでも下ってゆきそうだった。ばらばらになり、むき出しにされた惨めな部屋部屋のなかには内部の生活が余すところなく見え、暖炉の格子、毀(こわ)れたのを継いだ土窯、茶色い土鍋、でこぼこな黒い片手鍋、片隅に積み上げられた襤褸(ぼろ)、まだ青い葉を何枚か残し、一羽の灰色の小鳥が腹の羽毛の下に脚を縮めて仰向きに横たわっている錆びた鳥籠、散乱する薬瓶、壁に立てかけられた折りたたみ寝台、海藻の束をはみ出させている裂けたマットレス、腐植土と草木の破片がこびりつく割れた植木鉢があった。


 Et, assis parmi les carreaux encaustiqués, arrachés sur le ciment gris, un petit garçon en face d’une petite fille lui montrait avec triomphe une fusée de cuivre qui était montée jusque-là. La petite avait une cuillère enfoncée dans la bouche et le regardait d’un air curieux. Le petit serrait ses doigts, dont la peau tendre était encore ridée, sur l’écrou mobile à trous de secondes ; et, faisant manœuvrer le vernier, il se perdait dans la contemplation de l’outil. Ainsi tous deux battant alternativement leurs pieds menus, les sortant de leurs chaussons, profondément occupés, n’étaient point étonnés de l’air qui entrait, ni de la lumière horrible qui les envahissait − sinon que la petite, retirant la cuillère qui gonflait sa joue, dit à mi-voix : ≪ C’est drôle, papa et maman sont partis avec leur chambre − il y a de grosses lampes rouges dans la rue − et l’escalier est tombé. ≫

 そして、灰色のセメントから剥がれたニス塗りの壁板の間で一人の少女と向かい合って座っていた一人の少年が、そこまで打ち込まれた鋼製のロケット弾を得意そうに少女に見せていた。少女は匙を口に突っこみ、物珍しそうに少年を見つめていた。少年は補助孔のある動く雌ネジをまだ皺の残る柔らかい肌をした指で握ると、副尺を操作し、この道具に我を忘れて見入った。こうして二人は小さな足で代わる代わる床を踏み鳴らし、上靴を脱ぎ捨て、深い物思いに耽り、吹きこむ風にも射しこむ恐ろしい光にも全く動じなかった ── ただ、少女が匙を口から抜いて、低い声でこう言った : 「 へんね、父さんも母さんも部屋と一緒に消えちゃったの ── 通りには大きなランプがいくつもあるし ── 階段は落っこちちゃったし。」


 Tout ceci, les organisateurs de la Révolution le virent, et le soleil nouveau dont ils attendaient l’aurore ne vint pas. Mais l’idée qu’ils avaient au cerveau fleurit brusquement ; ils eurent une sorte de lueur ; ils comprirent vaguement une vie supérieure à la mort universelle ; le sourire des enfants s’élargit, et fut une révélation ; la pitié descendit en eux. Et, les mains sur les yeux, pour ne pas voir tous les yeux terrifiés des morts, tous les yeux qui n’étaient pas encore couverts de paupières, ils descendirent en chancelant du rempart d’hommes égorgés qui devait entourer la Cité nouvelle, et s’enfuirent éperdument, dans les ténèbres rouges, parmi le fracas de métal des machines qui galopaient.

 これらすべてを革命の組織者たちは余さず見たが、彼らはその曙光を待ち受けていた新たな太陽は訪れなかった。しかし彼らが頭に抱いていた思想が開花し、彼らは一種の光を受け取り、全体的な死に勝る一つの生命を漠然と理解した。子どもたちの微笑が大きくなって、ひとつの啓示になったのだ。憐れみの情が彼らの内部に湧き起こった。そして、死者たちの怯えた眼、まだ瞼(まぶた)の閉じていないすべての眼を見ないように、自分たちの眼に手を当て、新たな都市を囲むはずだった、惨殺された人間たちの城壁から下りると、赤い闇のなかを、全速力で走る機械の金属的な轟音のなかを、狂ったように逃げていった。





── Marcel Schwob, Cœur double (1891)




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2015年11月15日

◆ La Terreur future II.

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 ¡ Soluciones concretas ! ¡ Oh Sanchos prácticos, Sanchos positivos, Sanchos materiales ! ¿ cuándo oiréis la silenciosa música de las esferas espirituales ?

 具体的な解決 ! おお、実際的なサンチョたち、実証的なサンチョたち、唯物的なサンチョたちよ ! 精神的境界の静かな音楽をいったいつお前たちは聞くのか ?

 Difícil es hablar á los Sanchos, nacidos y criados en lugarejos donde sólo se oye comadrerías de solana y sermones, pero más difícil aun es hablar á bachilleres.

 日なたの世間話や説教だけが聞こえる場所で生まれかつ育ったサンチョたちに話すことはむつかしい(むずかしい)



── Miguel de Unamuno, Vida de Don Quijote y Sancho (1905)






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2015年11月14日

◆ L’Étoile de bois I

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 悲劇において、主要な登場人物は、堪えられないほど苦痛に充ちた状況にたいして、たった独りで闘う勇敢で誇り高い存在である。孤独や悲惨や屈辱や不正の重みにうちひしがれて身を撓(たわ)め、ときには勇気も挫ける。それでも、踏みとどまり、けっして不幸によって堕落させられたりしない。だから、これらの悲劇は、苦痛に充ちたものではあっても、けっして悲哀の印象を残さない。むしろ、静謐の印象を受けるのである。


── Simone Weil, La Source Grecque (1953) L'Antigone




L’ÉTOILE DE BOIS


(1897)


木 の 星




I




 Alain était le petit-fils d’une vieille charbonnière de la forêt.

 アランは森の年老いた炭焼き女の孫だった。

 Dans cette ancienne forêt il y avait moins de routes que de clairières ; des prés ronds gardés par de hauts chênes ; des lacs de fougères immobiles sur qui planaient des rameaux frêles et frais comme des doigts de femme ; des sociétés d’arbres graves comme des pilastres et assemblés pour murmurer pendant les siècles leurs délibérations de feuilles ; d’étroites fenêtres de branches qui s’ouvraient sur un océan de vert où tremblaient de longues ombres parfumées et les cercles d’or blanc du soleil ; des îles enchantées de bruyères roses et des rivières d’ajoncs ; des treillis de lueurs et de ténèbres ; des grands espaces naturels d’où surgissaient, tout frissonnants, les jeunes pins et les chênes puérils ; des lits d’aiguilles rousses où les fourches moussues des vieux arbres semblaient plonger à mi-jambes ; des berceaux d’écureuils et des nids de vipères ; mille tressaillements d’insectes et flûtements d’oiseaux. Dans la chaleur, elle bruissait comme une puissante fourmilière ; et elle retenait, après la pluie, une pluie à elle, lente, morne, entêtée, qui tombait de ses cimes et noyait ses feuilles mortes. Elle avait sa respiration et son sommeil ; parfois, elle ronflait ; parfois, elle se taisait, toute muette, toute coite, toute épieuse, sans un frôlis de serpent, sans un trille de fauvette. Qu’attendait-elle ? Nul ne savait. Elle avait sa volonté et ses goûts : car elle lançait tout droit des lignes de bouleaux, qui filaient comme des traits ; puis elle avait peur, et s’arrêtait dans un coin pour frémir sous un bouquet de trembles ; elle avançait aussi un pied sur la lisière, jusque dans la plaine, mais n’y restait guère, et s’enfuyait de nouveau parmi l’horreur froide de ses plus hautes et profondes futaies, jusque dans son centre nocturne. Elle tolérait la vie des bêtes, et ne semblait pas s’en apercevoir ; mais ses troncs inflexibles, résistants, épanouis comme des foudres solidifiées jaillies de la terre, étaient hostiles aux hommes.

 その古い森に道は少なく、森を領(おさ)めるのは、林間の空地、高い樫の木に護られた円い原、女の指のようになよやかで若々しい小枝が上方を舞う静かな羊歯(シダ)(うみ)、主柱のように重々しく、葉のざわめきによる討論を何世紀にもわたって続けるために集った木々の集団、香しい長い影と陽の光がつくる白味をおびた金色の環の顫(ふる)える緑の大海へ向かって開かれた、狭い枝の間にできた窓、薔薇色のヒースがつくる魔法の島々とハリエニシダの川、光と闇が織りなす格子縞、若い松と幼い樫が顫えながら突き出ている大きな自然の空間、古木の苔むした椏(また)が膝まで埋まっているように見える褐色の針葉の床(とこ)、栗鼠(リス)の寝床と蝮(マムシ)の巣、それに数知れぬ虫たちの身震いと鳥たちの囀(さえず)りだった。炎熱のさなかには、森は繁栄する蟻塚のようにざわめき、雨のあとには、雫となって樹々の下枝(しずえ)から地面の朽葉をゆるやかに浸す陰鬱で執拗な森自体の雨が続いた。森は自らの呼吸と眠りを持ち、ときには鼾(いびき)をかき、ときには全くひっそりと何かを窺うように黙りこくり、蛇が軀(からだ)をこする物音ひとつ、頬白の顫え声ひとつ洩らさなかった。森は何を待っていたのだろう ? 誰も知らなかった。森は自らの意志と好みを持っていた。というのは、森はいくつもの白樺の列を矢のように真っ直ぐ繰り出すのだが、やがて恐怖に捉われると、片隅に足を止め、白楊の茂みの下で顫え、また片足を縁から平野に踏み出しても、そこに留まることなく、最も高く深い大木たちの発する怖ろしい冷気に包まれた自らの闇の中心へと引き返してしまうのだった。森は動物たちの生活には寛容で、自らはそのことに気づいてさえいないように見えたけれども、木々の撓(たわ)むことなく固い、地から湧き出して凝固した雷とでもいった具合に生え出た幹には、人間に対する敵意が含まれていた。


 Cependant elle ne haïssait point Alain : elle lui dérobait le ciel. Longtemps l’enfant ne connut d’autre lumière qu’une trouble et laiteuse verdeur de l’air ; et, venant le soir, il voyait la meule de charbon se piquer de points rouges. La miséricordieuse vieille forêt ne lui avait pas permis de regarder tout ce que le ciel de la nuit laisse traîner d’argent et d’or. Il vivait ainsi auprès d’une bonne femme dont le visage, sillonné comme une écorce, s’était établi dans les immuables lignes du repos de la vie. Il lui aidait à couper les branches, à les tasser dans les meules, à couvrir les tertres de terre et de tourbe, à veiller sur le feu, qu’il soit doux et lent, à trier les morceaux pour faire les tas noirs, à emplir les sacs des porteurs dont on voyait peu la figure parmi les ténèbres des feuilles. Pour cela il avait la joie d’écouter à midi le babil des rameaux et des bêtes, de dormir sous les fougères parmi la chaleur, de rêver que sa grand’mère était un chêne tordu, ou que le vieux hêtre qui regardait toujours la porte de la hutte allait s’accroupir et venir manger la soupe ; de considérer sur la terre la fuite constante de l’insaisissable monnaie du soleil ; de réfléchir que les hommes, sa grand’mère et lui n’étaient pas verts et noirs comme la forêt et le charbon, de regarder bouillir la marmite et de guetter l’instant de sa meilleure odeur ; de faire gargouiller son cruchon de grès dans l’eau de la mare qui s’était blottie entre trois rochers ronds ; de voir jaillir un lézard au pied d’un orme comme une pousse lumineuse, onduleuse et fluide, et, au creux de l’épaule du même orme, se boursoufler le feu charnu d’un champignon.

 しかし、森は決してアランを憎まなかった。ただ、空を彼の目から隠した。長いこと少年は大気のぼんやりと緑がかった乳白色の光しか知らなかった。そして夕暮が訪れると、彼は炭焼き用の薪の山に赤い点々の生じるのを見た。慈悲深い古い森は、金銀の輝きを鏤(ちりば)めた夜空を彼が見るのを許さなかった。こうして彼はひとりの老婆と暮していたのだが、その老婆の顔には、ゆるぎない人生の安息を示す木の皮のような深い皺(しわ)がいくえにも刻みこまれていた。彼は、老婆が伐った枝を山と積み上げ、土と泥炭をかぶせ、火がおだやかにゆっくり燃えるように気を配り、その一部を引き出して黒い炭の山をつくり、木の葉の暗がりのなかで顔もよく見えない運び屋たちの袋に炭を詰めるのを手伝った。その代り彼には楽しみがあった。それは、真昼に小枝や動物たちのおしゃべりに耳を傾けることであり、羊歯の下で暖かく眠ることであり、おばあさんがねじ曲がった樫の木に変身する夢や、いつも小屋の入口を見つめている橅(ブナ)の老木がうずくまったりスープを摂りにやって来る夢を見たり、地上に射す陽の光が掴み取れない貨幣となって逃げて行くのを眺めたり、人間はおばあさんも自分も、森や炭のように緑色でも黒色でもないのだと考えたり、鍋が煮え立つのを眺めていちばんいい匂いのする瞬間を待ち受けたり、b器(せっき)の土瓶を三つの円い岩の間にひそむ沼の水に沈めてごぼごぼいわせたり、楡の木の根本に一匹の蜥蜴がうねりながら光る腫物(はれもの)となって跳び出すのや、また同じ楡の木の肩のくぼみに燃えるような色の、肉の厚い一本の茸(キノコ)がふくらむのを見ることだった。


 Telles furent les années d’Alain dans la forêt, parmi le sommeil rêveur des jours, et les rêves ensommeillés des nuits et il en comptait déjà dix.

 アランが、昼の夢みながらのまどろみと夜のまどろみながら見る夢との間で過ごしてきた歳月は以上のようなものであった。彼はすでに十歳になっていた。


 Une journée d’automne il y eut grande tempête. Toutes les futaies grondaient et ahanaient ; des javelines ruisselantes de pluie plongeaient et replongeaient dans l’enchevêtrement des branches ; les rafales hurlaient et tourbillonnaient tout autour des têtes chenues des chênes ; le jeune aubier gémissait, le vieux se lamentait ; on entendait geindre l’ancien cœur des arbres et il y en eut qui furent frappés de mort et tombèrent roides, entraînant des morceaux de leur faîte. La chair verte de la forêt gisait tailladée près de ses blessures béantes, et par ces douloureuses meurtrières pénétrait dans ses entrailles d’ombre effarée la lumière horrible du ciel.

 ある秋の日、大嵐があった。すべての大木が吼え喘ぎ、降りしきる雨は入り組んだ枝の間に投槍ののように突きささり、突風は枝を失った樫の木の頭の周りで叫び、渦巻き、若木は呻き、老木は嘆き、木々の老いた心臓のすすり泣きが聞こえ、死に襲われて、頂の枝もろともばっさり倒れるものもあった。森の緑の肉体は、大きく開いた傷口をさらけ出したまま横たわり、そのいたましい狭間からおびえた森の暗い胎内へ空の怖ろしい光が射しこんでいた。


 Ce soir-là l’enfant vit une chose surprenante. La tempête avait fui plus loin et tout était redevenu muet. On éprouvait une sorte de gloire paisible après un long combat. Comme Alain venait puiser de l’eau dans son écuelle à la mare du rocher, il y aperçut des étincellements qui scintillaient, frissonnaient, semblaient rire dans le miroir rustique d’un rire glacé. D’abord il pensa que c’étaient des points de feu comme ceux qui brillaient au charbon des meules : mais ceux-ci ne lui brûlaient pas les doigts, fuyaient sous sa main quand il tâchait de les prendre, se balançaient çà et là, puis revenaient obstinément scintiller à la même place. C’étaient des feux froids et moqueurs. Et Alain voyait flotter au milieu d’eux l’image de sa figure et l’image de ses mains. Alors il tourna ses yeux vers en haut.

 その晩、少年は驚くべきものを見た。嵐は遠のき、すべてが静寂に戻っていた。長い闘いのあとの平和の至福が感じられた。岩間の沼へ鉢に水を汲みに来たとき、アランはその野の鏡のなかで輝き、顫え、凍りついたように笑ういくつものきらめきを見つけた。最初は、炭焼き用の薪の山のなかで輝く火の点かと思ったが、それらは指を焦がすことなく、掴もうとすると手から遁れ、あちらこちらに浮遊すると、もとの所へしつこく戻って来て、輝くのだった。人を嘲るような冷たい火だった。アランは、それらの間に揺れ動く自分の顔と手の影を見た。そこで彼は仰ぎ見た。


 A travers une grande plaie sombre du feuillage, il aperçut le vide radieux du ciel. La forêt ne le protégeait plus et il ressentit comme une honte de nudité. Car, du fond de cette vaste clairière bleuâtre si lointaine, beaucoup de petits yeux implacables luisaient, des points d’yeux très perçants, des clignements d’étincelles, tout un picotement de rayons. Ainsi Alain connut les étoiles, et les désira sitôt qu’il les eut connues.

 葉の茂みに開いた暗い大きな傷口を通して、彼は光り輝く空間を見つけた。森はもう彼を保護してくれず、彼は裸を恥じるような気持ちになった。というのは、その遠く隔たったとても大きな青味がかった傷口の奥で、多くの非情な目が、とても鋭い点々となり、火花の瞬きとなり、合体して一本の光の針となり、刺すように輝いていた。こうしてアランは星を知り、知るやいなやそれがほしくなった。


 Il courut à sa grand’mère, qui tisonnait pensivement la meule. Et quand il lui eut demandé pourquoi la mare du rocher mirait tant de points brillants qui tressaillaient parmi les arbres, sa grand’mère lui dit :

 彼は、考え深げに薪の山の火を搔き立てていた祖母のもとへ駆け戻った。そして、なぜ岩間の沼は木々の間で顫える点々を映すのかと祖母に尋ねた :


 − Alain, ce sont les belles étoiles du ciel. Le ciel est au-dessus de la forêt et ceux qui vivent dans la plaine le voient toujours. Et chaque nuit Dieu y allume ses étoiles.

 ── アラン、それは空の美しい星なんだよ。空は森の上にあり、平野に住む人たちにはいつでもそれが見えるんだよ。そして毎夜、神さまはご自分の星たちに火を点されるのだよ。

 − Dieu y allume ses étoiles… répéta l’enfant. Et moi, mère grand, pourrais-je allumer des étoiles ?

 ── 神さまはご自分の星たちに火を点される ...... とアランは繰り返した。それでぼくも、ねえおばあさん、星に火を点すことができるようになるだろうか ?


 La vieille femme lui posa sur la tête sa main dure et craquelée. C’était comme si un des chênes eût eu pitié d’Alain et l’eût caressé de sa grosse écorce.

 老婆は堅いひびだらけの手を彼の頭に置いた。まるで樫の木の一本がアランをあわれんで、厚い皮で彼を愛撫したみたいだった。


 − Tu es trop petit. Nous sommes trop petits, dit-elle. Dieu seul sait allumer ses étoiles dans la nuit.

 ── お前は小さすぎる。私たちは小さすぎる、と彼女は言った。神さまだけが夜の闇のなかにご自分の星たちの火を点すことができるのだよ。

 Et l’enfant répéta :
 − Dieu seul sait allumer ses étoiles dans la nuit…

 少年は繰り返した :
 ── 神さまだけが夜の闇のなかにご自分の星たちの火を点すことができる ......






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◆ L’Étoile de bois II

蟻塚 la termitière.jpg




II




 Dès lors les joies journalières d’Alain furent plus inquiètes. Le babil de la forêt cessa de lui paraître innocent. Il ne se sentit plus protégé sous l’abri dentelé des fougères. Il s’étonna de la mobile dispersion du soleil sur les mousses. Il se lassa de vivre dans l’ombre verte et obscure. Il désira une autre lumière que le chatoiement des lézards, le morne ardoiement du champignon, et le rougeoiement du charbon dans les meules. Avant de s’endormir il allait considérer au-dessus de la mare l’innombrable rire crépitant du ciel. Toute la force de ses désirs l’emportait par delà les ténèbres closes des hêtres, des chênes, des ormes, derrière lesquels il y avait des hêtres, des chênes, des ormes encore. et toujours d’autres arbres, et des entassements de futaies. Et son orgueil avait été frappé par la parole de la vieille femme :

 そのとき以来、アランの日々の楽しみはより不安定なものになった。森のおしゃべりが無邪気なものに思えなくなった。彼はもう自分が羊歯のぎざぎざした葉の下に保護されているとは感じなくなった。苔の上に散らばって動く陽の光に驚かされた。緑色の暗い影のなかに暮すことにあきた。蜥蜴の玉虫色、暗く燃える茸の色、薪の山のなかで燃える炭の赤い色とは別の光がほしかった。寝る前に沼へ行って、空のはじけるような無数の笑いを眺めた。欲望の持つ力が、橅や樫や楡の木々の閉ざされた闇の彼方に彼を惹きつけるのだが、その橅や樫や楡のうしろにもまた別の木々が続き、密生する大木がどこまでも続いていた。そして彼の誇りは老婆の言葉によって傷つけられた。


 − Dieu seul sait allumer ses étoiles dans la nuit.

 ── 神さま « だけ » が夜の闇のなかにご自分の星たちの火を点すことができるのだよ。

 − Et moi ? pensait Alain. Si j’allais dans la plaine, si j’étais sous ce ciel qui est par-dessus les arbres, ne pourrais-je aussi allumer mes étoiles ? Oh, j’irai ! j’irai.

 ── ぼくは ? とアランは考えた。平野に行けば、木々の上にある空のすぐ下にいければ、ぼくだってぼくの星たちに火を点すことができるのではないだろうか ? さあ、行こう ! 行こう。


 Rien ne lui plaisait plus dans l’enceinte de la forêt, qui l’assiégeait comme une armée immobile, l’emprisonnait comme une geôle rigide dont les arbres-gardiens se multipliaient pour l’arrêter, étendaient leurs bras inflexibles, se dressaient menaçants, énormes, terribles et muets, armés de contreforts noueux, de barricades fourchues, de mains gigantesques et ennemies ; semblant hostile à tout ce qui n’était pas elle-même dans la jalouse protection de son cœur ténébreux. Bientôt elle eut pansé toutes les plaies de la tempête, refermé les blessures cruelles par où s’enfonçait la lumière, pour s’endormir de nouveau dans le sommeil de sa profondeur. Et la mare du rocher redevint obscure, et la face du miroir rustique ne refléta plus le rire lumineux du ciel.

 もう森のなかには彼を悦ばせるものは何もなく、森は不動の軍隊となって彼を取り囲み、牢番を勤める木々が彼を引き留めるために数を増し、折れ曲がることのない腕を伸ばし、脅かすように巨大に黙ってそそり立ち、節くれだった城壁と、椏(また)になったバリケードと、敵意をおびた巨大な手で武装し、堅固な牢獄となって彼を閉じこめ、自らの暗い中心を油断なく守るために自分以外のすべてのものに敵対するように見えた。やがて森は嵐から受けた傷をすっかり癒し、光を侵入させていたひどい傷口を塞ぎ、再び深い眠りに沈みこんだ。岩間の沼も暗くなり、野の鏡の表面ももう空の明るい笑いを映さなくなった。


 Mais dans les rêves de l’enfant les étoiles riaient toujours.

 だが、少年の夢のなかで星たちはいつも笑っていた。


 Une nuit il s’échappa de la hutte tandis que sa grand’mère dormait. Il portait dans un bissac du pain et un morceau de fromage dur. Les meules de charbon luisaient paisiblement d’une lueur étouffée. Comme ces points rouges semblaient tristes auprès des vivaces étincelles du ciel ! Les chênes, dans la nuit, n’étaient que des ombres aveugles qui allongeaient leurs longues mains à tâtons. Ils dormaient, comme sa grand’mère, mais ils dormaient debout. Ils étaient tant qu’ils se fiaient les uns aux autres de leur garde. On ne les entendait pas souffler pendant leur sommeil. Ils resteraient ainsi, très silencieux, jusqu’au premier fraîchissement de l’aube. Mais quand le vent du matin ferait murmurer les feuilles, Alain aurait déjà trompé leur surveillance. Tous les oiseaux pépieraient et pépieraient pour les avertir : Alain aurait déjà glissé entre leurs bras. Ils ne pourraient le suivre, car ils avaient horreur de la plaine. Ils auraient beau le menacer de loin, comme une file de géants noirs : ils ne savaient ni crier ni marcher − rien que s’amonceler, se serrer, se multiplier, croître, s’écarquiller, se fourcher, jeter mille tentacules immobiles, avancer soudain de grosses têtes et d’affreuses massues. Mais à la lisière de la plaine leur puissance était anéantie, et un enchantement les arrêtait soudain comme si la lumière les eût éblouis de stupeur.

 ある夜、彼は祖母が眠っている間に小屋を脱け出した。頭陀袋に入れたパンとひとかけらの固いチーズを持って行った。炭焼き用の薪の山は押し殺されたような光で静かに輝いていた。その赤い点々は空の生き生きした火花に較べると何と侘しく見えたことだろう ! 樫の木も闇のなかでは長い手を手探りで差し出す盲目の影にすぎなかった。彼らは眠っていた、祖母と同じように、だが立ったままで眠っていた。彼らは数をたのみ、警戒を怠っていた。彼らが眠るときは息遣いすら聞こえなかった。彼らは明け方の最初の冷気が訪れるまで、こうしてごくひっそりとしているだろう。だが、朝の風が木の葉に囁き声を立てさせる頃には、アランはすでに彼らの監視の目を欺きおおせている。すべての鳥がピイピイ鳴くだろう、鳴いて彼らに報せるだろう。が、アランはすでに彼らの腕の間をすすり抜けている。彼らが一列に並んだ黒い巨人となって彼を脅かしてもむだだろう。彼らは叫ぶことも歩くこともできないのだ ── 集合して、身を寄せ合い、繁殖し、成長し、脚を踏み開き、椏に分かれ、多くの動かぬ触手を伸ばし、出し抜けに大きな頭と怖ろしい棍棒を突き出すだけなのだ。そして平野との境では彼らの力も失せ、まるで光に目が眩み麻痺させられてしまったかのように、突然ある呪縛に押し止められてしまうのだ。


 Quand Alain fut dans cette plaine, il osa se retourner. Les géants noirs, attroupés comme l’armée de la nuit, semblaient le regarder tristement.

 アランは平野に入ると、思いきって振り返った。黒い巨人たちは、夜の軍隊のように集合して、悲しそうに彼を見つめていた。


 Puis Alain leva les yeux. Un miracle l’attendait au ciel. On eût dit qu’il était fleuri de fleurs de feu. Partout il tressaillait d’étincelles. Certaines s’enfuyaient, s’enfonçaient, allaient disparaître, tout à coup revenaient, grossissaient, brûlaient rouge, pâlissaient, bleuissaient, s’effaçaient, flottaient un peu, s’éparpillaient en trois, quatre, cinq traits de flamme, puis se renouaient, se fondaient, et, condensées, n’étaient plus qu’un point éclatant. D’autres avaient une insupportable acuité, perçaient les yeux d’un coup d’aiguille, puis devenaient douces, s’embrumaient, s’étalaient, se faisaient taches claires, vacillaient, s’en allaient tout à fait dans le vide, puis, dans le moment même reparues, trouaient l’air d’un stylet pur. Et d’autres s’établissaient sur des lignes, construisaient des figures, se disposaient en formes où Alain voyait des maisons, des fenêtres, des chariots ; et tout à coup c’était l’angle du toit qui scintillait, puis le linteau de la porte, le bout du timon, le centre du moyeu ; puis tout s’éteignait ; puis les points brillaient encore, mais de lueurs inégales, en sorte que les formes de tout à l’heure étaient confondues.

 ついでアランは仰ぎ見た。ひとつの奇蹟が空で彼を待ち受けていた。空はまるで火の花々が咲き乱れたみたいだった。空は到るところ火花で顫えていた。いくつかの火花は逃げ去り、奥に沈み、まさに姿を消そうとし、また突然引き返し、大きくなり、赤く燃え、色薄れ、蒼ざめ、消えかかり、わずかに浮遊して、三つ、四つ、五つの炎の線となって分散し、ついでまた結合し、融合し、凝縮してただひとつの輝く点となった。他のいくつかは、たえがたい程の鋭さをおび、針のように目を刺し貫き、ついでおだやかになり、霧がかかり、拡がり、明るい斑となり、揺れ、空隙のなかに完全に消え去るかと思うと、またすぐ現われ、澄みきった短剣で空中に穴を穿(うが)った。そして他のいくつかは、何条かの線となって列び、いろいろな像を造り出し、さまざまな形となって並び、そのなかにアランはいくつもの人家や窓や馬車を認め、突然それらは輝く屋根の角、戸口の横木、轅(ながえ)の先端、轂(こしき)の軸となり、ついで全体が消えかかり、また点々と輝き出すのだが、その光は一様ではなく、先刻のさまざまな形がまじり合っていた。


 L’enfant tendait ses mains vers le fond de la nuit. Il essayait de prendre ces lumières pâles, de les pétrir pour en refaire des choses à lui, curieux d’apprendre comment elles brûlaient et s’il y avait là-haut de grandes meules de charbon bleu toutes piquées de flammes.

 少年は闇の奥に向かって両手を差し出した。それらの蒼白い光を掴まえ、手で捏ねて自分のものに造り替えようとした、この蒼白い光がどんなふうに燃えるのか、また、天にも炎の穴が点々と穿たれた青い炭の大きな山があるのかどうか知りたかったのだ。


 Ensuite il considéra la plaine. Elle était longue, plate et nue, informe jusqu’à l’extrême ciel, peu mobile par sa végétation basse. Une rivière lente la terminait, dont on ne distinguait pas les bords. C’était comme de la plaine un peu plus blanche.

 ついで彼は平野を眺めた。長く平らに裸出した地は、空と接するところまで起伏もなく、低い草が生えているだけで殆ど変化がなかった。行く手を遮るゆるやかな川の岸は見きわめがつかず、ほかの場所より少し白っぽい平野といったところだった。


 Alain marcha vers la rivière pour y revoir les étoiles.

 アランは川のなかにまた星を見ようとして近づいた。


 Là elles paraissaient couler, devenir liquides et incertaines, s’infléchir, s’arrondir, se voiler sous une ride obscure et parfois se diviser en une foule de courtes lignes miroitantes. Elles allaient au fil de l’eau, s’égaraient dans les remous et mouraient, étouffées par de gros paquets d'herbes.

 川のなかの星は流れ、不安定な液状となり、曲りくねって円味をおび、暗いさざ波の下に隠れるように、またときにはたくさんのきらめく短い線に分かれるように見えた。星は水の流れに従って進み、渦のなかへ迷いこみ、大きな草の茂みに押しつぶされて消えた。


 Pendant toute cette nuit Alain marcha auprès de la rivière. Deux ou trois souffles du matin enveloppèrent toutes les étoiles d’un linceul gris tendre rayé d’or et de rose. Au pied d’un arbre mince le long duquel tremblotaient des feuilles d’argent, Alain s’assit, un peu las ; il mordit dans son pain et but à l’eau courante. Il marcha encore tout le jour. Le soir il dormit dans un enfoncement de la berge. Et le matin suivant il reprit sa marche.

 夜通し、アランは川に沿って歩いた。二吹きか三吹きの風がすべての星を金色と薔薇色の線の入った柔らかい灰色の屍衣(しい)で包んだ。銀色の葉を顫(ふる)わせている痩せた木の根本に、アランはいささか疲れて腰を下ろし、パンをかじり、流れる水を飲んだ。それからまた丸一日歩いた。日が暮れると堤防の窪みのなかに寝た。そして翌朝になるとまた歩き出した。


 Voici qu’il vit la rivière s’élargir et la plaine perdre sa couleur. L’air devenait humide et salé. Les pieds s’enfonçaient dans le sable. Un murmure prodigieux emplissait l’horizon. Des oiseaux blancs voletaient en poussant un cri rauque et lamentable. L’eau jaunissait et verdissait, se gonflait et jetait de la vase. Les berges s’abaissaient et disparaissaient. Bientôt, Alain ne vit plus qu’une grande étendue sablonneuse, au loin tranchée d’une large raie obscure. La rivière sembla ne plus avancer : elle fut arrêtée par une barre d’écume contre laquelle toutes ses petites vagues s’efforçaient. Puis elle s’ouvrit et se fit immense ; elle inonda la plaine de sable et s’épandit jusqu’au ciel.

 川幅が拡がり、平野が色褪せるのを見た。空気は湿気をおび、塩辛くなった。足が砂のなかに潜った。不思議な囁き声が地平を満たした。白い鳥たちが悲しそうな嗄れ声を上げて飛び舞っていた。水は黄色くまた緑色になり、ふくれ上がって泥を押し流した。堤防は低くなり、やがてなくなった。アランには、遥か前方を幅広な暗い線で断ちきられた広大な砂の拡がりしか見えなくなった。川はもう流れていないようだった。泡の津波に押し止められ、その津波に川の小さな波が全身でぶつかっていた。ついで川は開け、巨大になり、砂の平野を浸し、空にまで拡がった。


 Alain était entouré d’un tumulte étrange. Près de lui croissaient des chardons des dunes avec des roseaux jaunes. Le vent lui balayait le visage. L’eau s’élevait par enflures régulières, crêtelées de blanc : de longues courbures creuses qui venaient tour à tour dévorer la grève avec leurs gueules glauques. Elles vomissaient sur le sable une bave de bulles, des coquilles polies et trouées, d’épaisses fleurs de glu, des cornets luisants, dentelés, des choses transparentes et molles singulièrement animées, de mystérieux débris mystérieusement usés. Le mugissement de toutes ces gueules glauques était doux et lamentable. Elles ne geignaient pas comme les grands arbres, mais semblaient se plaindre dans un autre langage. Elles aussi devaient être jalouses et impénétrables : car elles roulaient leur ombre pourpre à l’écart de la lumière.

 アランは奇妙な騒がしさに取り囲まれた。近くには砂丘の薊(アザミ)が黄色い蘆(アシ)とともに茂り、風が頬をなぜた。水は頂きが白い規則的な山となって持ち上がり、長い窪んだ彎曲を作って、代わる代わるその青緑色の口で砂浜を呑みこみに押し寄せて来た。それは、泡のよだれや、艶のある穴のあいた貝殻や、ねばねばした厚ぼったい花や、ぎざぎざのある光る喇叭(ラッパ)や、独特な生命力を持った透明でぐにゃぐにゃした物や、奇妙に磨り減った不思議な破片(かけら)を砂の上に吐き出した。青緑色の波の口から発せられるどよめきはおだやかで、悲しそうだった。大木たちの咳(しわぶ)く不平とは異なり、まったく別の言葉で嘆いているみたいだった。だがその波もまた嫉妬深く、何ものをも寄せつけないに違いなかった。というのは、光から遠く離れたところでその身体の影を拡げていたのだ。


 Alain courut sur le bord et laissa tremper ses pieds par l’écume. Le soir venait. Un instant des traînées rouges à l’horizon parurent flotter sur un crépuscule liquide. Puis la nuit sortit de l’eau, tout au bout de la mer, se fit impérieuse, étouffa les bouches criantes de l’abîme par ses tourbillons obscurs. Et les étoiles piquèrent le ciel de l’Océan.

 アランは波打ちぎわに駆け寄って、足を泡に浸した。夕暮が近づいて来た。一瞬、水平線で、数条の真赤な尾が流動する黄昏の上に漂うように見えた。ついで、夜が海の先端の水のなかから立ち昇り、横暴になって、そのどす黒い渦で海の叫ぶ口を塞いだ。そして星たちが大西洋上の空に点々と孔(あな)を開けた。

 Mais l’Océan ne fut pas le miroir des étoiles. Ainsi que la forêt, il protégeait contre elles son cœur de ténèbres par l’éternelle agitation de ses vagues. On voyait bondir hors de cette immensité ondulante des cimes chevelues de cheveux d’eau que la main profonde de l’Océan retirait aussitôt à lui. Des montagnes fluides s’entassaient et se fondaient en même temps. Des chevauchées de vagues galopaient furieuses, puis s’abattaient invisibles. Des rangs infinis de guerriers à crinières mouvantes s’avançaient dans une charge implacable et sombraient parmi le champ de bataille sous le flottement d’un interminable linceul.

 しかし大洋は星を映す鏡ではなかった。森と同じように、大洋は波を絶えず揺り動かすことによって自らの暗い中心を星々から守っていた。この揺れ動く拡がりから、水の髪を生やした頭がいくつも踊り出るのが見えたが、それもたちまち大洋の深い手に引き戻された。流動する山々が盛り上がりまた崩れた。波の騎馬隊が狂ったように駆け行き、やがて斃(たお)れて消えた。兜(かぶと)の飾毛を翻(ひるがえ)した戦士の無限の隊列が激しい突撃をかけて突進しては、この戦場から、果てしなく漂う屍衣の下へと沈んだ。


 Au détour d’une falaise l’enfant vit errer une lumière. Il s’approcha. Une ronde d’autres enfants tournait sur la grève, et l’un d’eux secouait une torche. Ils étaient penchés vers le sable à l’endroit où viennent expirer les longues lèvres de l’eau. Alain se mêla parmi eux. Ils regardaient sur la plage ce que venait d’y apporter la mer. C’étaient des êtres rayonnés, de couleurs incertaines, rosâtres, violacés, tachés de vermillon, ocellés d’azur, et dont les meurtrissures exhalaient un feu pâle. On eût dit des paumes de mains étranges, autour desquelles se crispaient des doigts amincis ; mains errantes, mortes naguère, rejetées par l’abîme qui enveloppait le mystère de leurs corps, feuilles charnues et animées, faites de chair marine ; bêtes astrées vivantes et mouvantes au fond d’un ciel obscur.

 断崖の曲り角に少年は一条の光が漂うのを認めた。彼は近づいた。数人の少年が砂浜で輪になって廻り、一人は松明を振っていた。彼らは砂の上の長い水の唇が伸びては消えるあたりを覗きこんだ。アランは彼らに加わった。彼らは海が磯に運んで来た物を見つめていた。それは、縞があり、薔薇色がかり、紫色がかり、朱の斑点があり、空色の眼状斑があり、傷口から蒼白い火を吐き出している、何色とも定めがたいような生き物だった。周囲で細い指を痙攣させている奇妙な掌(てのひら)、死んだためにその本体の秘密を包み隠していた海から見捨てられてさまよう手、海産の肉でできた、生命を持ったぶ厚い木の葉、暗い空の奥に生きる星形の蠢(うごめ)く動物とでも言えそうなものだった。


 − Etoiles de mer ! Etoiles de mer ! criaient les enfants.

 ── 海星(ひとで)! 海星だ ! と少年たちは叫んだ。

 − Oh ! dit Alain, des étoiles !

 ── ああ ! 星だ ! とアランは言った。

 L’enfant qui tenait la torche l’inclina vers Alain.

 少年が手に持った松明をアランのほうへ傾けた。


 − Ecoute, dit-il, l’histoire des étoiles. La nuit où naquit Notre Seigneur, le Seigneur des enfants, naquit au ciel une étoile neuve. Elle était énorme et bleue. Elle le suivait partout où il allait, et il l’aimait. Quand les méchants vinrent le tuer, elle pleura du sang. Mais quand il fut mort, au bout de trois jours, elle mourut aussi. Et elle tomba dans la mer et se noya. Et beaucoup d’autres étoiles en ce temps-là se noyèrent de tristesse dans la mer. Et la mer a eu pitié d’elles et ne leur a pas retiré leurs couleurs. Et elle vient tout doucement nous les rendre, chaque nuit, pour que nous les gardions en mémoire de Notre Seigneur.

 ── 物語を聞きたまえ。ぼくらの主(しゅ)、子供たちの主がお生まれになった夜、空に新しい星がひとつ生まれたんだ。それは大きな青い星だった。主の行かれるところへは常にお供をし、主もその星を愛された。悪人どもが主を殺しに来たときその星は血の涙を流した。でも主が三日後に死なれると、星も死んでしまった。海に落ちて溺れてしまった。そのとき、他のたくさんの星も悲しさのあまり海に溺れてしまった。海は星たちをあわれみ、星たちから色を奪い取りはしなかった。そして海は、星たちをぼくたちの主の想い出として保存させるために、毎晩そっと返しに来るんだ。


 - Oh ! dit Alain, et ne pourrais-je les rallumer ?

 ── ああ ! アランは言った。その星たちに火を点すことがぼくにできるだろうか ?

 ─ Elles sont mortes, répondit l’enfant à la torche, depuis la mort de Notre Seigneur.

 ── ぼくたちの主が亡くなられてからは、と松明を持った少年は答えた。星たちは死んでしまったんだ。


 Alors Alain baissa la tête, et se détourna, et sortit du petit cercle de lumière. Car ce qu’il cherchait, ce n’était point une étoile noyée, une étoile morte, éteinte pour toujours. Il voulait, comme Dieu seul, allumer une étoile et la faire vivre, se réjouir de sa lumière, l’admirer et la voir monter dans l’air, loin des ténèbres de la forêt, qui cache les étoiles, loin des profondeurs de l’Océan, qui les noie. D’autres enfants pouvaient recueillir les étoiles mortes, les garder et les aimer. Celles-là n’étaient pas pour Alain. Où trouverait-il la sienne ? Il ne savait ; mais, certes, il la trouverait. Ce serait une bien belle chose. Il l’allumerait, et elle lui appartiendrait, et peut-être qu’elle le suivrait partout, comme la grosse bleue qui suivait Notre Seigneur. Dieu qui avait tant d’étoiles aurait la bonté de donner celle-là au petit Alain. Il en avait le désir si fort. Et quel étonnement pour sa grand’mère, quand il reviendrait ! Toute l’horrible forêt en serait éclairée jusque dans son tréfonds. ≪ Dieu n’est plus seul à allumer ses étoiles ! crierait Alain. Il y a aussi mon étoile. Alain seul l’allume ici, pour faire la lumière au milieu des vieux arbres. Mon étoile ! Mon étoile en feu ! ≫

 アランはうなだれ、顔を背けると、その小さな光の輪を脱け出した。なぜなら、彼が探していたのは溺れた星、死んだ星、永遠に光の消えてしまった星ではなかった。彼は神さまのようにひとつの星に火を点して生命を与え、光を楽しみ、見とれ、星を隠す森の闇からも、星を溺れさす大洋の深みからも遠く離れて空高く昇るのを眺めたかった。死んだ星は他の少年たちが拾い、保存し、愛すればいいのだ。死んだ星はアランの星ではなかった。彼は自分の星をどこで見つけるだろう ? 彼にはわからない、けれどもきっと見つけるだろう。それはとても美しいに違いない。彼は火を点し、それは彼の星となって、多分どこへでもついて来るに違いない。大きな青い星が主のあとを追ったように。神さまはたくさんの星をお持ちだから、その星を小さなアランに頒(わ)けて下さるだろう。彼はその星がとてもほしかった。そして彼が戻ったら、祖母はどんなに驚くことか ! 怖ろしい森は隅々までその星によって照らし出される。「 星に火を点すのはもう神さまだけではないんだ ! 」とアランは叫ぶ。「 ぼくの星だってあるんだ。ここではアランだけがそれに火を点して、古い木々の間に光をつくるんだ。ぼくの星 ! 火と燃えるぼくの星 !


 La lueur sautillante de la torche erra çà et là sur la grève, devint rougeâtre sous la bruine ; les ombres des enfants se fondirent dans la nuit. Alain fut seul encore. Une fine pluie l’enveloppa et le transit, tissa entre lui et le ciel son réseau de gouttelettes. La lamentation des vagues l’accompagna ; tantôt murmure, tantôt ululement ; et parfois une forte lame venait détoner dans la falaise, se pulvérisait, fusait de tous côtés, ou se projetait parmi la noirceur de l’air comme un spectre d’écume. Puis la plainte se fit égale et monotone comme les soupirs réguliers d’un malade ; puis ce fut une sorte de doux tumulte aérien, balbutiant et confus ; puis Alain entra dans le silence.

 松明の跳びはねる光が砂浜をさまよい、霧に包まれて赤っぽくなり、少年たちの影は夜の闇のなかに溶けてしまった。アランはまたひとりになった。細かい雨が彼を包んで凍えさせ、彼と空の間に水滴の網を張った。波の嘆き声がときには呟き、ときには号泣となって彼を追いかけ、またあるときは大きな波が断崖に砕け、飛沫となって四方に飛び散り、あるいは泡の化け物となって空中の闇のなかに躍り出した。ついで海の嘆く声は病人の規則的な息遣いのように単調になり、もぐもぐと訳の分からぬことを言うおだやかな空気のざわめきとなり、アランは静けさのなかへ入って行った ......。








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◆ L’Étoile de bois III

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III




 Et des jours et des nuits se passèrent ; les étoiles se levèrent et se couchèrent ; mais Alain n’avait pas trouvé la sienne.

 いく度かの昼と夜が過ぎ行き、星たちは昇ってはまた沈んだけれど、アランはまだ彼の星を見つけていなかった。


 Il arriva dans un pays dur. L’herbe d’arrière-saison jaunissait tristement sur les longs prés ; les feuilles des vignes rougissaient aux ceps avant la grappe âcre et serrée. Partout de régulières lignes de peupliers parcouraient la plaine. Les collines s’élevaient lentement, coupées de champs pâles, quelquefois avec la tache sombre d’un bosquet de chênes. D’autres, ardues, étaient couronnées d’un cercle d’arbres noirs. Les larges plateaux se hérissaient de masses menaçantes. Le vert indolent d’un groupe de pins y semblait joyeux.

 彼はとげとげしい国へ辿り着いた。長々と続く草原では晩秋の草が侘しく黄ばみ、葡萄の樹は酸っぱそうな鈴なりの房よりも葉のほうが先に赤らんでいた。到るところ、整然と立ち並ぶ白楊(はくよう)の列が何条も平野を走っていた。いくつかの丘がゆるやかに迫り上がり、その間を、色の薄い、ところどころ樫の木の茂みで暗い斑点をつけられた野原が断ち切っていた。それとは別のいくつかのけわしい丘は頂を黒い木々の環で囲まれ、広い台地は脅かすような木の茂みで覆われていた。そこでは群生する松の木の冴えない緑さえ華やいで見えた。


 A travers cette maigre contrée errait une source claire et pierreuse. Elle suintait doucement d’un tertre, laissait à sec la moitié de son lit sous les premiers coteaux, et se fendillait en bras qui allaient caresser le pied de vieilles maisons de bois aux châssis enguirlandés. Elle était si transparente que les dos des perches, des brochets et des vives apparaissaient en troupe immobile. Les cailloux effleuraient le fil de l’eau et Alain voyait des chats pêcher la nuit entre les deux rives.

 この貧相な土地を横切って、水の澄んだ、小石の多い小川が流れていた。それはある塚から静かに湧き出し、丘が並びはじめるあたりでは川床を乾いたままに半ばさらけ出し、支流に入ってからは、窓枠を葉で飾った数軒の古い木造の家の足もとを洗っていた。流れはとても澄んでいたので、群をなして身をやすめる鱸(スズキ)や川鱒やトラキヌスが見えた。小石が水の流れとすれすれに覗き、夜ともなればアランは何匹もの猫が小石をつたって魚を捕るのを見かけた。


 Et plus loin, où le ruisseau devenait fleuve, était une bonne petite ville assise sur les basses berges, avec de menues maisons pointues coiffées de tuiles striées en ogive, avec une multitude de fenêtres minuscules pressées et grillées, avec des poivrières aux toits peints de bleu et de jaune, et un antique pont de bois, et un moutier, semblable à une brume vermeille ébarbée, où Saint Georges, armé de sang, plongeait sa lance dans la gueule d’un dragon de grès rouge.

 そしてもっと先の、小川が大河になるあたりに、感じのいい小さな町が、低い堤防に沿って並び、小さな尖った家々は縞の入った瓦の屋根を頂き、格子のはまった小さな窓をびっしりと並べ、屋根を青と黄で塗られた櫓(やぐら)を持っていた。また古い木の橋の向うに修道院が赤い霧のように佇み、まるで霧の縁を削ぎ落したように輪郭のあざやかな修道院のなかでは、血にまみれたゲオルギウス聖人の像が赤いb器(せっき)製の龍の口に槍を突き立てていた。


 Le fleuve, large, lumineux et vert, tournait la cité comme un môle, entre des montagnes neigeuses au loin et les toutes petites collines de la petite ville où grimpaient les rues montantes avec leurs grandes enseignes de couleur : la rue du Heaume, et la rue de la Couronne, et la rue des Cygnes, et la rue de l’Homme-Sauvage, près du Marché aux Poissons et du Lion de Pierre qui vomissait son jet d’eau pure comme un arc de cristal.

 きらきら光る緑色の広い河は、遠くの雪を頂く山々と小さな町のいくつかの小さな丘の間で、壕のように町の中心部を取り巻き、大きな絵看板の立ち並ぶ登り坂になった通りが、魚市場と清澄(せいちょう)な水を水晶のアーチさながらに口から吐き出す獅子の石像の傍(そば)から、兜(オーム)通り、王冠(クロンヌ)通り、白鳥(シーニュ)通り、蛮人(オム・ソヴァージュ)通りと丘に這い上がっていた。


 Là étaient d’honnêtes auberges où des filles aux grosses joues versaient du vin clair dans les cruches d’étain, où pendaient les gonnes et aumusses laissées en gage ; l’Hôtel de Ville, où siégeaient des bourgeois en cape de drap, à chemise de lin écru, l’anneau d’or au second doigt, faisant bonne justice et prompte expédition des malfaiteurs, et autour de la maison du conseil d’étroites rues paisibles avec des échoppes de scribes, fournies de parchemins et d’écritoires ; des femmes placides, aux yeux bleus mouillés, à la figure usée de tendresse, avec un double menton, coiffées d’une guimpe transparente, parfois la bouche voilée par une bande de toile fine ; des jeunes filles à robe blanche, ayant des crevés aux coudes, une ceinture cerise, et qui paraissaient filer sur des quenouilles leurs cheveux longs ; des enfants roux aux lèvres pâles.

 そこには何軒かの堅気の宿屋があり、頬がふっくらとした娘たちが清らかな葡萄酒を錫(すず)の壺に注ぎ入れ、酒代のかたに残された長衣や外套が掛かり、また市役所では、数人の市民が羅紗(ラシャ)のケープと晒してないリンネルのシャツをまとって判事の職を執行し、立派な裁判で悪人どもをてきぱきと片づけ、役所の周りには、羊皮紙と文具箱を備え付けた代書屋の店が立ち並ぶ小路がいくつもあった。女たちは青いうるんだ眼(まなこ)、愛情に疲れたような顔、二重になった顎(あご)に透ける頭巾をかぶり、ときには帯状の薄い布で口もとを覆い、若い娘たちは、肱(ひじ)の部分に袖裏を見せる切口の入った白い服に桜桃(おうとう、サクランボ)色の帯を着け、まるで自分の長い髪を紡錘(つむ)で紡いでいるかに見える。子供たちは鳶色で、その唇は色が薄かった。


 Alain passa sous une voûte trapue : c’était l’entrée de la place du Vieux-Marché. Elle était ceinte de maisonnettes accroupies comme des vieilles autour d’un feu d’hiver, toutes pelotonnées sous leur chaperon d’ardoises et renflées d’écailles à la façon des gorges de dragon. L’église de la paroisse, noire de monstres à barbe de mousse, penchait vers une tour carrée qui allait s’effilant en pointe de stylet. Tout auprès s’ouvrait la boutique du barbier, bouillonnée de vitres grasses, rondes comme des bulles, avec des volets verts où on voyait peints en rouge les ciseaux et la lancette. Au milieu de la place était le puits à margelle rongée, coiffé de son dôme de ferrures croisées. Des enfants pieds nus couraient autour ; quelques-uns jouaient à la marelle sur les dalles ; un petit gros pleurait silencieusement, la bouche poissée de mélasse, et deux fillettes se tiraient par les cheveux. Alain voulut leur parler ; mais ils s’enfuyaient et le regardaient à la dérobée, sans répondre.

 アランはずんぐりしたアーチの下をくぐった。それは旧市場広場の入口だった。広場は小さな家に取り囲まれ、それらの家は冬の火の周りにうずくまる老婆たちのような恰好で、スレートの頭巾をかぶって丸まり、龍の胸みたいに剝(は)げかかったペンキの鱗状(うろこじょう)の破片でふくれ上がっていた。教区の教会は、苔の髯(ひげ)を生やした怪物たちの像で黒々と飾られ、先端が短剣の切先のように尖った四角い塔のほうに傾いでいた。すぐそばで店を開いている床屋の脂じみた硝子窓は泡のように円く、そのためまるで店全体が泡立っているみたい、緑色の鎧戸には鋏とランセットが赤い色で描かれていた。広場の中央には縁石のいたんだ井戸があり、鉄の骨組みを十字に組んだ円屋根をかぶっていた。裸足(はだし)の子どもたちがその周りを駈け廻り、何人かは敷石の上で石蹴りをし、小さな肥った男の子は口に糖蜜を塗りたくって、声も立てずに泣きじゃくり、二人の少女は髪の毛を引っ張り合っていた。アランは話しかけようとしたのだが、子供たちは逃げ出し、返事もしないでこっそり彼のほうを窺うのだった。


 Le serein tomba parmi l’air un peu fumeux. Déjà on voyait briller des chandelles qui se reflétaient dans les vitres épaisses avec des ronds rouges. Les portes se fermaient ; on entendait le claquement des volets et le grincement des verrous. Le plat d’étain de l’hôtellerie tintait contre son crampon de fer. Au porche entr’ouvert Alain vit la lueur de l’âtre, huma l’odeur du rôti, entendit couler le vin ; mais il n’osa entrer. Une voix grondeuse de femme cria qu’il était l’heure de tout clore, Alain se glissa vers une ruelle.

 少し煙ったような夜露が降りてきた。すでに蝋燭(ロウソク)の火が輝き、赤い環となって厚い窓硝子に映るのが見えた。戸口が閉ざされはじめ、鎧戸のバタンという音と閂(かんぬき)の軋(きし)る音が聞こえた。宿屋の錫の皿が鉄の掛け金にあたって音を立てた。半開きになった玄関からアランはかまどの火影を見、焼肉の匂いを嗅ぎ、葡萄酒の注がれる音を聞いたが、なかに入る勇気がなかった。女が叱るように、もうみんな閉めてしまう時間だと怒鳴った。アランは小路のほうにそっと遁れた。


 Tous les étals étaient relevés. Il n’y avait point d’abri contre le frais. La forêt donnait le creux de ses arbres fourchus ; le fleuve prêtait le retroussis de ses berges, la plaine son sillon entre les chaumes, la mer l’angle de ses falaises ; même la campagne dure ne refusait pas son fossé sous la haie ; mais la boudeuse ville renfrognée, étroitement serrée et cloîtrée, n’offrait rien aux petits errants.

 陳列台もみんな片づけられてしまっていた。冷気を避ける場所はなかった。森は椏(また)になった木の洞(ほら)を提供してくれたし、河は反り返った堤防を、平野は切り株の間の畝(うね)を、海は断崖の一角を貸してくれたし、とげとげしい野原さえ垣根の下の溝を貸すことを拒みはしなかったのに、このすねたような仏頂面で密集して閉じこもる町は、浮浪児に何も提供しようとしなかった。


 Et elle se fit épaissement noire et curieusement hérissée en ses couloirs tournants, ses culs-de-sac étranglés, où elle croisait des piliers, enfonçait des madriers obliques, creusait des ruisseaux enlacés. Elle avançait à l’improviste deux bornes à chaînes, la herse d’une grille, de grands crochets de muraille ; une maison barrait la rue de sa tourelle, l’autre l’écrasait de son pignon, la troisième l’emplissait de son ventre. C’était comme un guet immobile de pierre et de bois, armé avec de la ferraille. Tout cela était noir, inhospitalier et silencieux. Alain avança, recula, se perdit, tourna en cercle, et se retrouva sur la place du Vieux-Marché. Les chandelles s’étaient éteintes et toutes les fenêtres étaient rentrées sous leurs carapaces. Il ne vit plus qu’une lueur vacillante, à une lucarne ovale, près de la pointe de la tour carrée.

 曲がりくねった通路や狭い袋小路のなかに、町は黒々と奇妙にそそり立ち、路上に柱を組み合わせ、厚板を斜めに打ちこみ、入り組んだ小川を穿っていた。思いがけないところに、鎖を張り渡した境界石や格子のはまった柵や急に曲がる大きな塀が突き出し、一軒の家は櫓(やぐら)で通りを塞ぎ、別の一軒は破風で通りを圧し潰し、三番目の家は腹壁で通りを埋めていた。それはまるで鉄器で武装した石と木がじっと待ち伏せているみたいだった。すべてが暗く、無愛想に、黙りこくっていた。アランは進んだり引き返したり迷ったり同じところをぐるぐる廻ったりして、またもとの旧市場広場に出てしまった。蝋燭は消え、すべての窓が殻のなかに閉じこもっていた。もう四角い塔の頂上に近い楕円形の窓で揺れる一条の薄明かりしか見えなかった。


 On y pénétrait par l’ouverture d’un soubassement, qui n’était pas close, et les marches de l’escalier arrivaient jusqu’au seuil. Alain prit du courage, et se mit à monter dans une étroite et rapide spirale. A mi-chemin crépitait au mur une mèche qui brûlait bas, plongeant dans un bec de cuivre. Arrivé en haut, Alain s’arrêta devant une étrange petite porte incrustée de clous de bronze, et retint sa respiration. Il entendait par intervalles une voix aiguë et ancienne qui prononçait des phrases entrecoupées. Et soudain son cœur commença de battre, et il crut étouffer : car l’ancienne voix aiguë parlait des étoiles. Alain colla son oreille au ferrement sculpté de la grande serrure et écouta.

 入口は塔の基壇に穿たれ、石段が閾(しきい)まで設けられていた。アランは勇気を出して狭く急な螺旋階段を登り出した。途中、壁にかかった銅のランプの火口のなかで短くなった灯芯がパチパチ鳴りながら低く燃えていた。登り詰めると、アランは銅釘の嵌めこまれた奇妙な小さいドアの前で立ち止まり、息を殺した。途切れ途切れに語る老人の鋭い声が聞こえた。彼の心臓は激しく打ち出し、息が詰まりそうになった。というのは、老人の鋭い声は星について語っていた。アランは彫刻の施された鉄の大きな錠前に耳をあてた。


 − Etoiles mauvaises et funestes, disait la voix, pour la nuit, l’heure et celui qui demande. Inscris : Sirius voilé de sang ; la Grande Ourse obscure ; la Petite Ourse embrumée. L’Etoile du Pôle radiante et martiale. Porte Supérieure : ce soir mardi, Mars rouge et incendié dans la huitième maison, maison du Scorpion, signe de mort, et de mort par le feu : bataille, tuerie, carnage, flammes dévorantes. En cette treizième heure, nuisible par son essence, Mars est en conjonction avec Saturne dans la maison de l’effroi. Calamité ; mort ; issue fatale de toute entreprise. Le fer se mélange au plomb parmi le feu. Fer forgé pour détruire ; plomb en fusion. Mars s’unit à Saturne. Le rouge pénètre dans le noir. Incendie dans la nuit. Alarme pendant le sommeil. Tintements de fer et chocs à masses de plomb. Aspect contraire : car le Taureau entre dans la Porte Inférieure et le Scorpion dans la Porte Supérieure. Jupiter dans la seconde maison s’oppose à Mars dans la huitième. Ruine de toute richesse et de toute gloire. Le Cœur du Ciel demeure stérile et vide. Ainsi Mars ardent domine sans conteste sur les édifices et la vie que possède Saturne. Incendie de la cité ; mort par les flammes. Terreur et conflagration. A la treizième heure de cette nuit de mardi, Dieu détourne les yeux de ses étoiles et livre les âmes au feu.

 ── 今宵、この時刻、求める者にとって、と老人は語った。悪い不吉な星々。さあ書き留めるがよい。血に覆われたシリウス星、暗い大熊座、霧がかかった小熊座。光り輝く雄々しい北極星。外門では、今宵火曜日に黄道(こうどう)第八宮たる天蝎宮(てんかつきゅう)において赤く燃える火星は死の印(しるし)、火による死、つまり戦争、虐殺、殺戮、物みな舐めつくす炎の印。今この十三時に、本質からして有害なる火星が恐怖宮において土星と結合する。災害、死、すべての企てが不幸な結果に終わる印。鉄が火のなかで鉛とまじる。破壊するために鍛えられた鉄、溶解した鉛。火星が土星と結合する。赤が黒のなかに浸みこむ。夜の闇のなかの火事。睡眠中の警報。鉄の響きと鉛塊(えんかい)の衝突。相反する相、というのは、金牛宮(きんぎゅうきゅう)が内門に、天蝎宮が外門に入る。第二宮の木星が第八宮の火星と対立する。あらゆる富とあらゆる栄誉の破滅。天心は不毛にして空(うつろ)。かくて燃える火星は土星の有する組織と生命を異議なく制圧する。都市の火災、炎による死。恐怖と擾乱(じょうらん)。今宵、火曜日の十三時、神は星々から目を背け、人々を火に引き渡す。


 Au moment où la vieille voix dictait ces mots la porte s’ouvrit, battue de coups de poing et de coups de pied : la petite forme d’Alain se dressa sur le seuil, droite et furieuse, et l’enfant irrité cria :

 老人が語るさなか、ドアが握りこぶしと足で打ち開かれ、怒りで身を強ばらせたアランの小さな姿が閾の上に突っ立った。腹を立てた少年は叫んだ :

 − Vous mentez ! Dieu ne quitte pas ses étoiles. Dieu seul sait allumer ses étoiles dans la nuit !

 ── あなたの言うことは嘘だ ! 神さまはご自分の星を見捨てはしない。神さまだけが夜の闇のなかにご自分の星たちの火を点すことができるんだ !


 Un vieillard vêtu d’une robe de martre leva son visage penché sur un astrolabe fait en manière de sphère armillaire, et clignota de ses paupières rougies, comme un antique oiseau de nuit effaré dans son repaire. A ses pieds, un enfant pâle et maigre qui écrivait sur un parchemin laissa tomber son roseau de ses doigts. La flamme de deux grands cierges de cire s’étira et s’inclina sous le courant d’air. Le vieillard tendit le bras, et sa main apparut sur le bord de la manche fourrée comme un ossement vide.

 貂(テン)の毛皮の服を着た老人が、渾天儀(こんてんぎ)ふうに造られた古風な天体観測儀を覗いていた顔を上げて、巣のなかで怯える古代の夜鳥みたいに、瞼の赤らんだ目をしばたいた。その足もとで、羊皮紙に文字を書いていた蒼白い痩せた少年が蘆のペンを取り落とした。二本の大きな蝋燭の炎が空気の流れを受けて長く伸びて傾いた。老人が腕を差し出すと、毛皮の裏のついた袖口から空ろな骨みたいな手が現われた。


 − Enfant barbare et douteur, dit-il, quelle est ta noire ignorance ! Ecoute : cet autre enfant t’instruira par sa bouche. Dis-lui, toi, la nature des étoiles.

 ── 粗野な疑い深い子よ、何と暗愚(あんぐ)な無知ぶりであろう、聞くがよい ! この子の口から教えてもらうがよい。お前、星の本性について話しておやり。 

 Et l’enfant maigre récita :

 痩せた少年は語り出した :

 − Les étoiles sont fixées dans la voûte de cristal et tournent si rapidement sur leur pivot de diamant qu’elles s’enflamment de leur propre mouvement et tourbillon. Dieu n’est que le premier moteur des orbes et la cause de la révolution des sept ciels ; mais depuis la motion initiale le ciel des constellations n’obéit qu’à ses propres lois et gouverne à son gré les événements de la terre et les destinées des hommes. Telle est la doctrine d’Aristote et de la Sainte Église.

 ── 星々は水晶の穹窿(きゅうりゅう)のなかに置かれ、それぞれの金剛石(ダイヤモンド)の軸を中心にして非常に速く廻転するため、自らの旋廻運動によって燃え上がるのです。神は諸軌道の始動者で、七つの天の運行の因にすぎず、運行が始まってからは、星の散らばる天は自らの法則にのみ従い、地上の出来事、人間の運命を意のままに支配しています。これがアリストテレスの、また聖なる教会の教義なのです。


 − Tu mens ! cria encore Alain. Dieu connaît toutes ses étoiles et les aime. Il me les a fait voir malgré les grands arbres de la forêt, qui recouvrait le ciel ; et il me les a fait flotter le long de la rivière, et il me les a fait danser joyeuses au-dessus de la campagne ; et j’ai vu aussi celles qui se sont noyées au temps de la mort de Notre Seigneur ; et bientôt il me montrera la mienne et…

 ── きみの言うことは嘘だ ! とアランは叫んだ。神さまはご自分の星をすべて知りつくし、愛していらっしゃる。神さまは、森の大木が隠していた空の星をぼくに見せて下さったし、川の流れに浮かばせて下さったし、野の上空で楽しそうに躍らせて下さったし、ぼくはぼくたちの主(しゅ)が亡くなられたとき溺れ死んだ星も見たんだ。そして神さまはもうじきぼくにぼくの星を見せて下さって ......


 − Enfant, Dieu te montrera la tienne. Ainsi soit-il ! dit le vieillard.

 ── 子よ、神がお前にお前の星を見せてくれることだろうて。アーメン ! と老人は言った。


 Mais Alain ne put connaître s’il lui parlait sérieusement. Car un souffle de vent soudain emplit la cellule et les deux flammes des cierges se renversèrent comme des fleurs retournées, bleuirent et moururent. Alain retrouva l’escalier en tâtant la muraille ; et, comme il avait pris de la hardiesse, et aussi pour punir le vieillard menteur, il arracha le bec de cuivre avec sa mèche brûlante et l’emporta.

 だが、老人が本気で言ったのかどうか、アランにはわからなかった。なぜなら、突然一陣の風が部屋に舞いこみ、二本の蝋燭の炎は花が捻じれたように倒れ、蒼ざめ消えてしまったのだ。アランは壁を探って階段まで戻った。大胆になった彼は、嘘つきの老人を罰するために、灯芯の燃えている銅のランプを奪い去った。


 Toute la place était noire de nuit, et la tour carrée parut s’y enfoncer et disparaître sitôt qu’Alain l’eut quittée. Il retrouva le passage de la voûte à la lueur de sa lampe et le franchit. Ici les chapeaux pointus des toits ne découpaient plus le ciel. Les ténèbres s’élargissaient et l’ombre supérieure semblait comme frottée de blancheur. Le firmament nocturne était saisi dans un treillis d’étoiles, parcouru de fils d’air ténu aux nœuds étincelants, tendu d’une résille de feu clair. Alain leva la tête vers le grand filet radiant. Les étoiles riaient toujours de leur rire de givre. Assurément elles n’avaient pas pitié de lui. Elles ne le connaissaient pas, puisqu’il était si longtemps resté enveloppé dans l’horreur épaisse de la forêt. Elles riaient de lui, étant hautes et éblouissantes, parce qu’il était petit et n’avait qu’une lampe vacillante et fumeuse. Elles riaient aussi du vieillard menteur, qui prétendait les connaître, et de ses deux cierges éteints. Alain les regarda encore. Riaient-elles pour se moquer, ou riaient-elles de plaisir ? Elles dansaient aussi. Elles devaient être joyeuses. Ne savaient-elles pas que le petit Alain allumerait l’une d’elles, comme Dieu lui-même ? Assurément Dieu le leur avait dit. Quelle devait être la sienne ? Il y en avait tant et tant. Une nuit sans doute elle se révélerait, descendrait auprès de lui, et il n’aurait qu’à la cueillir comme un fruit. Ou si elle ne voulait pas se laisser toucher, elle volerait devant lui avec ses ailes de feu. Et elle rirait avec lui, et il rirait du même rire qu’elle, et toute la vieille forêt serait semée de petites lumières qui ne seraient que des rires.

 広場全体が夜の闇で暗く、四角い塔は、アランがそこから出るが早いか闇に呑みこまれて消えてしまうように思えた。彼はアーチの通路をランプの明かりでまた見つけると、それを通り抜けた。そこではもうとんがり帽子のような屋根が空を切り裂いていなかった。闇が拡がり、上空の暗がりは白い色を薄く塗られたみたいだった。夜空が星でできた格子のなかに閉じこめられ、光り輝く結び目のある細い空気の糸を通され、明るい火のヘヤネットを張られていた。アランはこの輝く大きな網を見上げた。星は相変わらず凍りついたような笑いを浮かべていた。たしかに星は彼をあわれんでいた。彼が長いこと怖ろしい深い森のなかに閉じこめられていたので、星は彼を知らなかった。彼が小さく、また揺れて煙るランプしか持っていないので、お高くとまって輝きながら彼のことを笑っていた。星について知ったかぶりをしていた嘘つきの老人のことも、消えてしまった二本の蝋燭のことも笑っていた。アランは星を眺めた。嘲るために笑っていたのだろうか、それとも楽しくて笑っていたのだろうか ? 星たちは躍っていた。楽しいに違いなかった。小さなアランもいずれそのひとつに神さまのように火を点すことができると知っていたのだろうか ? きっと神さまが星にそう教えたに違いなかった。彼の星はどんな星だろうか ? 星はたくさん、とてもたくさんあった。多分ある夜、その星が姿を現わし、彼のそばまで降りて来て、彼は果実のようにそれを摘みとればいいのだ。それとも、もし触れられるのがいやなら、火の翼で持って彼の目の前飛ぶだろう。それは彼とともに笑い、彼はそれと同じように笑い、そして古い森全体に、笑いそのものであるような小さな光が点々と撒かれることだろう。


 Maintenant Alain était sur le vieux pont qui tremblait sur ses piliers sculptés. On voyait couler l’eau entre les grosses poutres de son tablier, et vers le milieu il y avait une échauguette toute vêtue d’ardoises peintes en jaune et en bleu. Le veilleur devait se tenir dans la niche ; mais il n’était pas là. Heureusement pour Alain ; peut-être qu’il ne l’eût pas laissé passer avec sa lampe. Alain n’osa pas éclairer le trou noir de l’échauguette et marcha plus vite. Au delà du pont étaient les maisons plus humbles de la cité, qui n’avaient point d’armures de couleur, ni de monstres griffus pour saisir les contreforts des fenêtres, ni de gueules de dragon pour vomir l’eau de la pluie, ni de serpents qui s’enlaçaient aux linteaux des portes, ni de soleils grimaçants et dédorés pour se rebondir en bosses aux pignons. Elles n’avaient même pas leurs chemises de tuiles nues ou d’ardoises grises ; mais elles étaient simplement faites avec des madriers équarris.

 今、アランは彫刻を施した橋脚に支えられて顫(ふる)えている古い橋の上にいた。橋板と大きな桁(けた)の下を水の流れるのが見え、橋の中ほどには黄と青に塗られたスレート葺きの物見台があった。壁の窪みに控えているはずの夜警はいなかった。アランにとっては幸いであった。もし夜警がいれば、ランプを持った彼を通さなかっただろう。アランには思い切って物見台の暗い穴を照らす勇気もなく、いっそう足を速めた。橋を渡ったところには旧市街のよりつましい家々があり、それらには色模様も、窓の控え柱につかまる鉤爪(かぎづめ)を持った怪獣も、雨水を吐き出す龍の口も、戸口の上枠にからまる蛇も、破風(はふ)に浮彫りになってふくれ上がる鍍金(めっき)のはげた顰(しか)め面の紋章もなかった。それらはただ四角く切った厚板で造られていた。


 Alain soulevait sa lampe pour distinguer le chemin. Tout à coup, il s’arrêta, et se mit à trembler. Il y avait une étoile devant lui, un peu plus haut que sa tête.

 アランは道を見きわめるためにランプをかざした。突然、彼は足を止めて顫え出した。前方の彼の頭より少し高いところに星が一つあったのだ。


 Etoile obscure, à la vérité, car elle était en bois. Elle avait six rayons croisés sur six autres rayons, de sorte qu’elle était parfaite. On l’avait clouée au bout d’une latte qui s’avançait à travers la rue. Alain l’éclaira et la considéra. Elle était déjà ancienne et fendillée. Sans doute elle avait attendu longtemps ; Dieu l’avait oubliée dans le fond de cette petite ville ; ou bien il l’avait laissée là sans rien dire, sachant qu’Alain la trouverait. Alain s’approcha de la maison. C’était une pauvre maison, qui n’avait point de volets, et, par les vitres basses, il vit beaucoup de curieux personnages en bois. Ils étaient dressés sur une planche, comme pour regarder à la fenêtre ; leurs robes étaient dures et droites ; leurs lèvres se serraient sur un trait ; leurs yeux étaient ronds et ternes, et ils avaient les mains croisées. Il y avait aussi un bœuf et un âne, avec des jambes roides écarquillées et une croix où semblait clouée une forme plaintive, et une crèche au-dessus de laquelle était fixée une petite étoile, toute semblable à celle qui était accrochée dans la rue.

 実のところ暗い星だった、というのはそれは木でできていたからだ。それでも六本の光線が六本の光線と交わる完璧な星だった。それは通りに突き出た野地板の先端に釘づけされていた。アランは灯を近づけて星を眺めた。すでに古くなりひびが入っていた。おそらく長いこと待っていたに違いなかった。神さまがこの小さな町の片隅に置き忘れられたか、あるいは、アランが見つけるのを御存じで何も言わずに置いていかれたのだ。アランはその家に近づいた。鎧戸もないみすぼらしい家で、低い窓越しに、木でできた奇妙な人間がおおぜい見えた。顔を堅くぴんと突っ張らせ、口を真一文字に結び、円くて生気のない目をした彼らは、窓から外を見ようとするかのように腕を組み合わせたまま床に突っ立っていた。硬直した脚を大きく拡げた牛と驢馬が一頭ずつと、嘆いているような人の形が釘づけになった十字架と、通りに掛けられた星とそっくりな小さな星を打ちつけた秣桶(まぐさおけ)もあった。


 Et Alain vit bien qu’il avait enfin trouvé. Cette étoile était faite avec le bois de la forêt, et elle attendait qu’on l’allume. Elle avait attendu Alain. Il approcha sa lampe et la flamme rouge lécha l’étoile qui crépita. De courtes larmes bleues en jaillirent : puis il y eut un trait igné, un craquèlement, et elle se mit à brûler, devint une boule de feu, flamboya. Alors Alain battit des mains en criant :

 アランは自分がついに見つけたことをはっきりと悟った。森の木でできたその星は、火を点されるのを待っていたのだ。アランを待っていたのだ。彼はランプを近づけた、赤い炎が星を舐め、星はぱちぱちと音を立てた。青い汁の短い滴りが流れ出し、ついで光の線が走り、裂けるような音がして、星は燃え出し、火の球となり、燃え上がった。アランは叫びながら手を打った :

 − Mon étoile ! mon étoile en feu !

 ── ぼくの星だ ! 火がついたぼくの星だ !


 Et il se fit un mouvement dans la maison ; des fenêtres en haut s’ouvrirent, et Alain vit de petites têtes effarées, avec de longs cheveux, beaucoup d’enfants en chemise, qui s’étaient réveillés et venaient voir. Alain courut vers la porte et entra dans la maison. Il criait :

 すると、家のなかに動揺が起こり、上の窓が開いて、髪の長い、怯えたようないくつもの小さな顔、目を覚まして様子を見にきた寝巻着姿のおおぜいの子供が見えた。アランは戸口に駆け寄り、家のなかへ入った。彼は叫んだ :

 − Enfants, venez voir mon étoile ! mon étoile en feu ! Alain a allumé son étoile dans la nuit !

 ── きみたち、ぼくの星を見に来たまえ ! 火のついたぼくの星を ! アランが夜の闇のなかで自分の星に火を点したんだ !


 Cependant l’étoile flambante grossit très vite, éparpilla une toison d’étincelles ; puis aussitôt les madriers secs s’enflammèrent ; le toit de chaume rougit d’un coup et tout l’auvent fut un rideau de feu. On entendit un cri d’effroi, des appels vagues, puis des plaintes aiguës. Et l’embrasement devint formidable. Il y eut un écroulis ; de grands tisons se dressèrent parmi la fumée ; ce fut une horrible bigarrure de rouge et de noir ; enfin une sorte de gouffre se creusa où s’abattit un monceau d’énormes braises ardentes.

 一方、燃え上がる星は急激に大きくなり、火花の髪をふり乱し、ついで乾いた厚板もたちまち燃え上がり、藁屋根はぱっと赤くなり、庇(ひさし)全体が火の幕となった。怯えたような悲鳴、不明瞭な叫び声、激しい呻き声が聞こえた。そして火はものすごい勢いで燃え上がった。家が焼け落ち、大きな燃えさしが煙のなかに舞い上がり、赤と黒の怖ろしい模様ができ、最後に、灼熱した巨大な燠(おき)の山を吸いこんでしまう淵のようなものが穿たれた。


 Et le halètement sinistre d’une cloche d’alarme commença de retentir.

 そして、警鐘の不吉な喘ぎが響き出した。




 A cette heure même, le vieillard de la tour carrée vit se lever dans le Cœur du Ciel, qui est la Maison de Gloire, une nouvelle étoile rouge.

 同じ時刻に、四角い塔の上の老人は、栄光宮にあたる天心にひとつの新しい赤い星が昇ってゆくのを認めた。




── Marcel Schwob, La Lampe de Psyché (1906)





 生前発表された作としては、Schwob の最後となった小説作品。






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2015年11月11日

◆ termitière et robot ( À Kana )

蟻塚 la termitière.jpg



 « 最少の世界を創るのは蟻たちである。その文明は泥のなかに建設される。彼らの歴史はなにげない地面のうえに開示される叙事詩である。蟻の共同体は人間のそれと同じように、絶えざる紛争のなかにある。戦争はほとんど遺伝的な本能である。共同体は成長し、抗争をくりかえし、ときに隣人たちに勝利をおさめる。そして彼らは死ぬ。例外なしに。»


── Edward O. Wilson, Anthill (2010)



 Respect de l’homme ! Respect de l’homme !… Là est la pierre de touche ! Quand le Naziste respecte exclusivement qui lui ressemble, il ne respecte rien que soi-même ; il refuse les contradictions créatrices, ruine tout espoir d’ascension, et fonde pour mille ans, en place d’un homme, le robot d’une termitière. L’ordre pour l’ordre châtre l’homme de son pouvoir essentiel, qui est de transformer et le monde et soi-même. La vie crée l’ordre, mais l’ordre ne crée pas la vie.

 人間にたいする敬意 ! 人間にたいする敬意 ! ...... ここにこそ試金石がある ! ナチ党員は自分に似た者だけに敬意をはらうが、そういう彼らは自己自身にしか敬意をはらっていないのだ。彼らは創造的矛盾を拒否し、上昇へのあらゆる希望を破壊し、千年にわたって、ひとりの人間のかわりに蟻塚のロボットをつくりあげる。秩序のための秩序は、世界と自己自身を変貌させるという本質的能力を人間から奪い取る。生は秩序を創造するが、秩序は生を創造しない。


── Antoine de Saint-Exupéry, Lettre à un otage (1943) Chapitre V



 Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m'épouvante. Et je hais leurs vertus de robots. Moi, j'étais fait pour être jardinier.

 撃墜されたとしても絶対になに一つ後悔しないつもりだ。未来の蟻塚の世界はわたしを恐怖させる。わたしは彼らのロボットの美徳を憎んでいる。


── Antoine de Saint-Exupéry, « Lettre à Pierre Dalloz » le 31 juillet 1944





 Pourtant, j'existe. Non point, certes, comme individu; car que suis-je sous ce rapport, sinon l'enjeu à chaque instant remis en cause de la lutte entre une autre société, formée de quelques milliards de cellules nerveuses abritées sous la termi-tière du crâne, et mon corps, qui lui sert de robot ?

 けれども私は存在する。おそらく個人としてではなく。なぜなら、こうした観点からすれば、私とは、頭蓋骨という蟻塚のなかに収められた無数の神経細胞から成る一つの別社会と、それに対してロボットのように働く私の肉体とのあいだの闘いにたえず巻き込まれている争点ではなくて何であろうか ?


── Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques (1955)




 « 蟻塚 » と « ロボット »。サン=テグジュペリの最後の置き手紙に登場するのとまったく同じ二つの語彙がここにも書きつけられているにもかかわらず、二人の援用(えんよう)の仕方は大きく異なっている。レヴィ=ストロースにとっての蟻塚が、人間の自由を根こそぎ奪い去る全体主義的社会機構として、人間感情を欠いた世界のロボット化の悪夢を意味していたとするならば、レヴィ=ストロースにとっての蟻塚はむしろ逆に、ひとつの希望のしるしだった。レヴィ=ストロースの特異な思考のなかでは、蟻塚はまさに自然界・動物界の社会が生成されるときの謎そのものであり、人間界の社会メカニズムとは異なった社会統合を想像するためのひとつの手がかりでもあったから。

 レヴィ=ストロースにとっての蟻塚は、まさにこの「 種の識閾(しきいき) 」の原野に屹立(きつりつ)する、生き物すべての種的倫理を示す里程標のようなものであった。そしてこの、大地の上のすべての生命に自己を投げ出したときに得られる配慮を蟻塚が語っているのであれば、サン=テグジュペリもまた、その蟻塚の教えを機上から情熱をもって支持することができるであろう。蟻塚を全体主義の比喩として遺言に書きつけることで命を絶った飛行家。蟻塚の秘儀的な生成の力に、現代の機械文明への根源的批判を透視した民族学者。戦争という悲劇が二分した、思考のそれぞれの限界と可能性とを、二人の « 完全職 » の探求者の異なる境涯が鋭く暗示していた。



 ジェネレーション generation [ générescence ] ── いうまでもなくその意味は第一に生命の「 出生 」や「 発生 」「 生成 」のことで、しかもその発生とは、ラテン語源の « ゲヌス genus » が属や種としての « 生まれ » を意味したように、個体としての出生を超える « 種 » としての集団的な発生という含意をもっていた。ここから転じて、ジェネレーションはひとつの個体発生のサイクルが終わって次の発生のサイクルが始まる人間的時間にすればおよそ 30 年ほどの長さを持った「 世代 」のことを意味するようになった。だが、この場合でも、世代とは個人的帰属の問題ではなく、あくまで « 種的生命の生成の連続性 » を示す概念であった。







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2015年11月10日

◆ ≪ le bon poète parisien. ≫ ( À Kana )

Joan_of_arc_miniature_graded.jpg



 Rabelais appelle Villon ≪ le bon poète parisien. ≫

 ラブレーはヴィヨンを « パリのよき詩人 » と呼んでいる。(M. Schwob)


 Mais où sont les neiges d'antan ?
 C'estoit le plus grand soucy que eust Villon, le poëte Parisien.

 « それにしても、去年(こぞ)の雪は今いずこ ? »
 とかなんとか言っちゃって。おっと、こいつは « パリの詩人 » ヴィヨンの ......

── François Rabelais, Pantagruel (1532), Chapitre XIV.




   Dictes moy ou, n'en quel pays,
   Est Flora, la belle Rommaine,
   Archipiades, ne Thaïs,
   Qui fut sa cousine germaine,
   Écho parlant quand bruyt on maine
   Dessus riviere ou sus estan,
   Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
   Mais ou sont les neiges d'antan ?

   教えてくれ、今 どの国にいるのか、
   美しいローマの女フローラは
   アルキピアーダは また
   その従妹(いとこ)タイースは
   どこにいるのか
   川でまた湖で音をすぐに返して語るエコー
   人間をはるかに超えた美女エコーは
   だが どこに消えたのか 去年(こぞ)の雪は ?


   Ou est la très sage Hellois
   Pour qui chastré fut et puis moyne
   Pierre Esbaillart a Saint Denis ?
   Pour son amour ot ceste essoyne.
   Semblablement, ou est la royne
   Qui commanda que Buridan
   Fust geté en ung sac en Saine ?
   Mais ou sont les neiges d'antan ?

   どこにいるのか ? 才知すぐれたエロイーズは
   アベラールは彼女のために男であることを奪われ
   僧となってサン・ドニに去ったが
   恋すればこそ その苦汁を嘗(な)めたのだ。
   そしてまたどこにいるのか あの女王
   ビュリダンを袋に詰めて
   セーヌに投げよと命じたあの女王は ?
   だが どこに消えたのか 去年の雪は ?
   

   La royne Blanche comme lis
   Qui chantoit a voix de seraine,
   Berte au grant pié, Bietris, Alis,
   Haremburgis qui tint le Maine,
   Et Jehanne la bonne Lorraine,
   Qu'Englois brulerent a Rouan,
   Ou sont ilz, Vierge souveraine ?
   Mais ou sont les neiges d'antan ?

   百合のように白く セイレーンのような声で歌っていた
   ブランシュ太后
   大足のベルト ビアトリス アリス
   メーヌの国を継いだアランブール
   ルーアンでイギリス人に火炙りされた
   善良なロレーヌ娘 ── ジャンヌ
   みんな今どこにいるのです、聖マリアさま ?
   だが どこに消えたのか 去年の雪は ?


   ENVOI 反歌

   Princes, n'enquerez de sepmaine
   Ou elles sont, ne de cest an,
   Qu'a ce reffrain ne vous remaine :
   Mais ou sont les neiges d'antan ?

   殿よ、月日を費やしてお尋ねなどなさるな
   あの女たちはどこにいるのかと
   このルフランに立ち戻るしかないのです :
   だが どこに消えたのか 去年の雪は ?



 Marot l’admirait tellement, qu’il corrigea son œuvre et l’édita. (M. Schwob)

 また、マロはヴィヨンを大いに賛美していたから、その作品を補訂して刊行している。


 この詩篇の題は、クレマン・マロ Clément Marot によって、
 « いにしえの美女たちのバラード Ballade des dames du temps jadis » とつけられました。


 歴史上の、また伝説の美女たちの名前がこんな風に並べられると、人の世の無常を嘆くというより、時間の彼方から美女たちの思い出が、またその美しさが立ちのぼってくるようです。ヴィヨンは、ジャンヌ・ダルクが処刑された年に生まれました。



          XXXV.


    Finalement, en escrivant,
   Ce soir, seullet, estant en bonne,
   Dictant ces laiz et descripvant,
   Je ouyz la cloche de Sorbonne,
   Qui tousjours à neuf heures sonne
   Le Salut que l’Ange predit ;
   Cy suspendy et cy mis bonne,
   Pour pryer comme le cueur dit.

    今夜、ただひとり、上機嫌で、
   こんなふうに形見分けを述べ、書きしるし、
   ペンを動かしているうちに、とうとう
   ソルボンヌの鐘の音がきこえてきた、
   毎晩きまって 9 時になると
   天使の予言された救済の祈りを鳴らすのだ ──
   ここで筆をおき ひと区切りつけて、
   心の命ずるまま敬虔に祈るとしよう。




 お菓子はうまく焼けましたか ?

 それでは、また ! おやすみなさい





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